Second partofking Henry IV, acl. Ill, 8C
CABACTÈRES HISTORIQUES. . SI 3
événements, les autres, et ee sont les plus fortes, lui viennent de lui-même et de l’amertume de ses propres pensées. Il a d’abord ù soutenir une lutte terrible contre les grands seigneurs Son énergie et son activité ne lui font pas défaut en face du danger. Avec autant d’audace et de promptitude qu’il en a mis à poursuivre Richard II, il combat les rebelles, les attaque isolément et les détruit. Douglas , le plus vaillant baron de l’Ecosse, Hotspur, la gloire de l’Angleterre, le Gallois Glendower et Northumberland , chef .des Percyj sont successivement vaincus par lui. Mais ces victoires ellesmêmes sont douloureuses et amènent avec elles de tristes souvenirs.
Henri est trop habitué à réfléchir sur les événements pour ne pas s’en retracer toutes les vicissitudes. Plus il pense aux changements dont il a été témoin, plus il est pénétré du néant de lavie humaine. Qu’esfc-ce que l’ambition etrainQurdelagloire? Ou’esirce môme que les sentiments les plus chers et en appai’ence les plus solides? L’homme n’est-il pas le jouet du sort, et tout en croyant se gou- ^ veroer lui-même, n’obéit-il pas à la loi mystécieuse>d’une destinée plus forte que lui ? « Si l’on pouvait voir, se dit Bolingbroke, les jeux bizarres du destin et la fortune remplir de liqueurs diverses la coupe inconstante -de la vie, oh ! si cela pouvait se voir, le plus heureux jeune homme, en jetant un regard sur la route qui lui reste ù parcourir, à l’aspect des périls passés, des chagrins à venir , fermerait le livre et s’assoirait attendant la mort ', » La conclusion de cet homme si actif, qui a été le Seul ouvrier de sa fortune, c’est que, si l’on smait, si