‹ Shakspeare et son œuvreChapitre 28 sur 46 · G SHAKSPEARE · texte numérisé non relu

G SHAKSPEARE

pies, prouve, par sa chère présence, que Tbaleine du ciel embaume amoureusement ces lieux ; pas de saillie, de frise, d'arc-boutant, de coin favorable, où cet oiseau n*ait suspendu son lit et son berceau fécond. J'ai observé qu'où cet oiseau habite et multiplie, Tair est très-pur.

Bntre Lady MACBETH.

DUNCAN

* Voyez ! voyez I notre honorable hôtesse ! L'amour qui nous poursuit a beau nous déranger parfois : nous le remercions d'être l'amour. C'est vous dire qu'il vous faut demander à Dieu de nous bénir pour vos peines, et nous remercier de vous déranger.

LADY MACBETH

Tous nos services, fussent-ils en tout point doublés et quadruplés, seraient une pauvre et solitaire offrande, comparés à cette masse profonde d'honneurs dont Votre Majesté accable notre maison. Vos bienfaits passés, et les dignités récentes que vous y avez ajoutées, feront de nous des ermites voués à prier pour vous.

DUNCAN

Où est le thane de Cawdor? Nous courions après lui, dans l'intention d'être son maréchal des logis.

MACBETH. 247

mais il est bon cavalier, et son grand amour, aussi excitant que l'éperon. Ta amené avant nous chez lui. Belle et noble hôtesse, nous sommes votre hôte cette nuit.

LADY MACBETH

Vos serviteurs regardent leur existence même et tout ce qui est à eux comme un dépôt dont ils doivent compte à Votre Altesse, et qu'ils sont toujours prêts à vous restituer.

DUNCAN

Donnez-moi votre main ; conduisez-moi à mon hôte ; nous Taimons grandement et nous lui continuerons nos faveurs. Hôtesse, avec votre permission I

(ils sortent.)

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