cruelle profession de boucher. Ils aj
hommes. 11 n'y a pas le moindre indice de férocité dans son caractère , et relie pitié forme la plus éloquente et la touchante source de son génie. D'ailleurs, li maison paternelle de Shakspeare , qui cvist-iit
encore un arlire fruitier domestique (l'antique mûrier de Shakspeare), monument encore vivant de l'enfance du poêle , qui n'a cessé de vivre que dans ces derniers temps, cl dont le tronc et les rameau v, déchiquetés comme l'arbre de la vraie croix poétique, n'ont pas suffi à la superstition île f Angleterre. L'enfant reçut évidemment une bonne éducation domestique et une forte instruction classique dans les écoles de Stanford. Ses ouvre* historiques atleslent des leclures antiques et sont pleines de citations; sa famille le maria à l'âge de 18 ans à une
jeune femme an p*ru plus Agée que lui; il en eut légèreté de l'âge, ses devoirs d'époux et de père ne
chasse commis sut j [in 1 lr[i i k l s-ij i i ^ de ses raiiinradi'.-. de plaisir dans les forêts du comté, et que, poitr éviter la prison, il s'enfuît à Londres, où il chercha à s'engager dans un emploi subalterne au théâtre alors le plus liér| iieiilé. ilr ];i Camille. Il * fui n-iluii, ii-isurc-t-dii, il i'Aidrr, au priv (!.' rjuclqiii-s pièces rhmenue monnaie, les dievaux îles spectateurs pendant la représenta (km. Il ne larda pas longtemps cepen-
actenr ne parait pas avoir été de premier ordre , même dans ses propres eu inpos't tions. La pensée, qui conçoit au dedans le drame et les caractères, n'est pas la même cIhisu que le geste et la physionomie qui les rendent extérieurement à l'util des spectateurs. L'un est de l'Ame . l'autre est du corps.
Mozart et Hossini, qui notèrent la plus divine musique, ne pourraient la chanter. Il eu l'ut ainsi de Corneille et de llacine; ainsi de Molière, acteur médiocre; ainsi de Shakspeare.
tragiques ou comiques sur les théâtres de Londres, la faveur de la reine Élisabeth, de la cour el du public, ne lui firent ni négliger, ni oublier sa famille
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rendait tous les mis pour y reporter lo prix niodîque, niais soigneusement accumulé, de ses succès A. Londres. 11 s'y préparait ui»nie, pour l'âge du repos, une honorable aisance pour sa femme, pour ses enfanta et pour lui-même; il s'y rôtira de bonne lienri: en homme qui compte le lion heur domestique pour hien plus que le vain applaudissement du f,- ii-l. il j |.p -i ». « -I- r..p- r. if, ii ■ -. riche pour ses désirs , cniiiurc lie <;elte gloire qui ne devient du bonheur ■ [Ji f quand clic; se transforme en considération et eu aiTeclion de ses plus procl.es concitoyens. Il y mourut à cinquante-sept ans, laissaut pour héritage* un foyer et une aisance a sa famille , un univers à sa mémoire. Il avait composé iirdiTtairi'mrril di:ii\ ynmds rlrames rli;n|ur minée.
Analyser ses œuvres, ce serait analyser le cœur humain, il est son plus ji-aiu! peintre. Vertu, crime, passion, vices, ridicules, grandeurs, petitesses, tout est à lui ; le clavier entier de la nature de l'homme est sous ses doigts. Vins allons , pour vous le faire connaître , vous citer seulement les cinq ou six grandes passions dont il a fait le type de ses drames les plus célèbres; et d'abord, la première et la plus noble de toutes , l'amour, liomhi et Juliette.