Shelley exceptait cependant de cet anatlième les études
Mais quelles statues ! Il y a une Vénus \ la forme idéale de la plus enivrante beauté; un Bacchus ^ plus sublime que tout être vivant ; un Satyre, qui fait l'amour à une jeune fille, où l'expression vivante de la sculpture, et l'inconcevable beauté de la jeune fille font tout à fait oublier l'inconvenance du sujet. »
On devine quelle impression dut produire sur Shelley la vue des ruines de Pompéï ; il en fut émerveillé ; il ne s'attendait pas à quelque chose d'aussi parfait. De la contemplation des tombes, des pierres et des peintures, son esprit s'élève de suite à la vie humaine qui autrefois animait ce désert de ruines ; il reconstruit à l'aide des monuments l'esprit et l'âme de la cité antique.
Les maisons, dit-il, n'ont qu'un étage, et les appartements, quoique étroits, sont très élevés. Il résulte de là un grand avantage, inconnu dans nos villes. Les édifices publics, dont les ruines sont aujourd'hui des forêts de blanches colonnes, étaient vus de tous côtés par- dessus le toit des maisons. C'était là l'excellence des anciens. Leurs dépenses privées étaient comparativement modérées; la demeure d'un des principaux sénateurs de Pompéï est sans doute élégante, et ornée des plus beaux spécimens de l'art ; mais elle est petite : tandis que leurs édi-
du Jugement Demie)' de Michel-Ange, quelques tableaux de Raphaël et de ses élèves, la Dcinaë du Titien, une Magdeleine, du Guide, et quelques excellentes peintures au point de vue de l'exécution, d'Annibal Carrache ; le reste, dit-il, ne mérite pas d'être regardé deux fois.
1. Probablement la Vénus de Gapoue, attribuée à Praxitèle, l'original, dit-on, de notre Vénus de Milo.