‹ Shelley, sa vie & ses œuvresChapitre 97 sur 110 · Voir le Prologue de VHellas, vol. II, p · texte numérisé non relu

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Shelley avait besoin de celte vive surexcitation intellectuelle pour surmonter l'accablement physique et moral dans lequel le jetaient alors de temps en temps le mauvais état de sa santé, et la déplorable situation de ses finances. Le retour de la belle saison et les délices de la navigation contribuèrent rapidement à le guérir. Il avait maintenant un canot à lui, un canot pouvant contenir trois personnes, «une petite coquillepourlenautile», comme iirappelait,surlaquelle il bravait les fureurs de l'Arno, ou du ^erchio ' au grand effroi des Italiens témoins de ses imprudences.

Cette douce vie ne fut interrompue que par une excursion à Florence, et un court séjour à Ravenne, oii l'appela au mois d'août lord Byron.

Shelley le trouva transformé par sa passion pour la comtesse Guiccioli, arraché par ce nouvel attachement aux misérables excès dans lesquels il s'était jeté par insouciance et par orgueil, plutôt que par goûl, se portant à merveille et plongé dans la politique et la littérature.

Son hôte à peine arrivé, Byron n'eut rien de plus pressé que de le régaler d'une infâme et monstrueuse calomnie qu'il tenait des Hoppner, etàlaquelle il n'était pas loin, en haine de Claire, son ancienne maîtresse, d'ajouter foi. On accusait Shelley d'avoir eu Claire pour maîtresse pendant son séjour à Naples et d'avoir mis à l'hôpital des enfants trouvés le fruit de ses relations avec elle. Les inventeurs de l'histoire n'étaient autres que les anciens serviteurs

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