‹ Si, étude sociale d'après demainChapitre 12 sur 22 · RÈGLEMENT D'ORDRE NATIONAL ISO · texte numérisé non relu

RÈGLEMENT D'ORDRE NATIONAL ISO

Au nom du peuple :

Le Conseil,

Dispose :

Art. le>\ — Tous les préfets, les sous-préfets, ainsi que

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les juridictions administratives départementales, sont supprimés.

Art. 2. — La France est divisée en 18 régions.

Art. 3. — Chaque région est gérée par un délégué civil, assisté d'un délégué à la force publique.

Art. 4. — Dans la huitaine de la publication du présent règlement, les délégués civils feront procéder à l'élection d'un conseil régional de statistique.

Art. 5. — A cet effet, les conseils communaux de chaque région enverront un délégué au siège de la délégation régionale ; ces délégués se constitueront en assemblée et éliront les membres du conseil régional de statistique.

Ces membres sont au nombre de cent dans chaque région.

Art. 6. — Chacun des conseils régionaux élira trois délégués au conseil national de statistique.

Art. 7. — Les délégués à la force publique sont chargés d'assurer l'exécution du présent règlement d'ordre national.

Le Conseil.

— Et l'armée? interrompis-je :

— L'armée? la masse de l'armée populaire, martyrisée et libérée?... elle a regardé faire — heureuse de voir si bien tourner les événements ; quelques parties seulement, les plus militantes et les plus réactionnaires, ont essayé de résister... Mais c'était comme un ou deux pions sur un échiquier vide ! Souviens-toi qu'elle allaita la frontière quand elle a été rappelée... l'ennemi en ayant fait autant; d'ailleurs, car ça chauffait dur chez lui !...

Et puis, voyons? que pouvait faire l'armée en face de la dynamite?

Les manifestations populaires se concentraientelles imposantes sur les boulevards, ou à la rue Yivienne ou même à la rue de Rivoli?

Alors on envoyait de la police et de la cavalerie.

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En un clin d'oeil tout le monde se dispersait; pendant ce temps c'était ou le quartier du Trocadéro, i où celui des Champs-Elysées qui sautait.

Courail-on de ce côté? alors c'était au boulevard Voltaire, au Jardin des Plantes ou au Luxembourg que la dynamite éclatait.

Et ainsi tout le temps — court, très court, du reste — que la lutte a pu durer.

Car le coup décisif a été la pulvérisation de la Bourse.

Un ballon que personne n'avait aperçu et que dissimulait un brouillard épais, venait délaisser choir sur la Bourse une bombe de dynamite, pendant que de tous côtés on commençait à voir voleter une vingtaine de petits ballons d'enfant, qui à chaque instant éclataient sur les toitures au moindre frôlement.

La terreur fut épouvantable. Affolé, mais lâche et ignoble dans son affolement, le gouvernement fut effondré dans l'espace d'une heure.

C'est la terreur bien plus que les manifestations révolutionnaires qui a soumis Paris, et avec lui tous les propriétaires devenus doux comme des moutons.

— Continuons.

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