PALMYRE , RIMBERT, BERNARD, AUGUSTINE, GUSTAVE
BERNARD
A propos, bonjour, Rimbert, ça va bien ce matin?
HIMUEHT, m levant.
Pas mal , et loi ?
BERNARD
Comme vous voy... comme lu vois, (a pan.) Je ne sais jamais comment lui parler à cet être -là! (Hui.) dis donc, tu as été un peu dur avec ce garçou.
RIMBERT.
Je ne trouve pas... tu y tiens, gardons-le, mais j'aime mieux le payer à ne rien faire que de le garder à faire semblant de travailler; je mets ses gages aux profils et pertes.
AIGDST1NE , bt» t Bernard.
Mon père, parlez pour moi.
BERNARD, bit.
Pas à présent, parce que, vois-tu, ça aurait l'air... il pourrait s'imaginer que .. je sais bien qu'il ferait convenable de... entln arrangez ça sans moi.
RIMBERT.
Bernard, j'ai appris que tu voulais marier ta fille.
BERNARD
Dame!... je., marierais volontiers ma fille et ma soeur.
RIMBERT.
Ah! et U loeur?
* Rimbert, Krauçni», Palmyrc, Auguiline, Guatuve
BERNARD
Oui, par-dessus le marché.
FALMVRB.
Mon frère, disposez de votre fille, vous en avez le droit; mais je vous prie de ne [>as vous mêler de ce qui me concerne... je •uis majeure.
BERNARD
Es-tu majeure?
PALMYRR.
Oh ! il n'y a pas des siècles.
BERNARD
Après tout, on n'a que l'âge nue l'on parait, n’est-ce pa^? on pourrait encore trouver quelqu’un... qui s'accommoderait de celle belle femme-là... Ah! si j'étais riche, je lui donnerais une jolie dot... Je connais quelqu'un qui se mettrait... sur les rangs... le ontre-mailrc de ta fabrique me disait dernièrement... monsieur Bernard, votre sœur semble me regarder d'un assez lion oeil.
RIMBERT.
Ah! le contre-maître... mais (tarions du plus pressé; voyons, tu veux marier ta fille avec monsieur Gustave, mon secrétaire... mais il n’a qu'une place précaire. Je pourrais donner une dot à ta fille; mais ils sont bien jeunes. Les fortunes se perdent facilement... puis l'amour son va quand on est ruiné... on se répare... on est malheureux... voilà pourquoi je suis d’avis d’ajourner ce mariage .. ai -je raison?
BERNARD
Tu es le maître d'agir comme bon te semble... la fortune t'appartient... nous savons trop ce que nous te devons tous... nous sommes tous reconnaissants... notre gratitude... notre...
RIMBERT, bouHAnl le* «piulc*.
Bernard! tu es un imbécile!... (Fa>mt *orti«,)
BERNARD
Mais Rimbert ?
RIMBERT.
Un imbécile, (il «m par u fond.)