SCÈNE IV
ZÉPIIORIS, PIFÉAR, ZÉUDE.
ZÉPHORIS.
Demeure, Piféar, j’ai à te parler.
PIFÉAR.
A moi?
ZÉPHORIS.
Et à toi aussi, ma sœur. (U leur prend la main à tous deux.)
ZÉLIDE
Que peux-tu avoir à me dire?
ZÉPHORIS.
Tu baisses les yeux, tu rougis!... Petite sœur, vous savez de quoi je veux vous entretenir.
Moi, je n’ai pas rougi, je n’ai baissé aucun œil, moi ; j'ignore de quoi tu veux nous entretenir, moi.
ZÉPHORIS.
Eh bien I je vais tout t’apprendre ; mon garçon, tu n’es pas beau...
PIFÉAR.
11 y a des bossus qui sont plus laids que moi.
ZÉLIDE
Certainement.
ZÉPHORIS.
Tu n’as pas grand esprit...
, PIFÉAR.
11 y a des imbéciles qui sont plus bétes que moi.
ZÉLIDE
Sans doute.
ZÉPHORIS.
Tu manques de courage...
J PIFÉAR.
Il y a des poltrons qui... Ah ça! mais, si c’est là tout ce que tu as à m’apprendre...
ZÉPHORIS.
Non... j’en veux venir à ceci : que tout laid, tout bête et tout poltron que lu es...
PIFÉAR.
Merci!
Mon frère...