D'.- PEI-KONG-TCHOU-LING
4b i PI
Ce cimetière , nommé aussi Tcli ang-ling-kong-tchou ^ H
renferme les restes de- deux fdles de Kia-k’ing mortes en
bas âge :
1° llouei-min-kou-louen-kong-tchou, ^ ^ .
2° llouei-ngan - houo-chouo- kong - tchou , ^ ^ |JpI ^ ;
Pei-kong-tchou-ling est situé en dehors de l’enceinte, dans la vallée conduisant à Leang-ko-tchouang, presque en face de la porte Pei-keou-tseu-men.
C’est le plus à l’est des tombeaux des Si-ling proprement dits ; il se trouve à environ trois cent cinquante mètres des monuments des enfants de Yong-tcheng .
Il est construit sur un terrain très boisé, près du confluent de deux cours d’eau ; son orientation est la même que celle de la plupart des tombeaux impériaux, c’està-dire nord-sud, l’entrée étant tournée vers le sud.
Il est précédé de deux maisons de gardes entre lesquelles est une petite avenue dallée. Une rampe d’un mètre de hauteur conduit au portail, bariolé de vert, de bleu et d’or et soutenu par deux poutres en bois peintes en rouge.
Echelle
La porte double, de même couleur, sans ornements, donne accès à la cour intérieure plantée de sapins, dont le mur Est est percé d’une petite porte.
Le temple se compose de deux batiments places l un derrière l autre et dont les toits se raccordent, le premier servant de vestibule à l’autre. On y arrive par un escalier de quatre marches menant au parvis à travers une quadruple porte, devant le milieu de laquelle est placé un portique en bois.
^’ue de Pci-kong-tchou-liiig.
Dans le vestibule, cinq escabeaux en bois doré portent les offrandes usuelles, puis trois ouvertures encadrées de poutres bariolées donnent accès au temple proprement dit (v. pi. \) ; au fond de ce temple, il existe une seule alcôve avec un lit, devant laquelle sont placés deux fauteuils en bois rouge et or et une table unique de quatre mètres de longueur; les murs sont, comme dans la plupart des autres pagodes, ornés de panneaux rouges avec des filets verts et blancs.
Quatre colonnes supportent la charpente laissée à nu et formée de poutres entièrement couvertes d’arabesques bleu, vert et or, au milieu desquelles quelques-unes portent, à côté des bariolures ordinaires, des losanges ou des dragons d’or.
ANNALES DU MUSEE GUIMET
Le toit seul de l’alcôve comporte un plafond présentant des rosaces d’or sur un fond bleu et vert.
Derrière le temple, un escalier de dix-neuf marches conduit à l’enclos funéraire, qui ofl’re celte particularité d’être rectangulaire au lieu d’affecter comme les autres la forme d’hémicycle. On y arrive par une double coupure délimitée par des colonnettes d’un mètre de hauteur.
A l’intérieur, se trouvent, vers la droite, les deux tombeaux cylindriques peints en rouge, de petites dimensions, s’élevant sur une petite plate-forme à laquelle donne accès un escalier de trois marches.
Les tombeaux sont placés dans l’ordre suivant, de la droite à la
1° Hoiiei-ngaii-houo-choiio-kong-lchou,
2° Hoiiei-niin-koii-louen-kong-lchou .
Les toitures et les chaperons des murs de Pei-kong-tchou-ling sont de la couleur naturelle de la brique grise, soit qu’ils n’aient jamais été coloriés en vert ou en jaune, soit que la couleur ait disparu avec le temps.
Naissance d’un dragon.
(D'apres une porcelaine des Ming.)
TOMBEAUX DU GUOUl’E DE YOXG-fCIIEXG
A". — nOUAMJNG
fi m
(]e cimetière, nommé aussi T’ai-lincf-houaitsin-wang-Ung, ^ \)^, ou
Wang-lto-fchouang, ^ ji ’ contient
qu’un seul tombeau, celui de Iloiiai ts'in-ioang, i’H Yong-tcheng, mort à l’àge
de quelques mois.
Il est situé en dehors du mur d’enceinte, près de la porte nommée Pien-men.
Une large passerelle en pierre grise, jetée sur un canal artificiel, y donne accès.
Ap rès le pont est une cour extérieure pavée, où s’élèvent deux maisons de tardes dont les
murs intérieurs sont peints à l’ocre rouge avec des filets ronges et blancs ; les murs extérieurs sont bruns et les toitures grises, avec des poutres vert et or. La maison de droite contient un lit de camp, celle de gauche en possède deux, se cliaiilfant par des fourneaux intérieurs sur lesquels sont placés de grands bassins pour la cuisine rituelle.
Ecfiellc
l’ian (le Ilouai-linü-.
ANNALES DU MUSEE GUIMET
Le monument est entouré d’un mur rouge à chaperon vert.
Une triple porte brune surhaussée de quatre marches et surmontée d’un toit vert est la seule ouverture de cette enceinte.
Le portique à deux faces, intérieure et extérieure, s’ouvre sur une cour pavée en briques au niveau du sol naturel, dans laquelle se trouve le temple sans aucune inscription dédicatoire.
Le plafond est à caissons très ornés (v. pl. III). Une alcôve rouge à ornements d’or, surbaussée de quatre marches, occupe le fond du temple; elle contient un lit en bois rouge et or, sur
Pcinlure des murs de Ilouai-linsr.
lequel se trouvait la tablette, ou mieux la plaquette, commémorative placée dans une sorte de niclie en bois rouge à socle de même couleur. Cette nicbe est recouverte d’une boîte laquée en forme de prisme quadrangulaire avec une face noire et trois rouges; une de ces dernières est sans ornements; les deux autres représentent des dragons dorés à cinq griffes; la face antérieure, laquée en noir avec des espèces de fleurs de lis aux angles, est ornée d’un dragon doré vu de face et atteint d’un stra-