‹ Si-lingChapitre 14 sur 32 · C". — T’AI-T0N&-L1N · texte numérisé non relu

C". — T’AI-T0N&-L1N

Le cimetière de T’ai-tong-ling est consacré à l’unique sépulture de Iliao-cheng-hien-houang-heoü^ ^ ^ ^ ^ •> femme de ron^r-

tcheng.

Il ressemble beaucoup, aux dimensions près, au T’ai-ling et au

Tch’ang-ling.

L’allée dallée qui y conduit se sépare de celle du T’ai-ling un peu au sud du portique (Long-fong-men) ; elle franchit deux ruisseaux sur des ponts en pierre et, après avoir fait un grand coude vers l’est, au milieu des sapins, elle remonte vers le nord et arrive à un troisième pont en marbre à trois arches, en face du monument.

Le pont une fois franchi, on se trouve dans une avant-cour pavée, à droite de laquelle est l’habituel enclos des sacrifices et que bordent les deux maisons de gardes surélevées de trois marches, avec leurs cuisines et leurs eheminées de tirage.

Dans la cour il n’y a pas de pagodon.

Une rampe et deux escaliers de cinq marches donnent accès au

Inscription du portique du T’ai-tong-ling.

portique pratiqué clans le mur d’enceinte et surmonté d’un tableau donnant le nom de la porte avec le sceau de K’ien-long.

Derrière la triple ouverture de ce portique est une cour avec, à droite et à gauche, des fours à holocaustes en céramique jaune accompagnés de cuves en bronze; puis deux bâtiments de six marches d’élévation avec

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

des loils jaunes; celui de gauche contient des lits de camp et des armoires, celui de droite une alcôve avec un lit-antel.

Plan du temple de T'ai-tong-ling

Temple de T’ai-long-ling.

Un triple escalier ayant en son centre une dalle représentant le

Tour du T'ai-tong-Iing.

Dédicace du temple de T ai-tong-ling:.

dragon et le phénix, donne accès à la plate-forme du temple ornée de deux brûle-parfums, deux grues et deux cerfs en bronze. Le temple est entouré d’une véranda avec garde-fous à têtes de dragons. A l’intérieur, le plafond à caissons est supporté par six colonnes dont deux sont dorées. Le temple contient un lit-autel avec un trône et une table, et, à droite, une sorte de petit musée sur les étagères duquel étaient rangés un assez grand nombre de bibelots dont je n’ai malheureusement pu voir que les écrins, les mandarins ayant enlevé et soigneusement dissimulé les objets de valeur aux regards et surtout aux mains profanes.

Les offrandes habituelles sont en cuivre doré.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

Au-dessus de la porte se trouve la dédieace impériale.

Derrière le temple, trois escaliers de neuf marches conduisent aux

trois portes de l’enceinte funéraire; de l’autre ^ côté de l’ouverture centrale est un autel avec les cinq offrandes en marbre et une cuve en bronze à droite et à gauche.

„ Une rampe conduit ensuite à la tour cré-

nelée sous laquelle s’ouvre une voûte dont le sol est en pente ascendante. Cette voûte n’aboutit pas comme au Tch’ang-ling et au T’ai-ling dans une petite cour intérieure. Elle se termine en cul-de-sac fermé par le mur du fond de la tour. Un mètre avant l’extrémité de ce cul-desac, partent, à droite et à gauche, deux escaliers aboutissant à des portes derrière lesquelles on rencontre une rampe coudée menant au mur circulaire. Le pagodon, surélevé de cinq marches et agrémenté d’un tableau indiquant le nom du cimetière, contient une stèle rouge, ornée de dragons dorés avec des fleurs bleues, portant une inscription.

On peut faire extérieurement le tour du mur circulaire crénelé, dans un enclos formé par le mur d’enceinte général et par une muraille de front percée de deux portes auxquelles on arrive par deux escaliers. Tous les toits et les chaperons des murs du T’ai-tong-ling sont en tuiles jaunes.

Min

Inscription de la tour du T’ai-tong-ling'.

(D'après une porcelaine de K'ien-long.)

Pl. VI (.0/, -io5).

Pai-t’a en cloisonné du temple de Tch’ang-ling.

ir. — T’AI-FEI-LTNG

Ce cimetière, nommé aussi T’ai-ling-

Tch' ouen-yi-houang-koiiei-fei,

Ts'i-fei,

Pi

K'ien-fei,

si

Ning-fei,

te

Meou-pin^

Kouo-kouei-jen,

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