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5® Des noix.
G” Des pignons, 7“ Des Long-yen^
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8" Des letchis.
q® Des sucreries, Pa-p;io-t' ung
10" Du sucre candi, Ping-t'ang, 1 1° Des noix au sucve, Ta-lchan.
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Quand toutes ces victuailles sont prêtes, un mandarin du Li-pou entre dans le temple, se rend devant l’alcôve où est enfermée la tablette commémorative; il s’agenouille et fait trois fois k'o-l'eou. Il prend ensuite la tablette et la place sur le trône, refait trois génuflexions et trois fois k'o-l'eou et va prévenir l’envoyé impérial que tout est prêt. Le prince retire alors ses vêtements de voyage et revêt son costume de cérémonie, c’est-à-dire la double robe bleue bordée d’une large broderie figurant les flots de la mer, le surtout en soie puce doublé et bordé d’astrakan blanc et portant sur les épaules, la poitrine et le dos, des dragons brodés en or, une sorte de hausse-col brodé, et la coiffure de cour consistant en une calotte circulaire noire à grands rebords relevés, surmontée d’un flot épais de soie écarlate et du bouton de grade en forme de pyramide hexagonale très allongée, que l’on ne porte que devant l’empereur. (^^ pl. H", p. ya-yd.)
Entouré de sa suite, le prince se rend processionnellement au temple et se place à l’extérieur, près du portique, non loin de la porte de l’Ouest, la face tournée vers l’Est. Un mandarin de sixième classe (à bouton de cristal), faisant fonctions de maître des cérémonies, crie à deux reprises en mandchou : « Tcha-i-pou ! »,
ce qui veut dire : « Les gens du thé ! »
ANNALES DU MUSÉE UUIMEï
Ceux-ci qui se sont tenus jusqu’alors dans la maison de gauche des
(maison du thé), en sortent dans l’ordre suivant :
1° Un homme tenant élevée sur ses deux mains, recouverte d’un linge blanc, une tasse en argent doré ;
2" Les autres employés portant une table vide recouverte d’un linge blanc;
3" Un homme portant un grand vase cylindrique, en forme de chocolatière, contenant du lait.
Le cortège passe parla porte centrale du portique; le prince entre par celle de droite, gravit les degrés du temple et s’arrête à hauteur des cerfs en bronze. Les porteurs de la table la déposent devant la porte du temple; on y place la tasse, que remplit le porteur du vase à lait. Un mandarin de sixième classe du Li-pou prend cette tasse, entre dans le temple par la porte du milieu, et dépose le lait sur la table qui est devant la tablette commémorative. Il attend, debout près de la labié,' que l’esprit impérial ait eu le temps d’agréer cetle offrande, puis il reprend la lasse, la reporte à l’enlrée du temple et en verse le contenu dans le vase à lait.
Les « gens du tbé » enlèvent la table et la portent dans la maison de droite de la cour du temple, en défdant devant l’envoyé impérial.
Celui -ci est alors conduit par deux mandarins du Li-pou devant la porte centrale ; il y reste un instant debout et immobile, puis se rend à la porte de l'Ouest et pénètre dans le temple au milieu duquel il s’arrête et s’agenouille. Un mandarin apporte alors un petit brûleparfums en cuivre ; il va s’agenouiller auprès du prince, auquel il remet le brûle-parfums. Le prince saisit cet objet avec les deux mains, le tient un instant élevé vers le ciel et le remet au mandarin. Il se relève alors, reçoit trois bâtonnets parfumés allumés et va les placer dans le grand brûle-parfums qui fait partie des cinq offrandes.
Le porteur de parfums sort par la porte de l’EsI, pendant que le prince passe par celle de l’Ouest, et va reprendre sa station primitive devant la porte du milieu où il fait trois génuflexions et neuf fois k'ot'eou.
Pendant ce temps, un mandarin de sixième classe du Li-pou prend
gardes qui, pour cette raison, porte le surnom de Tch'a-fang^