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production et des revenus des mines de TAltaï, mais seulement le total de 4723 à 4889. La production d'argent avait été de 4,801 tonnes, et celle d'or, de 77,012 kilogrammes, valant ensemble 162,932,000 roubles.
Il y eut en résumé trois mines prihcigales : Zmiéinogorsk, Salaïrsk et Zyrianovsk, situées respectivement aux altitudes de 380 mètres, 475 mètres et 440 mètres. Ces endroits étaient connus des indigènes Tchoudes, comme le montrèrent de vieux travau:i et des restes de scories. On peut citer en outre cinquante et une autres mines qui furent jadis plus ou moins ricbes en argent, plomb et cuivre. La plupart de ces mines sont épuisées; plusieurs ont atteint une assez grande profondeur. Récemment une compagnie française a loué au Cabinet les mines les plus riches, celles de Zyrianovsk; elle ne paraît pas avoir réussi, et les a rendues en 4902; les usines ont été inondées par la rupture d'une digue.
Ces mines de Zyrianovsk avaient produit jusqu'en 1890, 500,000 tonnes de minerai, dont la teneur avait varié de 275 grammes à 2,250 grammes d'argent par tonne. Les mines de Salaïrsk avaient produit 4,450,000 tonnes, dont la teneur moyenne, de 375 grammes d'argent par tonne en 4790, avait baissé à 250 grammes en 4868. Enfin les mines de Zmiéinogorsk avaient fourni 4,600,000 tonnes de minerai, d'une teneur moyenne de 4,500 grammes d'argent à l'origine, de 450 grammes seulement en 4868. L'ensemble des quinze mines principales a produit 4 millions 560,000 tonnes de minerai; le total des cinquantequatre mines plus ou moins exploitées n'a guère
dépassé 5 millions de tonnes.
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Les principaux inincrais de plomb ont été la cérusite près de la surface, puis on a eu surtout la galène, la blende, la pyrite de fer^ avec quari;z et spath calcaire. La proportion d'argent diminuait avec la profondeur, dès que la pyrite devenait plus abondante, ce qui arrivait toujours au-dessous du dixième étage, 200 mètres de profondeur. Souventj dès 100 à 120 mètres de profondeur, il n'y avait plus que de très petits amas, des nids, de minerai de plomb.
En outre de cet appauvrissement, la libération des serfs eut une énorme influence sur la baisse des mines de l'Altaï, car ils se mirent plus volontiers à la culture de la terre.
Il est à remarquer que la richesse en profondeur, quoique faible, est plus élevée cependant qu'aux mines de Freiberg, en Saxe, mais le minerai est beaucoup plus irrégulier, et cette raison est la principale cause de la chute de l'Altaï. On peut même réduire les dépenses par une meilleure concentration du minerai, par la pose de câbles, par l'amélioration de la fusion, en évitant les pertes, employant la houille, choisissant les ouvriers, utilisant le plomb que l'on perdait autrefois pour la frappe des monnaies, enfin et surtout utilisant le zinc et le soufre qui étaient perdus. Il n'en est pas moins certain que ce n'est pas seulement la richesse en argent qui diminue, c'est le minerai tout entier. Il nous semble seulement que la pyrite pourra être utilisée peu à peu, et que l'on pourra tirer parti du zinc dont la proportion à Zyrianovsk, par exemple, est même supérieure à celle du plomb. Enfin il reste les mines de fer de Koûznetzk, et celles de houille dans leur voisinage, qui ont une réelle et trèfi grande valeur^
LES MINES DE LA SIBÉRIE OCCIDENTALE i95
Un mot ne sera pas inutile sur les accidents d'où* vriers dans l'Altaï; la proportion a été de 19 morts et 81 blessés de 1882 à 1889; auparavant il n'y avait pas plus de deux à trois accidents mortels par année. 11 y eut en 1807 une libération conditionnelle dans l'Altat en dehors de la population ouvrière. Dès cette époque, on enrôla dans les mines et les usines, des paysans libres en leur donnant trois chevaux et leur harnachement, 20 roubles par an, leur nourriture et le fourrage de leurs chevaux. Pour le reste, ils étaient traités comme les autres ouvriers, suivant les revenus des usines.
Nous n'insisterons pas autant sur les autres gisements en roche, amas et filons^ de la Sibérie occidentale; nous ne ferons que les énumérer; ils sont presque inexploités, sauf quelques quartz aurifères, de découverte tout à fait récente. Pour plus de détails, nous prierons le lecteur de se reporter à des mémémoires que nous avons publiés dans des Revues minières (1).
Dans le district de Minoussinsk, il y a de nombreux gttes de plomb et d'argent à l'est, sur les bassins des rivières Kazer et Kizuir; du cuivre, du plomb et du fer dans l'Irba; enfin du cuivre et du f^r sur l'Abakane. Il y a du charbon de qualité ordinaire à 40 kilo* mètres environ de Minoussinsk, sur l'Abakane. Les seules mines exploitées sont celles de fer d'Abakansk, qui fournissent une moyenne annuelle, depuis 1871, de 1,500 tonnes de fer.
Dans le district d'Atchinsk, on a découvert récem*
(1) Rewie univenelle d$$ mines et AnnoUi des mines^ 1« tri* ,iii«8tr« 1903.
ment de nombreux fîlons dé quartz aurifère, dont le principal, nommé Bogom Darovanny, puissant de cinq à six mètres, a produit plus de 1,500,000 francs en peu de temps. Cette région paraît destinée à devenir un producteur important.
Dans le district de Nijni-Oudinsk, sur la rivière Ouda, se trouvent de nombreux gîtes de plomb, argent et cuivre, prolongeant ceux du district deMinoussinsk; ils ne sont pas exploités.
Dans la steppe kirghize, Akmolinsk, Semipalatinsk, Karkaralinsk, se trouvent aussi de nombreux gisements de même nature, dont aucun n'est exploité sérieusement; on a seulement installé une petite usine de fusion du cuivre près d'Ëkibastous. Le charbon d'Ekibastous est exploité pour la consommation du chemin de fer transsibérien.
Enfin dans l'arrondissement minier d'Yénisséisk, je citerai les quartz aurifères de la compagnie Ratchkof-Rajnof, et ceux de Khilkof; ils sont très peu exploités.
Il reste maintenant à décrire les placers aurifères de la Sibérie occidentale, c'est-à-dire les mines qui ont constitué de beaucoup les richesses les plus considérables de cette région, et qui durent encore. La Sibérie occidentale comprend six arrondissements aurifères qui sont : Tobolsk-Akmolinsk, Semipalatinsk, Tomsk, Atchinsk-Minoussinsk, Yénisséi-Sud et Yénisséi-Nord.
Dans V arrondissement de Tobolsk-Akmolinsk^ les placers sont situés autour de la montagne de Koktchetaï; il y a soixante-quinze placers échelonnés sur 37 kilomètres de longueur, ayant produit 10 kilogrammes d'or en 1899, à raison de gr. 50 par tonne environ, sans le stérile. La route des placers part de Petropau-
loYsk, sur le Transsibérien^ et se dirige au sud; elle est longue de 200 verstes. Une route plus courte part ^ d'Omsk à travers la steppe, mais il n'y a pas d'eau. L'inconvénient de l'autre route est qu'elle est souventencombrée par les cbevaux en liberté des Kirghizes.
Dans l'arrondissement de Semipalatinsky il y a deux groupes peu importants de placers, à Zaïsansk et sur Djarkent (Semiriétchensk), à 275 verstes de cette lo- . calité. Le seul groupe de placers important est celui d'Oust-Kamenogorsk, il a fourni en 1899, 162 kilogrammes d'or, à raison d'un tiers de gramme d'or par tonne de sable lavé, c'est-à-dire sans le stérile (1) ; ces placers sont les uns à droite, les autres à gauche de rirtisch, dans des vallées plus ou moins profondes et escarpées : quelques-unes sont plus facilement abordables en hiver par la glace. Cependant la route a été améliorée récemment.
Dans V arrondissement de Tomsk, il y a un groupe de placers dans l'Altaï, un autre sur Mariinsk. Les placers de l'Altaï datent de 1865 comme exploitation. Us occupaient alors 491 ouvriers; en 1879, il y en avait 4,955; en 1885, 2,746; en 1889, 4,014; en 1899, 2,903. La production a été de 463 kilogrammes d'or en 1865, c'est-à-dire près d'un kilogramme d'or par ouvrier; elle était en 1899 de 1,361 kilogrammes, ?' c'est-à-dire de gr. 91 par tonne de sables lavés sans le stérile. Ces placers sont situés sur l'Obi, sur l'Abakane, affluent de laTomi, et sur d'autres affluents de cette rivière. Le groupe le plus riche, sur la rivière Ortone, a produit 13,000 kilogrammes d'or en vingt
•(1) Dans le chiffre de la teneur en or, on ne compte que le sable lavé, et jamais le sable stérile, souvent très épais, qui est enlevé séparément et ne passe pas au lavage.
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ans. Le groupe de Mariinsk a produit 552 kilogrammes d'or en 4899, à gr. 77 par tonne de sables lavés : plusieurs sont épuisés. On a récemment tenté l'installation de deux dragues dans cette région de Mariinsk pour exploiter les sables pauvres en rivière; nous avons passé trop tôt pour en avoir les résultats.
Varrondissement d'Atchinêk-Minoussinsk a produit 823 kilogrammes d'or en 1899, à raison de gr. 85 d'or par tonne de sables lavés, sans le stérile. Il y a eu trente-quatre placers exploités sur Atchinsk, soixantesix sur Minoussinsk; ces placers sont situés sur des affluents de l'Yénisséi, Saral Yous, Yous blanc, Yous noir^ puis Irba, Touba, Abakane; ces derniers n'ont été découverts qu'en 1893. Sur le Kizuir, un certain placer a fourni une pépite pesant 31 kilogrammes; il a donné en moyenne 2 kilogrammes par tonne. Les plus réguliers ont été les placers de la rivière Sisim, qui ont fourni 170 kilogrammes d'or en dix ans, à gr. 80 par tonne lavée.
Sur VYénisséi'Sud, district de Krasnoiarsk, il n'y a que deux ou trois placers exploités produisant 10 à 15 kilogrammes d'or par an : ils sont presque épuisés, datant de soixante-douze ans. Sur Kansk^ on exploite quatorze ou quinze placers produisant 100 kilogrammes d'or par an; un seul donnait en 1899, 4 i 5 grammes par tonne, les autres environ un gramme. Sur l'Angara et la Pita, il y a cent trente placers exploités donnant 1,300 kilogrammes d'or par an, à 0,80 par tonne : on commence beaucoup à relaver les anciens résidus.
Enfin Varrondissement de l'Yénesséi-Nord exploite une centaine de placers produisant 800 à 900 kilogrammes d'ox^par an, à gr. 80 par tonne de sable lavé, sans le
stérile. Beaucoup de placers de ce dictrict sont épuisés. On projette l'installation d'une drague de construction belge pour les sables pauvres. Ces placers sont situés sur les rivières Toungouse, Koutoukas, Goreyka, Pita, etc.^ au nord du transsibérien.