‹ Sibérie: notes de voyage et de séjour, 1902-1903Chapitre 4 sur 31 · TOMSK · texte numérisé non relu

TOMSK

La ville de Tomsk est fort loin de la station, et pourtant rien n'empêchait, il me semble, de faire arriver les trains en ville; il faut plus d'une demi-heure de voiture, et il paraît que c'est la même chose partout en Sibérie. 11 est vrai que ces villes sibériennes, toutes en maisons de bois, avec un seul étage au plus, et jamais contiguês, occupent de très grandes étendues; aussi l'usage des voitures est-il indispensable. Ce n'est donc rien que de faire un trajet un peu plus long pour aller de la gare à son hôtel ou à sa maison ; en outre cela augmente l'industrie des isvostchiks, qui profitent tant qu'ils peuvent des voyageurs. Ces isvostchiks sont d'affreuses voitures basses qui plongent plus qu'à moitié dans la boue et la neige; elles n'ont pas de place pour les bagages, qu'il faut charger à part dans des télègues ou charrettes en bois.

Les rues de Tomsk ne sont, en cette saison, que des marécages où la neige, en fondant^ dispute encore 1& place à la boue; il est impossible de les traverser. On a heureusement établi des trottoirs en bois le long des maisons, trottoirs surélevés de deux à trois marches au-dessus de la chaussée; et pour la traversée des principales rues, de simples planches ont été posées, mais à force d'être foulées elles finissent par plonger sous

st, en fait, oa oe peut aller d'une rue i l'autre

voiture. Tomsk me rappelle parfaitement les miniers de Californie, ces vieux villages peu à idonnés des comtés de Placer et d'Eldorado.

AS installons àThâtel d'Europe, et pour la gous voyageurs, je dirai que c'est non seulement ur de Tomsk, mais le meilleur que j'aie vu en à part Vladivostok.

mier jour, pour compenser le manque d'exere semaine en wagon, je pensais pouvoir me B voiture, mais je ne tardai pas à le regretter, ir aa bureau des mines, à 3 ou 4 kilomètres il, je perdis toute une matinée, et lorsqu'enfin

je n'osai me présenter, tellement mes bottes louvertes de boue; une fois sorti du quartier on ne trouve plus de voitures; on donnerait Lucoup pour en voir venir une, mais la retraite t coupée, et l'on a fait tant d'efforts, de proiquilibre pour sauter des passages difficiles,

veut pas en perdre le bénéfice. Si du moins ,clieté des pimoui, ces énormes caoutchoucs iflle par-dessus ses bottes et qu'on dépose à les maisons, mais j'en ignorais même l'exis-

faut qu'on acquière la moindre expérience à

Dg.

aiBOQS de Tomsk sont, pour la plupart, en )outres de bois, comme les isbas des paysans, c des fenêtres en bois découpé, même ouvragé, les. 11 y a quelques bâtiments neufs en briques lartie haute de la ville; on dirait qu'on a voula ier Tomsk pour l'arrivée du chemin de fer; 1 n'y fait, je crains bien que l'essor de cette 'este figé dans sa boue et dans sa neige, gr&ce

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