SABRE-DE-BOIS
Je suis un illustre officier :
Je descends de Sabre-d'acier; Pour cette raison, je m'appelle Sabre-de-bois. Marchez, la belle.
Et jurez de me trouver beau Et de m'aimer jusqu'au tombeau I (II la pousse dans la caserne.)
IGNACE
Pendant que vous rossez le rustre, Je vois un soldai qui vous frustre Impunément de votre bien.
GÉRONTE
Parbleu, je le reconnais bien :
Ce fripon, que le diable emporte, Déjà deux fois contre ma porte S'est cassé le nez.
POLICHINELLE chaute su/r un air connu :
« Ho quel né !
Qu'il est galant et bien tourné ! »
LB MAIQUIS.
Tu chantes, maraud ?
POLICHINELLE
Je n'ai garde.
IGNACE
Le voyez-vous qui vous regarde De sa fenêtre en ricanant
LE MARQUIS
A-t-on vu plus épais manant?
GtRONTE.
Montrez, seigneur Polichinelle, Votre charité fraternelle Et votre courage infini :
Grimpez là haut !
POLICHINELLE
Ho que nenni !
Tu m*as attaché tout à Theure A ce gros poteau ; j*y demeure.
Et me trouve ainsi beaucoup mieux Qu'en m'éreintant pour tes beaux yeux.
Cours, mon gros; grimpe, mon brave; entre!
Qu'on t'en baille à travers le ventre.
Plus que n'en ai jamais reçu — Et je rirai comme un bossu (