CHAPITRE VII
LOUIS XIV GOUVERNE PAR LUI-MÊME. IL FORGE LA BRANCHE d’AUTRICHE ESPAGNOLE A LUI CÉDER PARTOUT LA PRÉSÉANCE. IL ACHÈTE DUN- KERQUE. IL DONNE DES SECOURS A l’eMPEREUR, AU PORTUGAL, AUX ÉTATS GÉNÉRAUX, ET REND SON ROYAUME FLORISSANT ET REDOU- TABLE.
Jamais il n’y eut dans une cour plus d’intrigues et d’espérances que durant l’agonie du cardinal Mazarin. Les femmes qui prétendaient à la beauté se flattaient de gouverner un prince de vingt-deux ans, que l’amour avait déjà séduit. Les jeunes cour-
1. Voltaire a développé ce parallèle au VII* chant de la Hénriade.
2. Il y a ici un éloge exagéré du cardinal de Retz : c’était un écrivain facile et spirituel, conspirateur ingénieux, intrigant, émérite, mais sans aucune des qualités de l’homme d’Etat, sans esprit de suite, sans conduite ho-
norable. Bossuet l’a également loué avec exagération dans V Oraison funèbre de Le Tellier.
3. L’Alsace est une belle acquisition ; mais il ne faut pas oublier les conquêtes assurées par le traité des Pyrénées.