C’est l’ode III du livre III
2. Le 21 juin, il y eut une double tentative d’assassinat contre les deux frères, à la Haye et à Dordrecht; Jean reçut quatre blessures. Le 24 juillet, sur la dénonciation d'un repris de justice, Corneille fut arrêté; on l’accusait d’avoir comploté la mort du stathouder.
Jean résigna ses fonctions de grand pensionnaire, le 4 août. La haute cour de Hollande fit alors appliquer à la question Corneille de Witt; comme il n’avouait rien, on le déclara déchu de
ses charges et banni à perpétuité. Cela ne suffisait pas à la fureur de leurs ennemis; Jean fut attiré avec une insigne perfidie dans la prison de son frère ; les troupes bourgeoises abandonnèrent la garde de cette prison ; la populace furieuse enfonça les portes et massacra les deux frères (20 août). Voir le beau récit de M. Mignet, au tome IV des Négociations relatives à la succession d’Espagne. Cet assassinat est un opprobre pour la mémoire de Guillaume.