Armées c’est-à-dire régu
Hères.
4. C’est une allusion aux défaites de Grécy, de Poitiers, d’Azincourt, dues
1 . « PweboLilet d it que le marquis de Créqui eut la faiblesse de signer la capitulation : rien n’est plus faux; il aima mieux se laisser prendre à discrétion, et il eut ensuite le bonheur d’échapper. Qu’on lise tous les mémoires du temps; que l’on consulte l’Ahrêifé chronolog'nue du président Hénault : « Bois- Jourdain, dit-il, fit la capitulation à l’insu du maréchal, etc.»
(Note de Voltaire.) Créqui fut pris dans la cathédrale, le 6 septembre.
Louis XIV punit sévèrement les auteurs de la capitulation; plusieurs officiers furent dégradés comme lâches; quelques-uns furent décapités comme
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(Aüj^usle cl S(‘i»U‘iiibro lü7o). Tiircuiio iiiori, Crcqui batlii et prisonnier, Trêves prise, Montecuculli faisant contribuer TAIsace, le roi crut que le prince d(‘ Coudé pouvait seul ranimer la confiance des troupes, que décourageait la mort de Turenm*. Coudé laissa le maréclial de Luxembourg soutenir en ?dandre la fortune de la France, et alla arrêter les progrès de Montecuculli. Autant il venait de montrer d’impétuosité à Senef, autant il eut alors de patience. Son génie, qui se pliait à tout, déploya le même art que TurenneL Deux seuls campements arrêtèrent les progrès de rarmée allemande, et firent lever à Montecuculli les ."iéges d'Haguenau- et de Savernc'^. Après cette campagne, moins éclatante que celle de Senef et plus estimée, ce princ(i cessa de paraître à la guerre. Il eut voulu que son fils commandât; il offrait de lui servir de conseil; mais le roi ne voulait pour généraux ni de jeunes gens ni de princes ; c’était avec quelque peine qu’il s’était .^^ervi même du prince de Condé. La jalousie de Louvois contre Turenne avait contribué, autant que le nom de Condé, à le mettre à la tête des armées.
Ce prince se retira à Chantilly d’où il vint très-rarement à Versailles voir sa gloire éclipsée^ dans un lieu où le courtisan ne considère que la faveur. Il passa le reste de sa vie tourmenté de la goutte, se consolant de ses douleurs et de sa retraite dans la conversation des hommes de génie en tout genre dont la France était alors remplie. Il était digne de les entendre, et n’était étranger dans aucune des sciences ni aucun des arts où ils brillaient. Il fut admiré encore dans sa retraite ® : mais enfin
surtout à rmdiscipline de la chevalerie féodale.
1. 11 disait : « Je voudrais bien causer deux heures avec l’ombre de Turenne sur les affaires de ce pays. »
2. Haguenau, sur la Moder, était le chef-lieu de la préfecture des dix villes d’Alsace; elle compte encore aujourd’hui parmi les places fortes du Bas- B-hin.
3. Saverne, sur la Zorn, chef-lieu d’arrondissement du Bas- Rhin près du col important de ce nom, dans les Vosges.
4. Chantilly, sur la Nonette, dans l’arrondissement de Senlis (Oise), est célèbre par la magnifique résidence des Condés. Ce do.maine était une partie de l’héritage du malheureux maréchal de Montmorency, décapité sous Richelieu.