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Après la mort de Turenne et la retraite du prince de Condé, le roi n’en continua pas la guerre avec moins d’avantage contre l’Empire, l’Espagne et la Hollande. Il avait des officiers formés par ces deux grands hommes. Il avait Louvois qui lui valait plus qu’un général, parce que sa prévoyance mettait les généraux en état d’entreprendre tout ce qu’ils voulaient. Les troupes, longtemps victorieuses, étaient animées du même esprit qu’excitait encore la présence d’un roi toujours heureux.
Il prit en personne dans le cours de cette guerre (26 avril
sur ces dernières années de Condé dans y Histoire de Madame de Maintenons par M. le duc de Noailles, chapitre ii, tome III.
1 C’est une grande exagération. Madame la duchesse, ûlle du roi, qui avait épousé, en 1685, le petit-fils de Condé, étant tombée malade de la petite vérole à Fontainehleau (octobre 1686), Condé, quoique infirme et malade, accx)urut, et quand le roi voulut pénétrer dans l’appartement de la princesse, il lui barra le passage, « nouvelle ma-
nière, dit Bossuet, de s’exposer pour son roi. » Il ne fit plus que languir à Fontainebleau, donna le spectacle de cette belle mort si bien dépeinte dans rOraison funèbre, et écrivit au roi, la veille de son dernier jour, une lettre a admirable où il jugeait sa conduite, et la jugeait sévèrement. » (Lettre de Madame de Maiutenon), pour le prier d’oublier le temps de sa vie où il avait eu le malheur de porter les armes contre lui. Il mourut le 11 décembre