‹ Sicle de Louis XIVChapitre 194 sur 447 · Les Hollandais s’en emparèrent le 5 octobre · texte numérisé non relu

Les Hollandais s’en emparèrent le 5 octobre

3. Ou plutôt le fort construit sur les bords de la Gambie, dans la Sénégainbie.

4. Pointis (J. -Bernard Desjeans, baron de), né en 1635, mort en 1707, se distingua surtout dans des expédilions

contre les Barbaresques (1681-1686), puis dans l’expédition contre Carthagène (1697).

.5. Le chef d’escadre venait après le lieutenant général.

6. Garthagène, à l’embouchure de la Magdalena. dans la république de la Nouvelle-Grenade, f;ût encore un grand commerce et a 20,000 habitants.

7. Duguay-Trouin (René), né à Saint-Malo en 1673, mort en 1736, tili

manquait que de grandes flottes pour avoir la réputation de Dragul ou de Barberousse ^

Jean Bart ^ se fit aussi une grande réputation parmi les corsaires. De simple matelot il devint enfin chef d’escadre, ainsi que Duguay-Trouin. Leurs noms sont encore illustres.

Les ennemis prenaient moins de vaisseaux marchands français, parce qu’il y en avait moins. La mort de Colbert et la guerre avaient beaucoup diminué le commerce

Le résultat des expéditions de terre et de mer était donc le malheur universel. Ceux qui ont plus d’humanité que de politique remarqueront que, dans cette guerre, Louis XIV était armé contre son beau-frère le roi d’Espagne, contre l’électeur de Bavière, dont il avait donné la sœur à son fils le Dauphin, contre l’électeur palatin, dont il brûla les États après avoir marié Monsieur à la princesse palatine. Le roi Jacques fut chassé du trône par son gendre et par sa fille. Depuis même on a vu le duc de Savoie ligué encore contre la France, où l’une de ses filles était Dauphine, et contre l’Espagne, où l’autre était reine. La plupart des guerres entre les princes chrétiens sont des espèces de guerres civiles.

L’entreprise la plus criminelle de toute cette guerre fut la seule véritablement heureuse. Guillaume réussit toujours pleinement en Angleterre et en Irlande. Ailleurs les succès furent balancés. Quand j’-appelle cette entreprise criminelle, je n’examine pas si la nation, après avoir répandu le sang du père, avait tort ou raison de proscrire le fils, et de défendre sa religion et scs

d’un armateur, fit d’abord la course sur des corsaires, armés par sa famille ou par le gouvernement. Ses succès furent tels que Louis XIV lui donna le grade de capitaine de frégate. 11 se signala surtout dans la guerre de la succession d’Espagne.

1. KUaireddin-Barberousse et son successeur Dragut sont deux célèbres pirates du XVI* siècle. Maîtres des côtes septentrionales d’Afrique, amiraux de Soliman, ils ne cessèrent de ravager les côtes de la Méditerranée.

2. Jean B.\nr ou Barth, né à Dunkerque en 1651, mort en 1702, se fit de bonne heure capitaine de corsaires, et, par ses exploits, força le roi à le nommer lieutenant, puis capitaine de vaisseau. Il devint chef d’escadre en 1697 ; l.ouis XIV lui ayant annoncé son avancement : « Sire, lui répondit Jean Bart, vous avez bien fait. » Sa résolu-

tion, sa rude franchise, sa bravoure téméraire, ont fait de lui le type populaire du marin français.

3. Vauban avait donné le conseil de substituer aux grandes Hottes militaires le système de l’armement en course : « On trouvera, écrivait-il dans un Mémoire très-curieux, que la France a des avantages pour la course qui surpassent en tout et partout ceux de ses voisins, parce que tout le commerce de ses ennemis passe et repasse à portée de ses côtes et de ses ports les plus considérables... Ce moyen enrichira le royaume, y engagera par ses profits une infinité de particuliers, fera quantité de bons officiers et matelots au roi, etc. » Saint-Malo et Dunkerque se distinguèrent surtout dans cette guerre de corsaires; les Malouins, à eux seuls, enlevèrent aux alliés plus de deu.x mille voiles.

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