L’épargne. — C’était alors le nom du trésor royal
3. Fouquet pouvait paraître plus redoutable qu’il n’était réellement; ses partisans le nommaient déjà l'Avenir :
il avait Belle-lsle qu’il fortifiait, Concarneau et plusieurs places en Bretagne et ailleurs, dont les commandants lui étaient dévoués; il comptait sur Nuchèze, qui était à la tête d’une flotte sur l’Océan, et sur Créqui, général des galères; il avait pour gendres les ducs de Cliarost et de Crussol ; de Lionne
lui était lié par d’étroites obligations ; le maréchal de Gramont, le maréchal d’Aumont, la comtesse de Soissons, une foule de personnages importants, hommes et femmes, étaient dans ses intérêts. (Voir Chéruel, Projet de Fouquet^ trouvé à Saint-Mandé.)
4. La Fontaine implora la grâce du surintendant dans une élégie touchante.
Madame de Sévigné, dans une suite de lettres à Pomponne, rend compte du procès de ce cher et malheureux ami, avec la plus vive sollicitude. Pellissoii le défendit avec éloquence. Saint-Evremond, Mademoiselle de Scudéry se prononcèrent aussi pour lui. Loret fit l’éloge du surintendant et perdit sa pension ; Brébeuf, dit-on, tomba malade de chagrin : des émissaires parcouraient les provinces pour exciter la pitié en sa faveur, etc.