Chapitre am Thabltat des guépards, le -variétés et leara robes
Le guépard se trouve partout, excepté en Rouméli Perse, à cause du froid. — On dit que dans ces pa gazelles y sont rares. Los hommes de métier prétend' le guépard ne se trouve qu'à l'Ouest, au Sud et à ï l'Ouest, dans tous les pays qui se succèdent ; dans li dans les contrées qui se font suite jusqu'au Hedjaz ïemeu ainsi que dans l'Irak; à l'Est, dans la directi< Indes jusqu'au Tfaibet. Les pays où l'ou ne trouve guépards sont au Nord : en Perse, en Turquie et easue.
Le célèbce mattce Abour£r-Bouhb<
Ms-Mvaat et Irës-versé âaos la science de la chasse et qnl vivait du temps des Eyoub, vers l'année 500 (je l'ai lu dans l'bisloire), assare qu'en Perse, il existe une vaste contrée omnue sous le nom d'Irak od le climat est tempéré, les neiges peu abondantes et où l'on trouve beaucoup de gazelles et de guépards.
Les gens expérimentés affirment que les guépards du pays de Samaoua (pays entre Goura et ta Syrie) sont les meilleures pour chasser à-courre— que ceux qui proviennent de l'Ë^pte, sont meilleurs, avec cette différence cependant que la robe des premiers est plus belle. Les guépards de Samaoua sont très-agréables à voir. Ils ont la robe presque blanche et les taches peu nombreuses. Ils sont légers et leurs membres sont longs. Les miles de cette variété sont Ifféférables à leurs femelles, et celles-ci sont la plus agréable des choses à voir ; elles ne se fôtiguent point k la course et peut-être même que certaines de ces femelles courent une journée entière. Leur dos est allongé, longue est leur qneue, leur cou en s'étendant est un jouet, leurs reins se courbent comme un serpent qui se tord, leur queue, lorsqu'elles la redressent, ressemble & une lance.
Cette race de guépards est la meilleure, la plus utile et celle qui mérite le plus d'éloges.
Les guépards du Hedjaz sont plus patients, plus durs à la fatigae dans les terrains difûciles, mais inférieurs dans les sentiers, avec cette réserve, cependant, que les guépards de Samaoua ont plus d'haleine et une plus grande rapidité de course. — Les guépards du Hedjaz ont la plante du pied dure, mais ceux du Samaoua résistent mieux, en Syrie et dans d'aotres lieux où il fait froid. Les guépards du Hedjaz supportent mieux la chaleur que toutes les autres variétés. La plupait ont la robe tirant sur le rouge et le jaune ; cela vient du terrain, de même que ceux du Samaoua ont la robe qnitire davantage au blanc: ne dit-on point que les gazelles des Indes sont noires, de la couleur de la terre, ainsi que les gazelles musquées qui sont de couleur noire, de même eoeore le goépard du Yemen rat noir.
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Oq assure gae dans le pays tartare, (la Tartaiie eat le pays qui fait suite au Sindjar sur le cdté Est, à aoe distance d'une journée de marche à cheval, que cette contrée a de nombreux cours d'eau, beaucoup de Nabaa ( Catara Tenax) qui ne servent à rien, des joncs et des roseaux;) oa trouve beaucoup de guépards, des lions et d'autres animaux sauvages, et que les guépards ne sont ni rouge&tres ni jaunâtres et ont rbaleine longue. Cette espèce de guépards a été éprouvée dernièrement à Hossool sur les guelles de ce pa.yît gui sont les gazelles les plus renommées pour la course ; ou dit que ces guépards ont les côtes plus développées et les jointures des articulations plus fortes que les autres. Les gazelles rapides de Hossoul se trouvent sur le territoire de Niuive que les habitants de Mossoul appellent Nebi-Younes. Que le salut soit sur lui l La plaine de Uossoul est déserte, on y trouve des gazelles et des guépards d'unen^ice estimée, qui supportent les chemins qui usent les pieds, qui ne craignent ni la chaleur ni le froid. Ces guépards sont amenés dans la ville de Mossoul, à Arbelle, on en trouve également à Ehalat et même à Choherzor.
Les guépards de Syrie sont d'une race peu distinguée, d'aspect féroce: mis en croupe derrière le diasseur à cheval, il est presque plus haut que lui. On trouve en Syrie une variété de guépards plus petite, maïs on ne peut ea faire l'éloge car ils attaquent l'homme et les bœufs, et à, cause de leur méchanceté ou ne peut vouloir s'en servir. Ils sont d'une robe rougeàtre, ils ont la queue forte, la tête grande, le cou gros, les oreilles longues, les pattes fortes, ils habitent jusqu'auprès du rivage de la mer, avec la dififérence que les guépards du Sahel tirent sur le noir.
Les meilleurs guépards et les plus forts viennent d'Antiocbe et d'Ascalon. Ceux de Zerka sont plus élégants, la couleur de leur robe est plus belle. Ils attaquent l'homme. Oa rencontre parmi eux des guépards d'une couleur blaucbAtre et rougeâtre, ceux-là ont l'haleine plus longue que ceux qui viennent de Damas.
Les guépards du pays de Krik sont meilleurs que tous les
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antres, et oat quelque ressemblance avec ceux de Samaouft (Pacpuctie, Coufk et la Syrie) quant au caractère, à la conformation, à l'actioa, à la beauté de la robe et à l'agilité. On reconaatt ces guépards rieo qu'en les voyant passer, ils sont très-reDotnmés chez les Arabes, dans les paya de Syrie et d'Egypte.
Le guépard dressé à chasser de concert avec le faucon est d'un prix inestimable.
Les guépards de Sader sont préférables à ceux d'Egypte.
Ceux de Samaouâ et de Erik ODt le caractère méchant.
Les guépards de Sader ont la robe d'un beau blanc et janae.
Souvent les Arabes trompent et donnent des guépards de Sader comme étant de Krlk, quoique celui-ci ait le poil épais, long, traînant à terre et que celui-là ait le poil rare, ras, qu'il soit maigre et peu musclé.
Les guépards du Caire, quoique trés-appréciés, ne sont pas agréables à la vue. Ils ont la robe d'un blanc sale, leur corps est épais, leur aspect grossier, leur caractère difQcile, et s'attaquent même à l'bomme. Ils sont gros et chassent les veaux et les ÂDons. Dressés à la laisse, ils deviennent très-bons pour prendre le gibier, et très-uiiles pour la chasse ordinaire ; leurs pattes sont dureset valent mieux queles guépards d'Alexandrie.
Les guépards de Barka chassent la gazelle blanche ou tirant sur le blanc, qui est une gabelle de bonne race, dont l'haleine est longue. Les gazelles du Caire sont plus rapides à la course que celles d'Alexandrie qui sont délicates et qui sont connues comme les gazelles les moins robustes.
Les Beni-Salem, Arabes qui causent de grands préjudices â leurs voisins) et que i'aulorilé devrait prendre et en purger la lerre, s'ils ne s'amendent point et s'ils ne se repentent point de leurs méfaits), ont dans leur pays, des guépards qu'ils conduisent en Egypte et qui sont très-bons ; leur pelage est blanc, rougeàtre ou jeaunAtre, mais jamais noir ; leur poil est ras ; mais les guépards du Caire leur sonl préférables, car ils sont plus vites à la course Cependant ceux de
Beni-Selem sont meilleurs, si ce n'est qu'ils sont \ licats.
Cest li tout ce que aous avions à dire sur les diQ variétés de guépards
H'IeoDakel (kalife), était grand amateur de chasse pard. Etant un jour en chasse avec un guépard en on lui amena un ennemi qui avait fui et qui méritait i liment pour son crime. M'teouaket dégaina son sab: frapper cet homme au cou, lortqu'entie lui et le a passa un lièvre qui s'enfuyait. Le Kalife jeta son sabn son guépard sur le gibier et se mit à courir après jus qu'il fut pris. Alors, descendant de cheval, il égo: lièvre, en fit manger un morceau au guépard, et se tt du côté de ses courtisans, il leur.dlt : « J'allais réj( créatures de Dieu en tuant un de mes ennemis, n lièvre m'a enlevé la colère que j'avais dans le cœur, ensuite venir cet homme et lorsqu'il fut devant .ui, H kel récita ces paroles du Livre sacré : Nous avons reu vie par wn gratid holocuuste. Le Kalife pardonna à son e le comhia de bienfaits, l'admil au nombre de ses conviv qu'il vécut, et jusqu'à ce que Dieu le reçut danssa miser
C'est une des meilleures anecdotes qu'il y ait s amateurs de chasse.
Rachid et Moùtasseur ( calife Abassàde), grands chasseurs. Mohammed El Amin était piissionn cet exercice. Si nous devions compter les califes, les j et tous ceux qui se sont laissé absorber par la passioi chasse, l'énuméralion en serait trop longue.
On dresse le guépard et on lui apprend à revenir en I çant sur de jeunes gazelles ; les veneurs de guépard vent.
Pour habituer le guépard à préférer la gazelle m fitut chaque fois qu'il prend un mAle lui en laisser n: autant qu'il veut, mais toutes les fois qu'il prend une fe ou un jeune, ne point lui en laisser nianger, te rep< loin de sa proie. Cependant, si on doit lui donnera m: il ne faut le faire qu'une fois remonté k cheval. Oi
ainsi jusqu'à ca que le guépard se stril habitué à n'attaquer que les mâles, car sachant cela, le guépard, s'il pitit à Dieu, n'attaquera plus que ceux-ci.
Chi^itre aur le changement de oaractire da Gnép»rd.
S'il preod l'habitude de fuir, sachez qu'il est frappé. On le comprend si on lui voit frapper la terre de ses pattes, en arrivant- Lorsqu'on s'en apercevra, il n'y a qu'un seul remède, c'est de changer son veneur.
S'il continue à ne pas prendre le gibier, et qu'il persiste dans cette habitude, le nouveau veneur doit lui donner i manger avant de le lancer sur le gibier, et ne lui donner qae le tiers de sa nourriture habituelle, de façon qu'il reste sur le goût de manger. Ensuite, il frottera un morceau de fromage avec du sel, lui en fera goûter une bouchée seule, et toutes les fois, qu'après l'avoir lancé sur le gibier, il ne l'aura point pris, il lui donnera à manger une petite bouchée de ce fromage salé. Il fera cela pendant trois jours ou dnq au plus, sans lui donner à manger sa sufBsance S'il suit ce conseil, le guépard ne recommencera plus à manquer le gibier, à moins qu'il n'aie peur, soit de son veneur, soit du cheval. En effet, il y a des guépards qui, descendus de dessus le cheval, éprouvent un tel soulageme^ qu'ils ne veulent plus revenir au veneur, par haine du cheval. Ce défaut est trës-diflîcile à guérir.
Le premier homme qui a, dit-on, fait porter le guépard sur le cheval est Yezid Ben Mouâouia.
Pajrtlciilarltés dn Gnépard.
Aristote a dit que le lion aime l'odeur du guépard et qu'il trouve son gîte î l'odorat ; peut-être y a-t-il là un effet de sympathie. Le guépard se tapit sur un arbre, et si un cerf
Tient à passer à sa portée, il bondit sur lai, lui eofoace les griffes sur les épaules et lui suce le saog jusqu'à ce qu'affaibli, il tombe. Les autres guépards surviennent alors et tous ensemble ils le déroreot. Si un lion vient à passer, ils quittent leur proie et la lui abandonnent, comme pour lui en faire offrande.
Les guépards contractent quelquefois une maladie appelée angijte du guépard, et alors, malheur à eux. S'ils mangent, étant atteints de cette maladie, des excréments bumains, ils guériront.
Par instinct, le guépard aime les belles voix, il lui prête l'oreille, c'est peut-être pour ce motif qu'on peut le prendre à la citasse.
Si par vieillesse ou tout autre motif, un guépard ne peut trouver sa nourriture, les autres guépards le nourrissent ; chacun, à tour de rôle, doit lui donner son manger d'une journée.
Quel exemple de loyauté à remplir un devoir donné par cet animal sauvage !
Si nu cheval a le tic de mAcber la longe du licol, il suffira de la frotter avec de l'excrément de guépard. Le cheval, en sentant cette odeur, perdra l'habitude de m&dier sa longe.
Des guépards deviennent quelquefois furieux d'avoir laissé échapper le gibier, et alors il pourrait leur arriver de tUM leur veneur.
Le guépard s'habitue à celui qui lui fait du bien et on dit de lui qu'il est le voleur des voleurs pour le compte du lion.
Aucune vertu spécifique n'est attachée aux membres du guépard, comme pour les autres animaux féroces. On prétend, cependant, que son fiel fondu, placé sur une plaie, arrête le sang- On assure également que son Bel mélangé au vitriol est un poison mortel, et qu'il fait ouvrir les abcès en les touchant.
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La chasae du Lièvre au guépard
La chasse du Lièvre au guépard qui commeuce à être dressé est tr6s agréable surtout si le guépard est bien apprivoisé- Il ne faut pas lui faire chasser le lièvre Jus'^u'à ce qu'il s'en détourne et qu'il en connaisse toutes les ruses ; si l'on chasse, trois ou quatre lancers suiliseat pour le dresser et l'on peut ensuite battre la campagne eu lui tenant la (été tantôt couverte, tantôt découverte, suivant ce que l'on jugera nécessaire avant qu'il ne se fatigue d'être porté sur le coussin. Si on s'aperçoit qu'il éprouve de l'ennui, on fera asseoir quelqu'un près de lui qui lui parlera et qui le distraira. On tâchera d'avoir une jeune gazelle que l'on placera derrière un voile et on découvrira la tôte du guépard deux ou trois fois et ensuite on lui fera partir le gibier en le lançant dessus.
Le fond de l'art du chasseur est d'avoir un bon caractère, d'ôtre attentif, de savoir bien régler la nourriture, de connaître le dressage, et de posséder la science de l'équitation et de la course sur les chevaux.
Dressase dn lioup cervler
L'auteur de la vie des animaux dit que le loup cervier est une espèce de félin de la taille d'un petit cbi^ qui ressemble au guépard. Chasser avec cet animal est un divertissement des plus agréables. Il ne mange que de la viande. Il chasse les grues, et quelquefois même il saute sur l'homme, ou dit qu'il est le chat de la steppe. Les Persans l'on nommé Siah Kouch, oreille noire. On ignore ceux qui l'ont employé avant les Persans. Les Arabes l'ont nommé Anak El Ard k cause de sa couleur qui est celle de la terre. On raconte sur
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lui des histoires merveilleuses, et oa s'en sert pour chasser la grue, l'outarde et l'oie sauvage et d'autres animaux. Le loup rerrier combat le lion si ce dernier vient à lui disputer sa proie, el cela de la manière suivante ; Si le lion vient à se jeter sur lui, il se place entre ses deux pattes de devant et alors le lion ne peut plus rien contre lui, ensuite il s'attache à une place où il n'a rien à craindre de son ennemi, il lui plante ses griOes dan.* la gorge, lui mord le dos et les cAtâs, se tient avec ses griffes enfoncées, collé contre sa poitrioe. Le lion ne peut s'en débarrasser, à moins qu'étant prés d'un endroit où se trouve de l'eau, il ne s'y plonge entièrement et n'en sorte qu'après que cet affamé n'ait lâché prise, si Don il succombe.
Daus la steppe, le loup cervier s'attaque à toutes les grosses bêtes féroces, si ceUes-ci veulent lui prendre sa proie.
Si le veneur venait à. attacher le loup cervier dans le même lieu que le guépard, il montrerait ainsi qu'il est faible d'esprit el qu'il connaît peu son art. La manière d'agir avec le loup cervier est toute autre que celle dont il faut user avec le guépard car son naturel est plus féroce, et d'une constitution plus forte, et le loup cervier peut faire des bonds d'au moins dix coudées.
On emploie ces animaux à la chasse, surtout en Perse, à Mossous el en Roumelie, et les plus habiles dresseurs sont les Persans; c'est eu Perse que l'on trouve le plus de personnes qui savent dresser les animaux féroces.
Revenons k la manière de dresser cet aiïamé que les arabes nomment Anah Et Àrd (celui qui embrasse la terre) el qui est la même que celle dont on se sert pour le guépard, seulement il faut lui mettre dans l'eau ou une grue, ou une oie et l'encourager à la prendre jusqu'à ce qu'il s'y habitue. Ou dit aussi qu'il a été appelé ÂnaA Et Ard par les Arabes, parce qu'il jaillit de la terre quand il bondit sans qu'on ait pu l'apercevoir avant son saut à cause de sa couleur qui le ^t confondre avec la t^rre.
Le loup cervier fait, pour atteindre un oiseau qui part
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devant lui, ud bond mesurant vingt coudées de haut et quarante coudées de loug, et ces fauves oe chassent point avec un dressear autre que le leur, et ie dresseur doit feire montre de son habileté, car sans cela on ne leur accorderait aucune préférence.
Celui auquel rien ne saurait être assimilé a créé tout ce qui existe.
Dans ce livre, je ne parle du loup cervier qu'incidemment, parce que cet animal ne se trouve point dans nos pays et qu'il ne se rencontre qu'en Perse.