‹ Sid Mohamed el MangaliChapitre 21 sur 31 · Chapitre 'sur le faucon roux^ dit SchgâF · texte numérisé non relu

Chapitre 'sur le faucon roux^ dit SchgâF

aes pax'tîcnlapités, sa valcuF marchandre

et son pays d'origine.

Voici les qualités qu'il doif avoir : ses phiraes doivent élre fl'nes,. 61 qaeuo, courte ; ses ailes, longues ; sa physionomie, vive; sfta vol, rapide; ses serres, puissanies ; ses plumes, larges; son dos, fort; sa poitrine, large; sa tfite, grosse ; SOD col, court ; ses pattes, courtes ; ses cuisses, charnues. Les plumes de son col doivent ôtre fournies ; son vot doit être souteua, et lancé sur une proie, il doit être rapide S'il fn^pe <hi bec, il doit meurtrir et couper; s'il chasse, il doit sëTepaltrâiavecIui poÏQt n'est besoin de diieo, /ort de leD'COUp d'aile, s'il s'élance Eur un libvre, il doit le prendre^ qu'il soit près ou loin. Ce faucon vient de la Circaasie^ ou doit craindre pour lu! les chocs, et il n'est pas permis ds le lancer sur un petit gibier, car il frappe avec vit^ence ; et, pour cette raison, les Persans ne s'en servent point contre le meiiu gibier. Il n'est pas d'un bon emploi contre les oiseaux d'eau.

Son prix est de 500 à 1 ,000 dinars, à cause de sa rareté et du petit nombre de ces laucons qui sont exportés de Clircas* sie. Ob ii'«b envoie que comme présents aux soaVentiae et

T,Goo(^lc

l'on ne troave à expédier au dehors que cens que Toti vole oa qae l'on prend au moment d'une trêve. Il en est de môote du faucon (alezan) Eilreheb. II n'est pas permis de l'appelCT sans lui présenter ud simulacre que l'on fait avec des plumes d'outardes que l'ou prend aux ailes de ces oiseaux et que l'on assemble en les cousant. Ensuite on l'appelle en le lui présentant et en le faisant sauter dessus. On lui apprend aiusi à chasser ce gibier. Il est bon de l'habituer à porter un capuchon qui lui couvre la tête et le bec, cela vaut mieux que de le laisser libre-, en effet, quand on lui enlève ce capuchoD, U est plus ardent àse lancer sur la proie et plus passionné pour la chasse que ceux â qui on n'en met point. Il arrive quelquefois comme pour le guépard, que ces faucons perdent l'amour de la chasse. II lui arrive quelquefois aussi, lorsqu'il est attaché et qu'il s'élance, de s'écorcher les paites.

Cliapitre bop le Sabar, snr son paya d'ori^ne, SOS variétés dera«e, pnre ou mêlée.

Cet oiseau s'appelle, chez les Persans, le Mario, et il ne se trouve qu'à certaines époques fixes de l'année. II accomplit son voyage deux fois par au. Le premier passage, que les gens d'Irak appellent le passage montant, indiquant ainsi son arrivée de la mer, a lieu de la moitié d'août à la fin de septembre -, le second passage s'appelle relardé, indiquant ainsi que c'est celui de ceux qui restent. On dit, et Dieu sait si cela est vrai, qu'il niche dans le quart du monde qui est en ruine. Des sages prétendent qu'il s'envole dans le ciel pendant un laps de temps de 10 et 15 jours et nuits consécutives, sans manger et sans descendre sur terre. La preuve, c'est qu'il est le seul animal de proie qui sorte de son perchoir gras après un jeune de cinq jours, quelques-uns même après une abstinence de dix jours et plus. Une seconde preuve de ce Ëtit, c'est qu'il est le seul oiseau de proie, avec le (you-

T,Goo(^le

Tdh), qui n'ait point de jeunes, et i part lui, od ne voit pas DQ jeune oiseau qui n'ait avec lui un autre de son espèce déjà grand. Ces feucooa doiveut nicher dans les déserts et dans les Iles de la mer, et peut-être que lorsqu'ils voient passer un Mtiment, ils s*? reposent. Les sakars de pure racQ et qui sont qnaliBés sont de sept conleora: les nos sont parfaits et les autres moins bons, et les personnes d'expérience les distinguent par leur grande pratique et par l'usage. Les Arabes préfèrent les noirs qu'ils considèrent comme les meilleurs. Mais les Bédouins expérimentés bl&ment la préférence donnée aux noirs et reconnaissent qu'excellents pour la chasse do la gazelle, ils ne valent rien pour celle de l'outarde, parce que l'outarde ne l'attend point, Le craint à cause de sa couleur noire et se sauve avant qu'il ne s'élance sur elle, tandis qu'elle ne fuit pas devant le sakar blanc. Il y a des variétés de sakars jaunes, roux, alezans, verts (variété da noir), de couleur du musc et de la cendre. Pour chassa, on n'ûme pas beaucoup le blanc gui, quelquefois, s'élève dans te àel et n'en descend plus. Quant au Jaune, à l'alezan, il répond de suite à l'appel de son maître ; mais le noir, celui de couleur du musc et le vert appartiennent à des variétés inférieures de cette espèce d'oiseaux de praie.

Celai qui est noir est le seigneur des bucons Sahars, celui qui est le plus ardent à la poursuite, le plus généreux comme race. Le meilleur emploi que l'on en puisse fitire, c'est de les lancer centrales gibiers àpoil, tels que gazelles ti autres. Lancé sur la gazelle, il est vigoureux dans la prise, poissant par le battement de ses ailes, et ne se refuse jamais i l'attaque. Lorsqu'il fond sur la tête d'uoe gazelle, on croirait qu'il ressemble & un avare qui met la main sur un trésor, ou à un guerrier vainqueur après un long combat. On dirait qu'il a été créé ensemble avec la tète de la gazelle, et qu'il a sur elle des droits de souverain. Il ne cesse de la retenir sous sa griffe, et il ne veut la lâcher que sans vie. Toid ce qu'en a dit le poète :

■ D'une nature violente, d'une constitution solide inconn parablep sans l&cheté.

■,Gt)Ogle

t]l«t,<|ioaBbgai^, Il mort subite, s'il étend ses sems metfiiSB, 4^rtle Mpu. ■

ÛsAûceaB de cette race de Sakara de cotdear noire, en Utâqnadt 1« ^Uelle meareat souveat mordus ou meurtris par WcbiMK- S'il tombepar terre, il se hftte de rerenlr sur aa tmie, en l'attaquant avec les chiens. Il y a lieu de craindre fDnr loi si le gibier chassé est un renard on on lièvre qui eonrt dans un endroit rocailleux ou Ixâsé, car il le suivra daus l'ardeur de sa poursuite jusque dans son gîte-

Le corps bien arrondi et les yeux conlenr de gerboise, sont, dans les Sakars, àgne de belle race et de parfaite conformation. Les marques de noblesse dans cette variété de Aiucon sont les suivautes : — Qnesse de la plume, au point de laisser voir sous la plome de dessus celle de dessons ; orne ou douze points sur la queue. — Longueur des ailes, de la pointe, à l'épaule, deux pans, et an plus deux paos et on ponce et au moins deux pans moins un pouce, la main bien ouverte. Il fout, en réunissant lesdoigts Indicateurs, du milieu et annulaires, en étendant le pouce et le petit doigt et en les plaçant aux deux naissances des ailes, que la poitrine da &ucon soit comprise dans cet espace ; cette mesnre sera celle d'un fancoD remarquable. Ta reconnaîtras la vigueur du vol par l'examen des plumes, et si les barbes commencent ft la radne de la plume, tu sauras que son vol sera sans force; .mais si les t>arï>es de la plume commencent loin de l'endroit où elle natl, et si elles sont bien effilées, tu seras sûr qu'il sera vigoureux dans son vol. On doit ansM examiner la queue, si elle est bien unie, et les plumes bien serrées l'ane sur l'antre, lorsque le foucoa est sur le poing, on saura qu'il est bien doué pour le vol.

Le Sakar blanc n'est point tel que le noir ponr la fidélité et pour l'attaque, mais son élan est puissant et son choc violent, il est rapide i la montée et i la descente, s'il tombe, .il se relève rapide; s'il fonce sur le gibier, il frappe du bec, s'il se redresse, il ouvre les ailes, s'il aperçoit un compa- •fDon, il est lùqué dans son amour propre ; c'est l'oiseau !e pins jaloux de sa proie. H vent é&e seul à la pou^dvie et

■.,Goo^\c

il in dé^irie jamais tont son eflbrt, mais il ot penévénoU

S'il » avec lui oa boa oiseleur, il devient vif coaune le ttn. -^ Il est parfait pour le lièvre et la jeune gaz^e.

i:«Sakarroiigeestpréfénible an blanc, miiBDOiuaTiHispuM d'abord du blauc parce qa'il est aussi boD que posrible, aveo le saiar noir, pour cbasser la gazelle, et cela i c«»e de a ra^udité à g'élevra et i fimcer ; mais rarement il est bon pour chasser les grues et les oies sauvages. Les égyptiens eB majorité l'emploient k la cbasse, mais il se dégoutte fuUement de la chasse, et s'il s'en détourne, ce n'ert qu'avec bin de la peine que l'on réussit à loi redonner l'ardeur.

Eu cela, le sakar janne loi ressemble, avec oAte différenee qu'il est plus que lui persévérant et patieot dans l'action. U est plus acharné que le sakar blanc et plus fidèle, mais sa constitatioa faible le rend sensible au froid. Ces deux vari^ tés sont plus fortes que la noire pour la lutte, mais le noir est plus acharné, plus fidèle et plus persévérant.

Le Sakar jaune est d'un bon emploi pour chasser la gazelle, le faucon destiné à cette chasse doit le plus souvent é^ persévérant dans la poursuite, ne point s'emparec de 3^ [noie avec ténacité et rage, car il y a pour lui crainte de se briser les cAtes. Le sakar dont l'étreinte est courte, larenoavelle et est rapide i saisir. C'est pour lui une condition de persévérance et pour les chiens une r^son de sécurité.

Les Sakars blancs et jaunes sont deux variétés Ms-timides avec les chiens, si les sakars prennent le gibier et que le chien arrive pour le mordre, ils le laissent de peur des chiens, et revieBsent à son aide si le chien ne réussit poiiU dans la lutte, et c'est là ce qu'il y a de mleuxà désirer da Sakar pour chasser la gazelle. Quant au Sakar noir, il ne sa relire devant le chien que raremoat, quant au rouge oa doit craindre qne, dans son acharnement, il ne s'attaque souvent an chien le prenant pour la gazelle, et ce bncon est facilement victime.

On dispose pour chasser la gazelle trois Sakars, l'un dt^ avoir l'étreinte puissante et persévérante, être plein d'action et de vigilance, et les deux antoes doivoit étoe balÀtués 4

.,Googlc

s'élever et fonâifi sonreiit sur la proie, d'ane action poissante, et de sorte que si l'un des deux prend, il mord, mais sans être tenace dans son étreinte, car ei l'étreinte du Salcar se prolon^, la gazelle finit par ouvrir lesyeuxetsesaaTe, mais si tandis qne l'un tient bon, les antres montent et descendent, elle s'étonrdit et elle est perdue.

Le poète a dit en critiquant les Sakars noirs et cen<lrés les vers sairants :

« Dieu n'a pas béni les Sakars noirs et cendrés, ils sont plus que les antres oiseaux dignes de reproches.

s Combien de fotignes épronva l'homme sans obtenir le but île sa poursuite — combien il peine, et leur proie devient iUicite. *

Les syriens appellent le Sakxr cendré, le citoyen, les gens dlrak le nomment le Cendré et aussi El Ekez. Pour l'action il ressemble au Sakar vert-

Chapitre sur les faucons Chelcook, bop lears qnallt^s, la pnreté et l'Iaférlorité de leurs

Ils se divisent en cinq variétés. Les noirs qui sont les meilleurs. — Les rouges qui sont les plus forts et les plus beaux — Les blancs qui sont les plus éclatants, et ceux aor lesquels on peut fonder le plus d'espoir. — Les verts qui sont les plus rares et les moins appréciés. — Les jauaes qui i<ont les plus agréables à l'œil et les plus hardis, car ils chassent le lièvre et la perdrix grise. Us ressemblent pour ta conformaUon et leurs instincts au Sankar. — Ils sont tigrés sur le dos, très-fidèles et faciles à apprivoiser. . Voi(^ ce qu'un poète a dit d'eux:

■ Les Sakars privés sont de braves oiseaux et les meilleurs sont ceox de Perse.

• Les jeunes sont malidenx comme des singes , ils chassent lesgmes, ils anéantissent les TtoftAam,

■vGoogle

«De môme qne le lion r^arde avec m^pmrBi^foie,d6''

même ils côQSidèrent les gmes. ;' A; ::--''•:'.":-.

■ Ils chassent l'antruche qui les Mt^léa'gtvish^ioiis les' antres gibiers.

t d'dd grand élan, d'nn retour fàdie, d'an sommeil léger, et sans miséricorde pour sa proie.

■ Sans acharnement exagéré, sans étreinte longue, il est la joie de ses familliers quand ils ont besoÏD de lui.

« 11 chasse la grosse béte, il prend les petits gibiers — il fiait ressortir le peu de valeur des uns et il donne généreusement le gibier. >

Cette variété se trouve principalement en Perse, et la plupart de ces oiseaux se tuent en se jetant à terre ; mais aussi quand ils s'élèvent ils partent comme des flèches, jaillissent comme des étincelles et sont comme des éclairs. Cette espèce, en Syrie et en Bgypte, est connue sous le nom de sakaona ; mais le sakaona est une autre variété de faucon. Ils appellent généralement sakaona tons les sakaouas, surtout lorsqalls voient que le faucon est astucieux ; et ils appellent aussi sakaona tous ceux <iui ont une apparence blancbJUre, qui ont des marques petites sur la poitrine et dont la poitrine est blanche, mais en réalité le pajtaoua egt une variété que l'on rencontre rarement et qui ne se trouve que dans les rtchers et les ravins Isolés sur tes versants des montagnes. Les persoBoes adonnées à la chasse connaissent cette variété qui ressemble au sakar et à t'épervier, et qui est une variété des sakars qni s'appelle sakaoua. Les Persans la connaissent sous le nom de femelle d'épervier, et c'est le mot propre, car il indique le sakar et l'épervier, et désigne la race du sakar et la race de l'épervier ; c'est là le vrai sakaona, mais les autres sont des sakars, et tous ceux que l'on trouve en £g;pte appartiennent à la race des sakars, car il n'est pas possible de trouver cette race de sakaona en Egypte, à moins qu'elle n'y soit de passage. Cette variété stationne quelqueîcàs dans les Iles de la mer, elle est délicate, plus délicate qne le sakar. Le mâle est plus petit que le faucon mâle. Il y & des praw)nne3 qui l'appellent le sakar mâle. Il y a d'antres

^,Gt)t)gle

'tbfeMMnr^idië'déi^nMrt mus le nom â^porto- de mer.

;;7f?6iit^Stre:rieiit-ll qnelquefcHS en c&dean et c'est là le mû ÀtlôCù. Sa ifiôttreur 'est noire, d'ua noir franc, le bec Dmr; on les appelle les scbouacbd. Une des particalarités de (»tte Ttriété est d'avoir la qnene longue, et de distance en distance un point rond comme un globe. On dit anssi de cette espèce, le brillant et les marques blanches n'ont pas la largeur de la plume et sa plome est bariolée ; toutes les fois que l'os remarque cette particnlarilâ, ce sera un sakaooa. Il ne pent être que blanc, verdAtre on noir. On ne le trouve pas dans les montagnes. Il est blanc et les jennes sont noirs. Il habite les rivages et les Iles et il rorme ane variété des eepéces orientales.

C9wpltre aiir ■•• mftlMi den oImkiix de proie» tels qne fenooMy tiercelets, éperderaf sakars, mui* Itmrm, yoayoas» basea, alclea, aabalw ovientau, aabera et aatrea.

Le m&le est toujours moins fort. Gark est le nom du rançon mAIe dans toutes les variétés. Le Eerck est le m&te des épervi^^de mer; c'est lui que l'on nomme leKoubl, qui est pins délicat que le Sanlcar, et le Za&zi est le nom du m&le. Les Égyptiens le nomment Zaghrafai ; les Syriens le nomment simplement le mâle. La Buse mâle couleur de noix de galle, la Buse mâle appelée Batrik et les variétés qni sont blancbes sous les ailes et la queue s'appellent aussi des mâles. Les habitants de l'Irak le surnomment Cassaillant, voulant indiquer par là qu'il attaque le gibier jusque dans sa tanière. Les ^yptiens et les Syriens le surnomment aussi le briteur, indiquant ainsi qu'il brise tout ce qu'il vwt et tout ce qu'il saisit. Les ÉgjpUens, les Syriens et tes gens de llrak l'appellent aussi rennemi ravisieur, et aussi simplement l'ennemi.

Quand au grand corbeau noir qui est surnommé SI gluidof et que les Egyptiens appellent le JVouAt (Noé) indiquant aiasi

^,Gt)t)gle

a loagéTité. od le désigne également par te mot le kflblr (le

grand).

Chantre «VF lea oorbeavx ohasaeiuni.

Le cotbean cbasseur s'appelle le Nouhi (Noé), et il n'y a pas dans les variétés de corbeau une espèce qui chasse ansû bien que lui et qui suit plus que loi destructeur de lièvres. Dans llrak on s'en sert pour chasser le lièvre par divertissement. La longévité de cet oiseau est ce qu'il plaît àDiea. Dans le désert, cette variété de cor&eaa chasse pour son compte, et si deux de ces oiseaux viennent à s'entendre ils prennent le lièvre sans fatigue et le tuent. Un seul de cet ûeeaux chasse le chat-haant-moyen, que l'on appelle le bariolé. Cela n'est pas niable. Ce corbeau est rapace, tout le monde le reconnaît et il saisit avec ses serres d'une manière très-forte. On le &it venir à soi de la même manière que le sakar ; et il est l'oiseau de proie dont la resphration est la pins longue. On dit que ses reins sont si forts qu'il peut, en volant, s'accoupler avec sa femelle volant également. Celui qui veut s'en servir aura pour lui les mêmes soins que l'on a pour les sakars, les éperviers et les autres oiseaux de proie, et lui donnera de la viande à manger. On le fera revenir en l'appelant et en lui présentant, comme on le fait A l'égard des sakars, nu appeau fait en peau de gazelle ou avec une aile de grue, si l'on n'a ni peau de gazelle ni dépouille de lièvre, on prendra la pean d'un jeune veau, qne l'on enduira de graisse pour la rendre luisante et dont on fera un appeau.

On raconte qu'un chasseur s'étant mis à habiter une mtd- EOQ dans no lieu désert, trouva dans cette maison une paire de corbeaux m&le et femelle et qu'il en fit sa société. Tontes les fms qu'il prenait à la chasse une jeune gazelle, 11 leur en donnait tm merc«ati que les coibwox mngeaieot. Ayaot

^104 — coatfnnô & demeurer dans cette habitation il s'habitua i leur société et composa ces vers :

« 0 corbeaux de la maison, tous aret rompu ma solitude, que le clément tous comble de ses laveurs tout le temps que TOUS Tivrez.

■ 0 corbeaux de la maison, j'ai joui de votre séjour, joolssexde cequevous souhaitez, tant que votre vie sera pure.

«0 corbeaux de la maison, la campagne est près devons, tmis ta mienne est dans une habitation lointaine.

« n me peine qae vous n'y soyez point ; et en ne vous voyant point mon ennemi, je suis tout triste et je pleure ;

(^ nous nous séparionStje pleurerais, jeferai donc de cette habitation ma demeure. >

Ce chasseur s'établit dans ce lieu et se voua au culte de Dieu et se fit bennite. La foule des visiteurs accourait auprès de loi & chaque instant, et il traitait bleu tous ceux qui venaient le visiter. Il s'acquit ainsi un grand nom. Tut connu sous le nom Abd Allah £1 Dlrani, et fut l'un des hermites les plus célèbres de son temps. La chasse fut sa seule préoccupation, ne vivant et ne s'babiltant que de son produit, et régalant de son gibier ceux qui venaient près de lui. On loi dit une fois, 0 cheikh, tu es devenu Agé, ta vue baisse, et chacun pense qu'il doit t'étre agréable de manière à te rendre indépendant des chances de la chasse. Il répondit : Non, par Dien,je ne ferai point cela et je n'y consens pas : sans ta chasse et ses obligations, je ne pourrais point continuer la vie d'bermite et de piété que je mène. Dieu m'a accordé des biens licites et de faire de bonnes œuvres — l'Envoyé de Dieu, que Dieu lui accorde le salut et lui donne ses bénédictions, a dit : celui qui a été béni pour une chose, certes cette chose devient obligatoire. Ouant à moi je fais en cela comme il est dit dans ces vers :

Si je n'ai point la nourriture d'un jour, j'éloigne de mou cœuf le souci par l'espoir d'un meilleur jour;

L'inquiétude du lendemain ne mé préoccupe pas l'esprit, car demain aura un nouTéau bien ;

Et si nne jour'Dôe de mon temps s'écoule pour moi, je d»> mande ce que je souti'aite, afin que je ne sois pas repoussé.

Abd Allftb'resta dans cet endroit jusqu'i sa mort, etnin de ceux qui' le fréquentaient le remplaça et vécat tant qu'il plut ' à DiËtl, 11 fiit remplacé pat* un autre et par d'aub'es encore; et les deui corbësux c6ntiDUël%Dt à rester dans la mâiiië situation. Cette habitation existé dans l'Irak et est connue sous le nom de l'habitation des corbeaux.

ChapKre ànr le Ubétt.

Ce hibou est celui connu sous le nom de (Mognara) k coffoé, et classé parmi les oiseaux Ad proie. En la Mésopotamie, pendant la nuit il chasse le lièvre. On prend, avec ce h)btitl,ie pétit^grifi et la marte zibetiué'et' d'autres ahimadx sembtebles. Oit attache des clochettes à ses pattes et à sa queue, il ne chasse que la nuit, et, dans l'obscurité, il voit ûnsf-qne ia chat, et il est adif aux deux éternités da jour iet de la nuit et il se reposé dans le miU^' da jeuT qui, pour lui, est la nuit. Pendant la nuit tdus leà (daeaînde proie le redoutent. Les amatears ont trouvé le mayAi'delNitiHseretde chasser avec le hibou pendant la nuit. On dit que le hibou' est le roi des oiseaux'de proie, et qu'U ne fitit pas partie de ceux qui, pendant la nuit; se repaissent de bétes mortes.

Pendant le jour on le couvre avec un voile, et, si pendant la nuit on lui met un voile, on ne le fait que pour l'apprivoiser. On ne le porte — la nuit, qu'auprès d'une réunion de personnes assises qui causeront beaucoup jusqu'à ce qu'il s'accoutume. Ou ne lui donnera à manger que la nuit, et lorsqu'il 'sera perché sur le poing on lui découvrira nn'œil,

.,Gt)t)gle

juste a^sez pour qu'il puisse voir les personnes réunies, et après deux ou trois jours, et lorsqu'il sera ua peu familiarisé OD lui découvrira la moitié d'un œil, et lorsqu'il se sera accoutumé aux atlantes et aux venantes, qu'il mangera bien et qu'il perctiera sur le poing, on lui découvrira entièrement les yeux. La plupart des gens considèrent le hibou comme oiseau de mauvais augure, cela n'a pas de raison d'être. On dit qu'il était l'oiseau favori de Salomon, sur lui soit le salut, il y a deux personnes qui le considèrent comme l'oiseau-her- DÛte. On a chanté ces vers à sou sujet :

« 0 hibou du désert, au contraire, à Bulbul de la maison, tu as trouvé l'hermitagc dins la patrie et tu y demeures.

■ 0 toi qui es l'objet de mes désirs, toutes les fois que tu appelles pendant la nuit, tu éveilles le monde du sommeil ;

« Certes, plus que tous les autres tu es l'oiseau voué au culte de Dieu, tu appelles à la prière, et de toi — les dévdts du siècle prennent exemple :

> Nas-tu pas appris que la réunion est rompue — et que bientôt ce sera cOmme si le siècle n'avait pas été.

< Tu as consenti à habiter une maison solitaire, et de Mre ta résidence du désert; et la meilleure des vies est celle qui est sans fraude. >

Pariicularitét. — Le hibou pond deux œufs ; si tu te frottes avec l'un d'eux, sur uu endroit poilu, le poil tombera. Si une plume ne s'attache pas sur un de ces œufs, ce sera celui qui fait tomber les poils. Ses yeux — l'un d'eux fait dormir et l'autre fait veiller, jetez-les dans l'eau, l'œil qui ira au fond sera celui qui endort, et celui qui surnagera sera celui qui donne la veille.

Page 1