‹ Sid Mohamed el MangaliChapitre 22 sur 31 · Chapitre sur le Zaniadj (l'etit oiâeau au plumage blanc · texte numérisé non relu

Chapitre sur le Zaniadj (l'etit oiâeau au plumage blanc

Les chasseurs d'expérience disent qu'il est de la famille des faucons, et donnent pour preuve le jaune d'or qui colore

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ses yeux, et son peu d'haleine dans son vol à l'attaque du gibier. Il faut que celui qui porte te Zamadj soit babile, et qu'il sache ce qui peut lui nuire ainsi que ce qui peut luj, être avantageus, il ne doit pas crier k son bec. il ne doit pas le géoer, il doit souvent jouer avec lui en l'approchant de sa barbe et ea rapprochaat sa Qgure de son bec — dans le principe il s'efikroucbera, mais ensuite il s'y habituera et il chassera. Mais le dresseur sait mieux que nous comment il doit faire pour le dresser. S'il désire le dresser, il se mettra avec lui en embuscade de telle sorte que personne ne puisse les voir, et il aura avec lui quelqu'un qui l'aidera. Il prendra ensuite une poule de sa main droite et il l'agitera devant le zamadj, s'il la regarde avec un violent désir, il remettra doucement le zamadj t la i.ersouQe qui l'aide comme s'il volait quelque chose, et de telle matière que le samadj ne s'en aperçoive que lorsqu'il est dans les mains de l'autre personne, ensuite il arrachera une plume à la poule et la jettera au zamadj, et s'il le voit la regarder avec grande envie, il lui présentera alors la poule-

Le zamadj, comme le faucon, ne doit être dressé qu'avec une poule, et on ne doit pas le foire avec un pigeon, de crainte que le zamadj ne le prenne des mains du dresseur. Une fois dressé avec une poule, il faudra lui présenter l'aile de l'oiseau que l'on veut lui enseigner à chasser, une aile de grue, pour le dresser à la grue et une aile d'oie pour le dresser à l'oie Celui qui porte le zamadj devra se précautionner d'un voile dont il recouvrira la tête du zamadj afln qu'il ne s'élance point sang nécessité de son poing, car on doit redouter pour lui cet élan, et on ne doit le lancer contre le gibier que de près, afln que l'haleine ne lui manque point au moment nécessaire, et de crainte qu'il n'aie plus de force contre sa proie, ou de crainte que le gibier ne s'envole avant qu'il ne l'ait atteint.

On doit leur mettre le capuchon pour les empêcher de voir et de s'élancer sur la proie avant le moment favorable, et pour que leur force reste entière. Le capuchon est pour eux comme le fourreau pour le sabre qu'il préserve de la rouille

et doot on ne le retire qu'au momeut de s'en servir^ Le fitucou peut être sorti sans capuchon qui n'est employé que pour le eakar, l'épervier, l'aigle et le zamadj. Les éperviers femelles sont les oiseaux les plus résistants qu'il 7 ait à la fatigue et à la chaleur, et le cbasseur qui les emploie â. la chasse trouve en eux ce qu'il ue rerra de la part d'aucun' autre oiseau de proie, et on est d'accord que les éperviers peuvent être lancés sur viDgt et même sur trente proies successives, qu'il en prend un grand nombre et peut-être même toutes.

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