‹ Sid Mohamed el MangaliChapitre 6 sur 31 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Qni traite des Gazelles et de leurs variétés

Saches, que Dieu le donne de bonnes pensées, qu'il y a trois variétés de gazelles : les premières s'appellent Eren, ce sont des gazelles entièrement blanches, et au singulier on dit fî/m. Gîtes habitent les plaines de sables. On les appelle

les-«nkieUes-motttoDft{ elles ont beaueoop d» cbwel «ont très-grasses. Les secondes s'appellent Oufour, ce sont des ■ gïzeÛes avec on cou court et enfoncé dans les épaules -, leur couleur blanche tire un peu sur le roux ; on les nomme alors afar, el ce sout les gazelles dont la course est la moins rapide. Les troisièmes s'appellent Ovdâm; elles ont le cou allongé ainsi que les pattes, le ventre blanc, le dos brun, et on les nomme anssi les àouâliadj, ce sont les gazelles dont la course est la plus rapide, elles bàbitent au bas des montagnes et des collines, et les Arabes prétendent qu'elles sont les gazelles dromadaires ; leur chair, très-abondante, n'est pas Sne. On nomme leurs petits Otiâdkiba Oudama, ou Khachifou Ouàdiba. Les ^zelles se désignent aussi par les mots TaUy R'ezal, Schâdan el GdfouT.

Ouât, est le mot qui désigne le bouc des montagnes. Dans le livre des sciences naturelles appelé Livre des Spécifiques, on dit que si l'on attache à une gazelle un scarabée vivant, la gazelle meurt, et on dit également que si elle boit de l'eau avec du goudron elle peut également en mourir. J'ai demandé à des Arabes qui font cette chasse, si cela était vrai, el ils m'ont répondu : oui I

Situ veux chasser une gazelle Oudnma, tu fatigueras en vain ton cheval si tu es seul, car cette gazelle ne peut se chasser qu'avec des chiens et avec beaucoup de traqueurs.

Il y a des Turcs qui ont appris à bien lancer leurs flèches sur les gazelles, ils y sont très-adroits, et ils ont appris cet art des Roumis et des Francs. Les Arabes de l'Orient sont aussi très-adroits au tir de la chasse, mais cependant ils n'arrivent pas à l'habileté des Turcs. Cette différence a déjà fait l'objet d'un de nos précédents paragraphes. Cependant, pour être juste, il faut dire que les cavaliers Francs sont plus rusés et meilleurs que les cavaliers Tartares ; les Persans sont également meilleurs cavaliers que les Tartares, et ils peuvent rivaliser avec les cavaliers Francs. Par Tarlare je veux parler de ceux qui sont restés dans leur pays, mais quant att Turc, s'il est élevé dans nos contrées et an service

de nos bons chevaliers, il Unit par avoir one bonne édoca-

tiOD.

Cependaat sa morgae, sa fierté, sa vanité, sa grossièreté le dominent toujours, il n'a aucun penchant pour les sciences et la civilisatioQ et ses instincts le portent aux actes de violence et au pillage. Que Dieu les abandonne et vous rende meilleur et eux avec nous.

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