‹ Siècle de Louis XIV (volume 2)Chapitre 126 sur 168 · INFLUENCE DR MADAME DE MA INTENON · texte numérisé non relu

INFLUENCE DR MADAME DE MA INTENON

à mortifier ce prince , et qa'au mariage de la princesse de Conti, fille de M*"» de La Vallière, le secrétaire d'État lui refusa le titre de haut et puissant seigneur , comme si ce titre était celui qu'on donne aux princes du sang. L'écrivain qui a composé VHistoire de Louis XTV *, dans Avignon , en partie sur ces malheureuit Mémoires, pouvait-il assez ignorer le monde et les usages de notre cour pour rapporter des faussetés pareilles ?

Cependant, après le mariage de Madame la Duchesse, apres*^ l'éclipsé totale de la mère, M*"* de Maintenon, victorieuse, prit un tel ascendant , et inspira à Louis XIV tant de tendresse et de scrupule , que le roi , par le conseil du P. La Chaise , l'épousa secrètement , au mois de janvier 4686 , dans une petite chapelle qui était au bout de l'appartement occupé depuis par le duc de Bourgogne. Il n'y eut aucun contrat, aucune stipulation. L'archevêque de Paris, Harlay de Chanvalon, leur donna la bénédiction ; le confesseur y assista; Montchevreuil * et Bontems, premiers valets de chambre, y furent comme témoins. Il n'est plus permis de supprimer ce fait, rapporté dans tous les auteurs , qui d'ailleurs se sont trompés sur les noms, sur le lieu et sur les dates. Louis XIV était alors dans sa quarante-huitième année, et la personne qu'il épousait, dans sa cinquante-deuxième. Ce prince, comblé de gloire, voulait mêler aux fatigues du gouvernement les douceurs innocentes d'une vie privée : ce mariage ne l'engageait à rien d'indigne de son rang. Il fut toujours problématique à la cour*-^ si M** de Maintenon était mariée : on respectait en elle le choix du roi, sans la traiter en reine.

La destinée de cette dame paraît parmi nous fort étrange, quoique l'histoire fournisse beaucoup d'exemples de fortunes plus grandes et plus marquées, qui ont eu des commencements

étaient appelés , dans les actes officiels , très-hauts et très-puissants princes : le titre de haut et puissant seigneur était réservé aax ministres ou aux personnages d'une naissance moins illustre.

1. C'est Reboulet ( 1744, trois Toiunyes in-4*)» dont Voltaire a déjà parlé.

2. « Et non pas le chevalier de Forbin , comme le disent les Mémoires de Choisy. On ne prend pour confidents d'un tel secret que des domestiques aflidés , et des nommes attachés par leur service à la personne du roi. Il n'y eut point d'acte de célébration : on n'en fait que pour constater un état; et il ne s'agissait ici que de ce qu'on appelle un nwriage de conscience. Comment peut-on rapporter qu'après la mort de l'archevêque de Paris , Harlay , en 1695 «près de dix ans après le mariage « « ses laquais trouvèrent dans m ses TieilleB calottes l'acte de célébration ?» Ce conte . qui n'est pas même fait pour des laquais , ne se trouve que dans les Mémoires de Mawtenon *• (Note de Voltaire. )

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plus petits. La marquise de Saint -Sébastien , que le roi de Sardaignè , Victor-Amédée , épousa , n'était pas au-dessus de M"" de Maintenon; Timpératrice de Russie, Catherine, était au-dessous; et la première femme de Jacques II , roi d'Angleterre, lui était bien inférieure, selon les préjugés de l'Europe, inconnus dans le reste du monde. Elle était d'une ancienne maison, petite-fille de Théodore- ^ Agrippa d'Aubigné, gentilhomme ordinaire de la chambre de * Henri lY. Son père, Constant d'Aubigné, ayant voulu faire un établissement à la Caroline, et s'étant adressé aux Anglais, fut mis en prison au château Trompette , et en fut délivré par la fille du gouverneur, nommé Cardillac, gentilhomme bordelais. Constant d'Aubigné épousa sa bienfaitrice en 4627, -et la mena à la Caroline. De retour en France avec elle au bout de quelques années, tous deux furent enfermés à Niort en Poitou par ordre de la cour. Ce fut dans cette prison de Niort que naquit en 1635 Françoise d'Aubigné, destinée à éprouver toutes les rigueurs et toutes les faveurs de la fortune. Menée à l'âge de trois ans en Amérique, laissée par la négligence d'un domestique sur le rivage, prête à y être dévorée d'un serpent, ramenée orpheline à l'âge de douze ans, élevée avec la plus grande dureté chez M*"* de Neuillant, mère de la duchesse de Navailles sa parente, elle fut trop heureuse d'épouser en 4654 Paul Scarron, qui logeait auprès d'elle dans la rue d'Enfer. Scarron était d'une ancienne famille du parle- "ment, illustrée par de grandes alliances; mais le burlesque dont il faisait profession l'avilissait en le faisant aimer. Ce fut pourtant une fortune pour M''* d'Aubigné d'épouser cet homme disgracié de la nature, impotent, et qui n'avait qu'un bien très-médiocre. Elle fit, avant ce mariage, abjuration de la religion calviniste, qui était la sienne comme celle de ses ancêtres. Sa beauté et son esprit la firent bientôt distinguer. Elle fut recherchée avec empressement de la oceilleure compagnie de Paris ; et ce temps de sa jeunesse fut sans doute le plus heureux de sa vie *. Après la mort de son mari, arrivée

1. «Il est ditf dans les prétendus Mémoires de Maintenions tome 1, page 3i6,«c[u'elle n'eut longtemps qu'un mfime lit avec la célèbre NÎDon « Lenclos , sur les ouï-dire de l'abbé de Cbftteauneuf et de l'auteur du Siècle « de Louit XIV.» Mais il ne se trouve pas un mot de cette anecdote cfaex Fauteur du Siècle de Louis XIV, ni dans tout ce qui nous reste de H. l'abbé de Cfa&teauneuf. L'auteur des Mémoires de Maintenon ne cite jamais qu'au hasard. Ce fait n'est rapporté que dans les Mémoires du marquis de La Fare, page 190, éditior de Rotterdam. C'était encore la mode de partager

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0n 4660, elle fit longtemps solliciter auprès du roi une petite pension de quinze cents livres, dont Scarron avait joui. Enfin^ au bout de quelques années, le roi lui en donna une de deux mille, en lui disant : « Madame, je vous ai fait attendre longtemps; mais vous avez tant d'amis que j'ai voulu avoir seul ce mérite auprès de vous. »

Ce fait m'a été conté par le cardinal de Fleury, qui se plaisait à le rapporter souvent, parce qu'il disait que Louis XIV , lui avait fait le même compliment en lui donnant l'évêché de Fréjus.

OBpendant il est prouvé par les lettres mômes de M"* de - Maintenon qu'elle dut à M"* de Montespan ce léger secours qui la tira de la misère. On se ressouvint d'elle quelques années après, lorsqu'il fallut élever en secret le duc du Maine, que le roi avait eu en 4670 de la marquise de Montespan. Ce ne fut certainement qu'en 4672 qu'elle fut choisie pourprésidei à cette éducation secrète. Elle dit dans une de ses lettres : « Si les enfants sont au roi, je le veux bien; car je ne me chaînerais pas sans scrupule de ceux de M*** de Montespan : ainsi il faut que le roi me l'ordonne; voilà mon dernier mot. » M'"* de Montespan n'avait deux enfants qu'en 4 672, le duc du Maine et le comte de Vexin. Les dates des lettres de M"»* de Maintenon, de 4670, dans lesquelles elle parle de ces deux enfants, dont l'un n'était pas encore né, sont donc évidemment fausses. Presque toutes les dates de ces lettres imprimées sont erronées. Cette infidélité pourrait donner de violents soupçons sur l'authenticité de ces lettres, si d'ailleurs on n*y reconnaissait pas un caractère de naturel et de vérité qu'il est presque impossible de contrefaire.

Il n'est pas fort important de savoir en quelle année cette dame fut chargée du soin des enfants naturels de Louis XIY ; mais l'attention à ces petites vérités fait voir avec quel scrupule on a écrit les faits principaux de cette histoire.

Le duc du Maine était né avec un pied difforme. Le premier médecin, d'Aquin, qui était dans la confidence, jugea qu'il fallait envoyer l'enfant aux eaux de Baréges. On chercha une

Bon lit avec ses amis; et cette mode, qai ne subsiste plas , était très-an cienoe, même à la cour. On voit dans l'histoire de France aue Charles IX, pour saaver le comte de La Rochefoucauld des massacres de la Saint-Bar- Uiélemy , lui |)ropo8a de coucher au Louvre dans son lit, et que le duc de Guise et le prince de Condô avaient longtemps couché ensemitle. » ( Note de Voltaire. )

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personne de confiance, qui pût se diarger de ce dépôt •. Le roi se souvint de M"*' Scarron. M. de Louvois alla secrètement à Paris lui proposer ce voyage. Elle eut soin depuis ce temps-là de l'éducation du duc du Maine, nommée à cet emploi par le roi, et non point par M"* de Montespan, comme on l'a dit. Elle écrivait au roi directement; ses lettres plurent beaucoup. Voilà l'origine de sa fortune : son mérite fit tout le reste.

Le roi, qui ne pouvait d abord s*accoutumer à elle, passa de l'aversion à la conGance , et de la confiance à Tamour. Les lettres que nous avons d'elle sont un monument bien plus précieux qu'on ne pense : elles découvrent ce mélange de religion et de galanterie, de dignité et de faiblesse, qui se trouve si souvent dans le cœur humain , et qui était dans celui de Louis XIV. Celui de M"* de Maintenon paraît à la fois plein d'une ambition et d'une dévotion qui ne se combattent jamais. Son confesseur Gobelin approuve également Tune et Tautre; il est directeur et courtisan; sa pénitente, devenue ingrate envers M"** de Montespan, se dissimule toujours son tort; le confesseur nourrit cette illusion : elle fait venir de bonne foi la religion au secours de ses charmes usés, pour supplanter sa bienfaitrice devenue sa rivale.

Ce commerce étrange de tendresse et de scrupule de la part du roi, d'ambition et de dévotion de la part de la nouvelle maîtresse, paraît durer depuis 1684 jusqu'à 4686, qui fut l'époque de leur mariage.

Son élévation ne fut pour elle qu'une retraite. Renfermée dans son appartement, qui était de plain-pied à celui da roi, elle se bornait à une société de deux ou trois dames retirées comme elle; encore les voyait-elle rarement. Le roi venait tous les jours chez elle après son dîner, avant et après le souper, et y demeurait jusqu'à minuit. Il y travaillait avec ses ministres, pendant que M'"« de Maintenon s'occupait à la lecture ou à quelque ouvrage des mains, ne s'empressa nt jamais de parler d'affaires d'État, paraissant souvent les ignorer, rejetant bien loin tout ce qui avait la plus légère apparence d'intrigue et de cabale, beaucoup plus occupée de complaire à celui qui gouvernait que de gouverner, et ménageant son

1. t L'aoteur da roman des Mémoires de M'^ de Muinlenon lui fait dire k la vue du château Trompette : « Voilà oti j'ai été élevée , etc. » Cela est évidemment faux ; elle avait été élevée h Nioru » ( Note de Voltaire )

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crédit en ne l*employant qu'avec une circonspection extrême. Bile ne profita point de sa place pour faire tomber toutes ie5 dignités et tous les grands emplois dans sa famille. Son frère. le comte d'Aubigné, ancien lieutenant général, ne fut pas même maréchal de France. Un cordon bleu, et quelques parts secrètes ' dans les fermes générales , furent sa seule fortune : aussi disait-il au maréchal de Vivonne» frère de M""* de Montespan, a qu'il avait eu son bâton de maréchal en argent comptant. »

Le marquis de Yitletle, son neveu ou son cousin, ne fut que chef d'escadre*. M"'* de Caylus, fille de ce marquis de Villette, n*eut en mariage qu'une pension modique donnée par Louis XIV. M"* de Maintenon , en mariant sa nièce d'Aubigné au fils du premier maréchal de Noailies ', ne lui donna que deux cent mille francs ; le roi fît le reste. Elle n'avait elle-même que la terre de Maintenon, qu'elle avait achetée des bienfaits du roi. Elle voulut que le public lui pardonnât son élévation en faveur de son désintéressement. La seconde femme du marquis de Villette, depuis M"* de Bolingbroke, ne put jamais rien obtenir d'elle. Je lui ai souvent entendu dire qu'elle avait reproché à sa cousine le peu qu elle faisait pour sa famille, et qu'elle lui avait dit en colère : a Vous voulez jouir de votre modération, et que votre famille en soit la victime. » M** de Maintenon oubliait tout quand elle craiguait de choquer les sentiments de Louis XIV. Elle n'osa pa3 même soutenir le cardinal de Noailies contre le P. Le Tel* lier. Elle avait beaucoup d'amitié pour Racine; mais cette amitié ne fut pas assez courageuse pour le protéger contre un léger ressentiment du roi. Un jour, touchée de l'éloquence avec !aquelle il lui avait parlé de la misère du peuple en 4698, misère toujours exagérée, mais qui fut portée réellement depuis jusqu'à une extrémité déplorable, elle enga<2;ea sou ami à faire un mémoire qui montrât le mal et le remède. Le roi le lut ; et

1. « Voy. les lettres à son frère : c Je vous conjure do vivre commodd- « luent, et de manger !os dix-huit mille francs do l'aflairc que nouâ avons « faite : nous en ferons d'autres. » (Noie do Vollaire.)

2. Chef ff escadre. C'est ce qu'on appellerait aujourd'Uui contre-amiral,

3. « Le compilateur des Mémoires de M ' de Maintenon dit, tome IV, pajrc 200 : « Rousseau, vipère acharnée contre ses bienfaiteurs, fit des cou- « plets satiriques contre le maréchal de Noailies. x Cela n'est pas vrai : il ne faut calomnier personne. Rousseau, très jeune alors, ne connaissait pus le ircmier maréchal de NoaUles. Les chansons satiriques dont il parle étaient (l'un gentilhomme nommé de Gabanac, qui les avouait hautement. » (Noto de VolUire.)

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en ayant témoigné du chagrin, elle eut la faiblesse d*èn nom mer i'autenr, et celle de ne le pas défendre. Racine, plus faSUe encore, fut pénétré d*une douleur qui le mit depuis au tombeau*.

Du même fonds de caractère dont elle était incapable de rendre service, elle Tétait aussi de nuire. L'abbé de Choisy rapporte que le ministre Louvois s'était jeté aux pieds do Louis XIV pour l'empêcher d'épouser la veuve Scarron. Si l'abbé de Choisy savait ce fait , M*"* de Maintenon en était in» Btruite, et non-seulement elle pardonna à ce ministre, mais elle apaisa le roi dans les mouvements de colère que rfaiimear brusque du marquis de Louvois inspirait quelquefois à sofi maître*.

i. « Ce fait a été rapporté par le fils de HUastre Racine, dans la Vie de 800 père. » (Note de Voltaire.) — Saint-Simon attribue à nne autre canae la disgrâce de Racine. Un jour, par nnc distraction ioconceTable, le pauvre pocte parla du cul-de-jatte Scarron devant sa Tcuve, et devant le succeeteur. qui ne lui pardonna pas une part^ilie maladresse. « Oocquet depuis, le roi ni M«* de Maintenon ne parlèrent à Racine , ni même le regardèrent. Il en conçut un si profond chagrin qu'il en tomba en langueur et ne vécut pas deux ans depuis. » ( Chap. lxvi. )

2. « Qui croirait que, oans les àfimoires de M'** de Maintenon ^ tome III^ page 273, il est dit que ce ministre craignait que le roi ne l'empoisonnât? Il est bien étrange qu'on débite à Paris aes horreurs si insen-^ sées, & la suite de tant de contes ridicules. Cette sottise atroce est fondée sur un bruit populaire qui courut à la mort du marquis de Louvois. Ce micistre prenait des eaux (de Balaruc) que Séron , eun médecin, lui avait ordonnées, et que La Ligerie^son chirurgien, loi faisait boire. C'est ce môme La Lifferie qui a donné au public le remède qu'on nomme ai]ûoord*bui la poudre des Chartreux. Ce La Ligerie m'a souvent dit quM avait averti^ M. de Louvois qu'il risquait sa vie s'il travaillait en prenant des eaux. Le ministre continua son travail ;il mourut presque subiienicnt, le 16 juillet 1691, et non pas en 1692 , comme le dit i'autcur des faux Mémoires. La Ligerio l'ouvrit, et ne trouva d'autre cause de sa mort que celle quMl avait prédite. On s'avisa de soupçonner le médecin Scron d'avoir empoisonné nne bouteille de ces eaux. Nous avons vu combien ces fnnestes soupçons étaient alors communs. On prétendit qu'un prince voisin ( Victor-Amédée , duc de Savoie), que Louvois avait extrêmement irrité et maltraité, avait gagné le médecin Séron. On trouve une partie de ces anecdotes dans les Uémoires du marquis de La Fare, chapitre x. La famille même de Louvoîk fit mettre en prison un Savo^rard qui frottait dans la maison ; mais ce pauvre homme très-innocent fut bientôt relâché. Or, si Ton soupçonna, quoique très-mal à propos, un prince ennemi de la France d'avoir voulu attentera la vie d'un mmistre de Louis XIV, ce n'était pas certainement nne raison pour en sonpçonner Louis XIV lui-même.

« Le même auteur qui , dans les Mémoires de Mainienan , a rassemblé tant de faussetés, prétend, au même endroit, que le roi dit «qu'il avait' M é\A défait la même année de trois hommes qu'il ne pouvait souffrir, le « maréchal de \a Feuillade , le marquis de Seignelay et le marquis de I^ou- « vois. » Premièrement , M. de Seignelay ne mourut point la même année £601 , mais en i690. En second lieu , à qui Louis XIV, gui s'exprimait tou-

oars avee circonspection et en bonnètehomme, a-t-il dit des paroles si imprudentes et ai odieoses? à qui a-t-il développé une àme si ingrate et si dore? à oui art-il pa dire qn'il était bien aise d'être détait de trois hommes qui l'avaient servi avec le pies crand xèle ? Est-il permis de calomnier

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