‹ Siècle de Louis XIV (volume 2)Chapitre 127 sur 168 · INFLUENCE ITE MADAME DE MAINTENON · texte numérisé non relu

INFLUENCE ITE MADAME DE MAINTENON

;^. Louis XIV, en épousant M"» de Maintenon, ne.se donna donc qu'une compagne agréable et soumise. La seule distinction publique qui faisait sentir son élévation secrète, c'est qu'à la messe elle occupait une de ces petites tribunes ou lanternes dorées, qui ne semblaient faites que pour le roi et la reine. D^ailleurs, nul extérieur de grandeur. La dévotion qu'elle avait inspirée au roi, et qui avait servi à son mariage, devint peu à peu un sentiment vrai et profond, que l'âge et l'ennui /ortifièrent. Elle s'était déjà donné, à la cour et auprès du roi, la considération d'une fondatrice, en rassemblant àNoisy plusieurs Glles de qualité; et le roi avait affecté déjà les revenus de l'abbaye de Saint-Denis à cette communauté naissante. Saint-Cyr fut bâti au bout du parc de Versailles en 1686. Elle donna alors à cet établissement toute sa forme, en fit les règlements avec Godet Desmarets, évêque de Chartres, et fut ellonméme supérieure de ce couvent. Elle y allait souvent passer quelques heures; et, quand je dis que Tennui la déterminait à ces occupations , je ne parle que d'après elle. Qu'on lise ce qu'elle écrivait à M"* de La Maisonfort, dont il esUparlc dans le chapitre du quiétisme :

« Que ne puis-je vous donner mon expérience ! que ne puis-jevous faire voir l'ennui qui dévore les grands, et la peine qu'ils ont à remplir leurs journées! Ne voyez-vous pas que je meurs de tristesse, dans une fortune qu'on aurait eu peine à imaginer? J'ai été jeune et jolie; j'ai goûté les plaisirs; j'ai été ainwéo partout. Dans un âge plus avancé, j ai passé des années dans le coriimerce de l'esprit; je suis venue à la faveur, et je vous proteste , ma chère fille , que tous les états laissent un vide affreux*. »

Si quelque chose pouvait détromper de l'ambition, ce serait assurément cette lettre. M"* de Maintenon, qui pourtant n'avait d'autre chagrin que l'uniformité de sa vie auprès d'un grand roi , disait un jour au comte d'Aubigné son frère : « Je n'y peux plus tenir, je voudrais être morte. » On sait quelle ré-

ainsi , sans la plas légère preuve, sans la moindre yraisemblance y la mé< moire d*on roi conna pour avoir toujours parlé sagement ? Tout lecteur sensé ne voit qu'avec indignation ces recueils d'impostures , dont le public est surchargé; et l'auteur des Mémoires de Maintenon mériterait d'être châtié , si le mépris dont il abuse ne le sauvait de la punition. » ( Note de Voltaire.)— Voy. plus loin , au chap. sixviii, p. 376 , les bruits accrédités à !a cour sur la mort de Louvois.

1. M Cette lettre est authentique, et Tanteur l'avait déjà vue en manuscri*. avant que le fila du grand Racine l'eût fait imprimer. » (Note de Voltaire.)

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ponse il lui fit : « Vous avez donc parole d*époo8er Dieu le père? »

A la mort du roi, elle se retira enlièrement à Saint-Cyr. Ce qui peut surprendre, c'est que le roi ne lui avait presque rien assuré. Il la recommanda seulement au duc d'Orléans. Elle ne voulut qu'une pension de quatre-vingt mille livres, qui lui fut exactement payée jusqu'à sa mort, arrivée en 4749, le 45 d'avril. On a trop affecté d'oublier dans son épitapbe le nom de Scarron : ce nom n'est point avilissant, et l'omissiOD ne sert qu'à faire penser qu'il peut l'être *.

La cour fut moins vive et plus sérieuse, depuis que le roi commença à mener avec M'"* de Maintenon une vie plus retirée; et la maladie considérable qu'il eut en 4686 contribua encore à lui ôter le goût de ces fêtes galantes qui avaient ju^ que-là signalé presque toutes ses années. Il fut attaqué d'une fistule dans le dernier des intestins. L'art de la cbi^urgie^ qui fit sous ce règne plus de progrès en France que dans tout le reste de l'Europe, n'était pas encore familiarisé avec cette ma-

1. M" de Maintenon a été diversement jugée. C'est surtout an xviii* siède qu'elle a été attaquée avec une vivacité qni contraste avec l'impartialité bienveillante de Voltaire. Depuis , la connaissance des Mémoires de Stint- Simou eut venue fournir des armes nouvelles, et en apparence plus solides , aux ennemis de M** de Maintenon. Il faut lire les chapiire» pleins de verve ( CDxti et suivants ) oii l'éloquent duc et pair raconte « l'épouvanuhle for tune de cette fée incroyable, qui gouverna sans lacune, sans obsude, sans nuage le plus léger, plus ae trente ans entiers et même trente-deux. » Il atinbue presque à son influence pernicieuse tous les malheurs de la France pendant la dernière partie du règne, de même qu'il avait attribué aux conseils de Louvois les fautes des années précédentes. On peut dire qu'il y a beaucoup d'exagération et d'injustice dans toutes ces accusaUons. On a reproche surtout à M** de Maintenon les persécutions contre les protestants et le mauvais choix des généraux. La révocation de l'édit de Nantes , nous le verrons f)lns tard , ne fut pas l'œuvre de M"* de Maintenon ; quant aux généraux , si elle n'aimait pas Catinat et son orguêilleute philoiophie , si elle aimait trop Villeroi . meilleur courtisan nue capitaine , elle soutint de tout son crédit , contre les attaques mêmes oe la cour, les maréchaux de Boufflers , Vendôme et Villars, dont les victoires ont sauvé la France. I>an^ une lettre du 18 décembre 1752 écrite an comte d'Argental , Voltaire semblt regretter d'avoir trop favorablement jugé M"* de Maintenon : « J'aurais t^ouié quelques couleurs rembrunies à son portrait, si j'avais vu plus tôt se« lettres. Elle est tout ce que vous dites, et toutes les dévotes de cour aont coœmc elle. De l'ignorance , de la faiblesse , de la fausseté , de l'ambition , du manège, des messes , des sermons , des galanteries , des cabales , voUA ce qui compose une Esther ; mais l'Estber-Main tenon écrit bien , et j'aime i la voir s'ennuyer d'être reine. » Toutefois il ne parait pas que Voltaire ai{ modifié sensiblement son opinion dans les éditions suivantes de son ouvrage, et il défend vivement la mémoire de M~ de Maintenon dans le Supplément au Siècle de Louis XI V ( partie Ul ) : « Quelques personnes m'ont reproché d'avoir ménagé sa mémoire. A qui M** de Maintenon flt-elle du mal? qui ferséeuta-t-elle? Elle fil servir les charmes de son esprit et mi

dévotion même à sa grandeur; elle dompta son caractère pour (* *—

Louis XïV. Mais qiiel abus odieux fit-elle de son pouroif? ■

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ladie. Le cardinal de Richelieu en était mort, faute d'avoir été bien traité. Le danger du roi émut toute la France. Les églises furent remplies d'un peuple innombrable, qui demandait la guérison de son roi, les larmes aux yeux. Ce mouvement d'un attendrissement général fut presque semblable à ce que nous avons vu, lorsque son successeur fut en danger de mort à Metz en 4744. Ces deux époques apprendront à jamais aux rois ce qu'ils doivent à une nation qui sait aimer ainsi.

Dès que Louis XIV ressentit les premières atteintes de ce mal, son premier chirurgien Félix alla dans les hôpitaux chercher des malades qui fussent dans le même péril : il consulta les meilleurs chirurgiens; il inventa avec eux des instruments qui abrégeaient l'opération , et qui la rendaient moins dou> loureuse. Le roi la souffrit sans se plaindre. 11 fit travailler ses ministres auprès de son lit le jour même; et, afin que la nouvelie de son danger ne fit aucun changement dans les cours de l'Europe , il donna audience le lendemain aux ambassadeurs. À ce courage d'esprit se joignait la magnanimité avec laquelle il récompensa Félix : il lui donna une terre qui valait alors plus de cinquante mille écus.

Depuis ce temps le roi n'alla plus aux spectacles. La dauphine de Bavière, devenue mélancolique et attaquée d'une maladie de langueur qui la fit enfin mourk- en 1690, se refusa à tous les plaisirs, et resta obstinément dans son appartement. Elle aimait les lettres; elle avait même fait des vers; mais dans sa mélancolie elle n'aimait plus que la solitude.

Ce fut le couvent de Saint-Cyr qui ranima le goût des choses d'esprit. M"* de Maintenon pria Racine, qui avait renoncé au théâtre pour le jansénisme et pour la cour, de faire une tragédie qui pût être représentée par ses élèves. Elle voulut un sujet tiré de la Bible : Racine composa Esther, Cette pièce, ayant d'abord été jouée dans la maison de Saint-Cyr, le fut ensuite plusieurs fois à Versailles devant le roi , dans l'hiver de 4689. Des prélats, des jésuites s'empressaient d'obtenir la permission de voir ce singulier spectacle. Il paraît remarquable que cette pièce eut alors un succès universel, et que deux ans après, Athalie^ jouée par les mêmes personnes, n'en eut aucun. Ce fut tout le contraire quand on joua ces pièces à Paris, longtemps après la mort de Fauteur, et après le temps des partialités. Athalie, représentée en 4747, fut reçue comme elle devait Fôlre, avec transport j et Esthcr, en 1724, n'inspira

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que de la froideur, et ne reparut plus. Mais alors il n'y avait plus de courtisans qui reconnussent avec flatterie Estber dans M°" do Maintenon, et avec malignité Vasthi dans M"" de Montespan, Aman dans M. de Louvois, et surtout les huguenots persécutés par ce ministre dans la proscription des Hébreux. Le public impartial ne vit qu'une aventure sans intérêt et sans vraisemblance ; un roi insensé , qui a passé six m(»s avec sa femme sans savoir, sans s'informer même qui elle est; un ministre assez ridiculement barbare pour demander au roi qu'il extermine toute une nation, vieillards, femmes, enfants, parce qu'on ne lui a pas fait la révérence; ce même ministre assez bête pour signifier l'ordre de tuer tous les Juifs dans onze mois, afin de leur donner apparemment le temps d'échapper ou de se défendre; un roi imbécile, qui sans prétexte signe ceit ordre ridicule, et qui sans prétexte fait pendre subitement son favori : tout cela, sans intrigue, sans action, sans intérêt, dé^ plut beaucoup à quiconque avait du sens et du goût'. Mai», malgré le vice du sujet, trente vers d'Esther valent mieux que beaucoup de tragédies qui ont eu de grands succès '.

1. « 11 est dit, dans les Mémoire» de Maintenon, que Racine, voyant lé mauvais succès d'Esther dans le public, s'écria : « Pourquoi m'y suis-je m exposé ? pourquoi m'a-t-on détourné de me faire chartreux? » Mille louis « le consolèrent. »

« 1* 11 est faux qu' Esther fût alors mal reçue.

M 2» Il est faux et impossible que Racine ait dit au'on l'avait empêché alors de se faire chartreux , puisque sa femme vivait. L^auteur, qui a tout écrit au hasard et tout confondu , devait consulter les Mémoires sur la vie de Jean Racine, par Louis Racine, son dis ; il y aurait vu que Jean Racine voulait se faire chartreux avant son mariage.

« 3* 11 est faux que le roi lui eût donné alors mille louis. Cette fausseté est encore prouvée par les mêmes Mémoires. Le rui lui fit présent d'une charge de gentilhomme ordinaire de sa chambre en 1690, après la représentation d'Àtlialie, à Versailles. Ces minuties acquièrent quelque importance quand il s'agit d'un aussi grand homme que Racine. Les fausses anecdotes sur ceux qui illustrèrent ie beau siècle de Louis XIV sont répétéei: dans tant de livres ridicules, et ces livres sont en si grand nombre, tant de lecteurs oisifs et mal instruits prennent ces contes pour des vérités, ({u'on ne peut trop les prémunir contre tous ces mensonges. Et, si l'on dément souvent l'auteur des Mémoires de Maintenon, c'est quo jamais auteur n'ii p'.us menti que lui. m (Note de Voltaire. )

2. M"* de Sévigné, qui n'aimait pas Racine, est cependant beaucoup moins sévère aue Voltaire. Elle écrit à sa fille (21 février i689) : « Je ne puit> vous dire l'excès de l'agrément de cette pièce ; c'est une chose qui n'est pas aisée à représenter, et qui ne sera jamais imitée ^ c'est un rapport de le musique, des vers, des chants, des personnes, si parfait et si complet

Îiu'on n'y souhaite rien. Les filles qui font des rois et des personnages sont aites exprès; on est attentif et un n'a point d'autre peine que celle de voir finir une si aimable pièce : tout y est simple, tout y est innocent, tout y est sublime et touchant; cette fidélité de l'histoire sainte donne du respect; tous les chants , convenables aux paroles, qui sont tirées des Psaumes et de la Sageue , et mis dans le sujet, sont d'une beauté qu'on ne soutient pas sans larmes. J'en fus charmée. » Il est vrai , car il fbut tout dire , que M"** de

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Ces amusejnen(â ingénieux recommenceront pour Fëduca* lion d'Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne, amenée en France à l'âge de onze ans.

Cest une des contradictions de nos mœurs, que d*un cài6 on ait laissé un reste d'infamie attaché aux spectacles publics, et que de Taulre on ait regardé ces représentations comme Texercice le plus noble et le plus digne des personnes royales. On éleva un petit théâtre dans Tappartement de M""* deMain-> tenon. La duchesse de Bourgogne, le duc d'Orléans, y jouaient avec les personnes de la cour qui avaient le plus de talents. Le fameux acteur Baron leur donnait des leçons et jouait aveceux. La plupart des tragédies de Duché, valet de chambre durci, furent composées pour ce théâtre ; et Tabbé Genest, au-* mônier de la duchesse d'Orléans, en faisait pour la duchesse du Maine, que cette princesse et sa cour représentaient.

Ces occupations formaient Fesprit et animaient la société*.

Aucun de ceux qui ont trop censuré Louis XIV ne peut disconvenir qu'il ne fût, jusqu'à la journée d'Hochstedt, le seul puissant, le seul magnifique, le seul grand, presque en tout genre. Car, quoiqu'il y eût des héros , comme Jean Sobieski, et des rois de Suède, qui elfaçassent en lui le guerrier,personne n'effaça le monarque. Il faut avouer encore qu'il soutint ses malheurs, et qu'il les répara. Il a eu des défauts, il

S^vigné avait été admise à Dionnêar. fort envié alors, de voir représenter: Esther àSaini-Cyr, et que le roi avait daigné lui adresser après la pièce' quelques paroles aimables : sa bonne fortune en ce jour-là adoucit peut-être: la sévérité ordinaire do sa critique. La fin de cette lettre est un témoignage, trop curieux de l'esprit du temps pour ne p&s la citer : « Le roi vint vers nus places , et après avoir tourné , il s'adre&sa à moi et me dit : Uadame , je sais assuré que vous avez été contente. Moi , sans m'étonner, je répondis: Sire, je suis charmée , ce que je sens est au^-dessus des paroles. \je roi me dit : Kacine a bien de l'esprit. Je lui dis : Sire , il en a beaucoup; mais en vérité ces jeunes personnes en ont beaucoup aussi : elles entrent dans le sujet comme si elles n'avaient jamais fait autre chose. —Ah ! pour ' cela , reprit-il , il est vrai. Et puis Sa Majesté s'en alla et me laissa l'objet de Penvie. Monsieur le Prince et Madame la Princesse vinrent me dire un ' not; M"* de Maintenon un éclair : elle s'en allait avec le roi: je répondis à tout, car j'étais en fortune. »

1. « Comment le marquis de La Fare peut-il dire dans ses Mémoires que « depuis ta mort de Maaame ce ne fut que jeu , confusion et impolitesse ? » On jouait beaucoup dans les voyages de Marly et de Fontainebleau, mais jamais chez M** de Maintenon ; et la cour fut en tuut temps le modèle de la plus parfaite politesse. Laduchesse d'Orléans, alors duchesse de Chartres, la princesse de Conti, Madame la Duchesse démentaient bien ce que le marquis de I^ Fare avance. Cet homme, qui dans le commerce était de la plus grande indulgence , n'a presque écrit qu'une satire. 11 était mécontent du gouvernement ; il passait sa vie dans une société qui se faisait un mérite de condamner la cour; et cdtte société fit d'un homme très aimab«e un historien quelquefois injuste. » (Npte de Voltaire.)

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a fait de grandes fautes; mais ceux qui le condamnent Tairaient-ils égalé sMIs avaient été à sa place?

La duchesse de Bourgogne croissait en ^ftces et en mérite. Les éloges qu*on donnait à sa sœur, en Espagne , lui inspirèrent une émulation qui redoubla en elle le talent de plaire. Ce n'était pas une beauté parfaite; mais elle avait le regard tel que son fils S un grand air, une taille noble. Ces avantagea étaient embellis par son es|irît, et plus encore par l'envie ex» tréme de mériter les suffrages de tout le monde. Elle était, comme Henriette d'Angteterre, l'idole et le modèle de la cour, avec un plus haut rang : elle touchait au trône; la France attendait du duc de Bourgogne un gouvernement tel que les sages de l'antiquité en imaginèrent, mais dont l'austérité serait tempérée par les grâces de cette princesse, plus faites encore. pour être senties que la philosophie de son époux. Le monde sait comme toutes ces espérances furent trompées. Ce fut le sort de Louis XIV, de voir périr en France toute sa famille par des morts prématurées, sa femme à quarante-cinq ans, son fils unique à cinquante*; et un an après que nous eûmes perdu son fils, nous vîmes son petit-fils, le Dauphin duc de Bourgogne , la Dauphine sa femme , leur fils aîné le duc de Bretagne , portés à Saint-Denis au même tombeau , au mois J'avril 1742; tandis que le dernier de leurs enfants, monté depuis sur le trône, était dans son berceau aux portes de la Fiort. Le duc de Berri, frère du duc de Bourgogne, les suivit deux ans après ; et sa Olle , dans le môme temps , passa d'i berceau au cercueil.

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