CHAPITRE XXV
vel empire était encore trop ignorée en France, on Italie et en Espagne.
La Suède, ancienne alliée de la France, et autrefois la terreur de la maison d'Autriche, ne pouvait plus se défendre contre les Russes, et il ne restait à Charles XII que de la gloire.
Un simple électoral d'Allemagne commençait à devenir une puissance prépondérante. Le second roi de Prusse, électeur de Brandebourg*, avec de l'économie et une armée, jetait les fondements d'une puissance jusque-là inconnue.
La Hollande jouissait encore de la considération qu'elle avait acquise dans la dernière guerre contre Louis XIV ^; mais le poids qu'elle mettait dans la balance devint toujours moins considérable. L'Angleterre, agitée de troubles dans les premières années du règne d'un électeur de Hanovre, conserva toute sa force et toute son influence. Les Etats de la maison d'Autriche languirent sous Charles YI ; mais la plupart des princes de l'Empire firent fleurir leurs Etats. L'Espagne respira sous Philippe Y, qui devait son trône à Louis XIY. L'Italie fut tranquille jusqu'à l'année 1717.