SECOURS EN CANDIE. CONQUÊTE DE LA HOLLANDE
Louis XIY, forcé de rester quelque temps eu paix, continua, comme il avait commencé, à régler, à fortifier et embellir sou royaume. H fit voir qu'un roi absolu, qui veut le bien, vient à bout de tout sans peine. H n'avait qu'à commander, et les succès dans l'administration étaient aussi rapides que l'avaient û-té ses conquêtes. C'était une chose véritablement admirable de voir les ports de mer, auparavant déserts, ruinés, maintenant entourés d'ouvrages qui faisaient leur ornement et leur défense, couverts de navires et de matelots, et contenant déjà près de soixante grands vaisseaux qu'il pouvait armer eu guerre. De nouvelles colonies, protégées par son pavillon, partaient de tous côtés pour l'Amérique, pour les Indes orientales, pour les côtes de l'Afrique. Cependant en France, et sous ses yeux, des édifices immenses occupaient des milliers d'hommes, avec tous les arts que l'architecture entraîne après elle; et, dans l'intérieur de sa cour et de sa capitale, des arts plus nobles et plus ingénieux donnaient à la France des plaisirs et une gloire dont les siècles précédents n'avaient pas eu même l'idée. Tous ces détails de la gloire et de la félicité de la nation trouveront leur véritable place dans cette histoire : il ne s'agit ici que des affaires générales et militaires.