‹ Siècle de Louis XIVChapitre 9 sur 266 · Nous disons aujourd'hui plus dre groupent près deux · texte numérisé non relu

Nous disons aujourd'hui plus dre groupent près deux

encore par les noms de Lucrèce, de Cicéron. de Tite-Live, de Virgile, dHorace, d'Ovide, de Varron, de Yitruve.

Le troisième est celui ^ qui suivit la prise de Constantinople par Mahomet II. Le lecteur peut se souvenir ^ qu'on vit alors en Italie une famille de simples citoyens faire ce que devaient entreprendre les rois de l'Europe. Les Médicis appelèrent à Florence les savants, que les Turcs chassaient do la Grèce; c'était le temps de la gloire de l'Italie. Les beaux-arts y avaient déjà repris une vie nouvelle ; les Italiens les honorèrent du nom de vertu, comme les premiers Grecs les avaient caractérisés du nom de sagesse. Tout tendait à la perfection.

Les arts, toujours transplantés de Grèce en Italie, se trouvaient dans un terrain favorable, où ils fructiilaient tout il coup. La France, l'Angleterre, l'Allemagne, l'Espagne, voulurent à leur tour avoir de ces fruits ; mais ou ils ne vinrent point dans ces climats, ou bien ils dégénérèrent trop vite.

François I'"»" encouragea des savants, mais qui ne furent que savants; il eut des architectes, mais il n'eut ni des Michel-Ange-^, ni des Palladio*; il voulut en vain établir de» écoles de peinture : les peintres italiens qu'il appela ne firent jDoint d'élèves français. Quelques épigrammes et quelquescontes libres composaient toute notre poésie. Rabelais était notre seul livre de prose à la mode, du temps de Henri II".

En un mot, les Italiens seuls avaient tout, si vous en exceptez la musique, qui n'était pas encore perfectionnée, et ht philosophie expérimentale, inconnue partout également, et qu'enfin Galilée fit connaître''.

Le quatrième siècle est celui qu'on nomme le siècle de Louis XIY, et c'est peut-être celui des quatre qui approche leplus de la perfection. Enrichi des découvertes des trois autres, il a plus fait en certains genres que les trois ensemble.

1. Pourquoi n'avoir pas dit le sièt-lo de nombreux ouvrages. On eût mieux de Léou X, comme on le fait aujour- aimé voir citer Leouard de Yiuci. un d'iiui souvent? génie universel comme Michel-.A.nge.

2. Allusion à l'Essai sur les tnœiirs, 5. Nous avions nos grands artistes, qui n'était pour Yoltaire quune vasle qu'il ne faut pas oulilier ; Pierre Nepiulroductiou au Si'cclc de Louis XIV. veu, Pierre Lescot, PliilibertDeiorme,.

3. Miclul-Auge Buonauotti, grand Germain Pilou, Jean Goujon ; et nos architecte . grand peintre et grauil poètes, Villou, Marot, Ronsard : et nossculpteur, ne en Toscane en liTi; il écrivains, Jacques Amyot, traducteur mourut eu 1 JG4. de Plutarque, Montaigne et tant dau-

4. « Palladio, » célèbre architecte teurs de mémoires intéressants, né eu 1518, à "Vicence, qu'il embellit G. Il vécut de 1 JGi à 1642.

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