‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 17 sur 326 · Procès-verbaux cités, 5 «lécembre · texte numérisé non relu

Procès-verbaux cités, 5 «lécembre

sujet de ses talents militaires ^ ». Ils entreprennent des démarches significatives pour le presser d'agir. Dans la nuit du 3 au 4 décembre, le général Le Flô, qui trouvait « mal combinée et mal menée * » Popératîon de Champigny, Jules Favre et Ernest Picard se rendent ensemble auprès de Trochu, à Vincennes. Ils trouvent avec lui Ducrot, qui, comme à son ordinaire, ne fait nul mystère de ses sentiments. Il a dû abandonner l'entreprise commencée en raison de l'épuisement des troupes. Mais il se propose de la renouveler sur un autre point. Il ne croit pas aux armées de province. Elles ne sont que « des rassemblements », incapables d'arrêter l'ennemi*. Quant au général Trochu, bien qu'il ne se fasse aucune illusion sur la possibilité de délivrer Paris, non plus que sur les secours à attendre du dehors, il entend ne se rendre qu'après avoirépuisé tous les moyens de défense. Il sait que les troupes ont beaucoup souffert, que le découragement les gagne. Néanmoins il veut poursuivre la lutte. Quelques jours de

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