‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 177 sur 326 · F. Sarcey, p · texte numérisé non relu

F. Sarcey, p

5. Procès-verbaux cités, 8 janvier; Ducrot, tome III, p. 280. — Jules Favre rvjijoud, le 9, à Gambetta: a ...Nous approuvons tous le pian de campagne qui porto M. fiourbaki à Test, pour couper les communications de Tenaerni de la Saône à la Meuse » (Jules Favre, tome II, p. 3i8). «

a. Voir une note confidentielle du gouverneur (ii janvier), Vinoy, p, 5io.

parer». Il n'a foi « que dans le mouvement de Bourbakî. Les généraux Chanzy et Faidherbe lui paraissent dès maintenant condamnés à l'impuissance. » Ses collègues réclament impérieusement une sortie et déjà le mot capitulation surgit dans la discussion. Pour expliquer son inaction, le gou- Ferneur allègue que les Allemands se sont renforcés de 60,000 hommes autour de Paris — ce qui est faux. — Il a peu de confiance en la garde nationale et craint une attaque de r ennemie

La question des vivres devient menaçante. On parle du rationnement, sans oser encore y recourir*. Fort à la légère, Jules Simon répond de Talimentation jusqu'au 10 février. Le lendemain, Jules Favre affirme qu'on ne pourra dépasser le 30 janvier. Lequel croire'? Un peu tard, le général Trochu réclame des « mesures extrêmes » : des perquisitions à la recherche des aliments cachés, la suppression des réunions publiques et de la liberté de la presse. Ernest Picard n'y fait pas opposition, mais il juge qu'alors il faut agir contre l'ennemi, de façon à couvrir les murmures par la voix du canon. Aucune décision n'est prise et l'on se borne à constater la découverte dans Paris de 6,000 quintaux de grain*. . D'ailleurs le froid a repris et l'arrivée des pigeons a cessé. De nouveau Paris est « dans la nuit noire », Que se passet-il au delà des sentinelles allemandes? Pourquoi Bourbakî, Chanzy, Faidherbe restent-ils muets? La faim, le bombardement sévissent plus que jamais. On touche à la crise suprême °. Le 9 janvier, Jules Favre croyait douteux que Paris puisse vivre jusqu'au 25 ®, et il faut dix jours pour préparer le ravitaillement. La limite fatale est donc arrivée, sans rien qui fasse espérer une éclaircie. Même avec le rationnement, qui

1. Procèt-verbaux cités, lO janvier. — « Jules Favre revendique pour le conseil le droil d*imposer une action militaire, qu'il croit nécessaire, et qu'on lui refuse. »

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