‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 179 sur 326 · Voir plus haut, p. 72 et · texte numérisé non relu

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tache de Saint-Pierre », dont la pensée le haute visiblement, quoiqu'il y soit si peu préparé.

Faudra-t-il traiter à la fois pour Paris et pour la France ? Ernest Picard le croit. Jules Simon, Jules FeiTy, Gamier Pages, Emmanuel Arago jugent qu'au contraire la chute de la grande ville ne doit pas entraîner la cessation de la guerre» La logique de la situation, dit Jules Ferry, voudrait une capitulation sans condition, à discrétion. Il ne faut pas désorganiser la défense en province*.

La discussion continue ainsi , de 10 heures du soir à 1 heure un quart du matin, sans aboutir à aucun résultat pratique. Visiblement, les membres du conseil hésitent de» vant les responsabilités qui vont leur incomber ; ils voudraient — chimère pure — amener les municipalités élues à les partager ou même à les prendre pour elles. Quelques-uns se rendent compte que, en capitulant, Paris ne peut rien stipyi- 1er pour la France, dont il ne connaît pas Tétat réel. Mais la pensée d'obtenir des conditions plus favorables en traitant pour l'ensemble du pays apparaît déjà chez Jules Favre '. Il y verra bientôt une inéluctable nécessité.

1. Procès-verbaux cités, 17 janvier, Ducrot, tome IV, p. 294: t Pour lui (M. Arago), il ne se reconnaît le droit, ni de traiter de la paix, ni de signer une capitulation qui désarmerait la Fronce. Son avis est que Paris doit traiter par rinterroédiaire de sa municipalité. »

2. « Son avis (à Jules Favre), après Técliec prévu, est d'envoyer quelqu'un à Tennemi pour tâcher de rempdclior d'entrer dans Paris, ou pour obtenir qu'il n'y Tasse entrer que quelques régiments. » — « Il craint que la présence de l'un des membres du gouvernement au camp prussien ne l'autorise à dire: Voulez-vous signer les bases d'un traité de paix, ou vous n'aurez rien. » [Pro" cèS'Verbaux cités, 17 janvier, Ducrot, tome IV, p. 297.)

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