Voir plus haut, p. 308; A. Morillon, p. 68 et
Mais il est purement approximatif^. Et à quelle nourriture en est-on réduit !
Trois cents grammes de pain par adulte, cent cinquante par enfant, avec trente grammes de viande de cheval ou une quantité correspondante de lard, de viande de conserve, de morue ! Il faut des heures de queue pour obtenir sa portion chez le boulanger^ le boucher. Souvent même, les mesures sont si mal prises, que de pauvres gens trouvent en arrivant à leur tour « visage de bois et place nette^ Il m'est plus d'une fois arrivé de donner mon morceau de pain à telle femme qui pleurait. . . Ce pain, il était si horrible, que le cœur me soulevait rien qu'à le voir sur la table* ». A un peu de farine de blé se joignent toutes sortes de matières étrangères : des farines de seigle, d'orge, de pois, de vesce, de riz, d'avoine; de la fécule et de l'amidon, du son, même de la paille et des débris innommés, qui s'enfoncent dans les gencives'. On est