Ibidem , p
4. Ducrot, lome III, p. 240. Voir Siège de Pdris. Le Bjurget-Champigny, p. 241, 282, et plus luiut, p. 91.
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une autre, à gauche, bat Le Raincy. Ces ouvrages sont reliés par des « traucliées construites au jour le jour », sans projet arrêté. Enfin, derrière Beauséjour, sur le terre-plein du plateau, une grande batterie mesurant 100 mètres fait face au Raincy. Une longue tranchée, destinée, le cas échéant, à protéger notre retraite, s'appuie à droite au chemin de fer de Mulhouse, sous Rosny , à gauche au cimetière de ce village. Tous ces travaux ne sont exécutés qu'avec des tâtonnements, sans hâte aucune. On ne croit pas à l'intervention de la grosse artillerie allemande. On s'imagine avoir affaire seulement à des pièces de campagne'. Le dégel après la neige rend la terre difficile à remuer. Les travailleurs sont dans la boue jusqu'à la cheville et, « chaque matin, on trouve les tranchées remplies d'eau ■». Le froid vif survenu le 21 décembre est une nouvelle cause de retard.
Pourtant on voit nettement, vers le Raincy, les épaulements qu'élève l'ennemi. Les avant-postes y signalent un bruit insolite. On entend les coups de pioche et de hache, les chariots qui roulent. On voit même transporter des bois pour l'établissement des plates-formes (25 décembre) ^. La batterie destinée à battre ces travaux est trop peu étendue, trop oblique par rapport aux hauteurs du Raincy qui la commandent entièrement. Il n'y a ni abri, ni traverse, ni magasin blindé. De même pour la batterie de cent mètres ; celle à droite du parc est masquée en partie. Quant aux tranchées, elles ne sont munies ni de traverses, ni d'abris. Un réduit est à peine commencé^.
1. Viollet-le-Duc, p. 33 et suiv,, p. 182 et suiv. ; Historique de la Légion du génie auxiliaire, Ducrol, tome IV, p. 436; Vinoy, p. 293 et suiv. ; Histoire critique du siège de Paris, p. 268; F. Garnier, p. ii5; Lu RoDciùre, p. 25».