Viollet-le-Duc, p
3. VioUet-le-Uuc, p. 35; Vinoy, p. 3i5; G. Berlin, Snurenirs d'un mobile du 8^ bataillon de la Seine, Hevue i-élrospeclire, janvier-juin 1887, p. 28 ; La Ronciére, p. 208 (à la claie du 24 décembre); Ducrol, tome 111, p. 216; G. Toudouze, le Pompon rcrl. p. ^57.
4. Viollel-le-Duc, p. 35 et suiv.; G. Toudouze, le Pompon vert, p. 284; Vinoy, p. 293, 502 et 503. — « Le retard apporté à l'exécution de ces travaux provenait surtout de ce qu'ils avaient été coufiés à des ouvriers civils, qui, payés à la journée, travaillaient très peu pour faire durer plus longtemps leur tache... » (Viaoy, p. 294.)
« Au plateau d'Avrou, comme partout, un s'abandonnait un peu trop à la fortune. Les troupes campées sur les rampants (sic) nord de ce plateau et à Beauséjour, peu surveillées, composées entrés grande majorité de mobiles, passaient leurs journées, non point à s'exercer, non point à travailler. . . mais à aller arracher des légumes du côté de Villemomble ou à piller ce malheureux village. On voyait, tout le long du jour, des files de ces mobiles monter. . . au plateau, chargés de meubles de toutes sortes. Que pouvait-on faire au bivouac d'un guéridon d'acajou? Ce pillage, toléré par les officiers, ces objets de luxe répandus. . . dans la boue et bientôt à demi brûlés ; l'indifférence de ces troupes à se garder, à se garantir contre les batteries ennemies ; le peu de sollicitude des officiers pour leurs hommes, la rareté des visites des généraux sur ce point si important à garder et à bien munir ; tout cela n'était pas de nature à soutenir le moral des hommes. . . qui prenaient la défense de Paris au sérieux'. . . »
Ces détails trop vrais montrent qu'on pourrait faire davantage pour garder le plateau d'Avron. Seulement il faudrait une direction qui fait défaut. Les efforts décousus auxquels nous nous sommes li^^*és représentent une somme de travail supérieure au nécessaire, qui a été négligé '.
^lalgré les bruits singuliers remarqués aux avant-postes, on ne prend que des dispositions insignifiantes pour parer à une attaque. Le 26, au petit jour, on lance trois bataillons de mobiles sur le parc de la Maison-Blanche, pour en démolir le mur. Cette opération réussit, malgré le tir d'une batterie de
1. Viollel-le-Duc, p. 35 et suiv. ; G. Beriin, loc. cit. — A défaut des généraux, M. Rochefort allait voir )e mont Avron et disait à des soldats : « Malheureux ! Comment pouvez-vous rester ici avec une température pareille?» C'est du moins ce qu'écrit cet inconscient dans ses Arentures de ma vie, tome II, p. 2::ô.
2. V'ioUet-le-Duc, p. 182 et suiv.; Francis Garnier, p. Hi; Histoire critique du siège, p. 172; Vinoy, p. 29i, 337 et 338, Lettre au gouverneur, 27 décembre.
Le capitaine du génie Chaper, dans sou très partial rapport, Enquête, p. 240 et suiv,, a tenté de montrer qu'on ne pouvait mieux faire à Avroa. M. Duquel, p. 26Z et suiv., n'a pas de peine à prouver le contraire.
siège prussienne*. Dans la journée, Vinoy réunit à Avron le général d'Hugues, le colonel du génie Guillemaut et le colonel Stoffel. On disc;ite les mesures à prendre en vue des éventualités probables. Finalement Vinoy prescrit de faire évacuer la partie du plateau la plus en vue et les baraques que le génie y a construites. A l'entrée de la nuit, les troupes iront bivouaquer sur les pentes qui font face au fort de Nogent. On commence une communication couverte destinée à les relier aux tranchées que nous continuons d'occuper ^ Ces ordres sont très imparfaitement exécutés.
Tout à coup, le 27 décembre, vers 8 heures du matin ^, par un temps brumeux, un obus atteint le plateau d'Avron. La tempête de neige recommence presque aussitôt, sans interrompre le feu. Elle rend simplement le réglage du tir plus difficile pour les Allemands comme pour nous et durera tout le jour *.
Un moment d'affolement suit l'explosion des premiers obus. Ils tombent de plein fouet dans le camp de l'infanterie de marine, qui est aussitôt mis dans le plus grand désordre. Nombre de soldats, de mobiles s'enfuient pêle-mêle vers Rosny, à la recherche d'un abri qu'ils ne peuvent trouver sur ce plateau dénudé^. C'est une déroute qui commence. Enfin quelques officiers font acte d'initiative et abritent les troupes dans les tranchées, derrière des murs. Elles y attendent
1. NO 10 lÉUtl-major prussien, tome IV, p. 778); Vinoy, p. 499, dépêche du chef d'élat-major de la division d'Hugues au général de Valdan. — Vinoy, p. 325, fait perler celte allaque sur Ville-Evrart.
2. Vinoy, p. 325 et suiv. — Suivant le môme auteur, p. 329, les Allemands auraient mis en aclion 14 batteries el environ «0 pièces, au lieu de 13 balleries el 76 pièces, chifTres réels.
D'après la plupart des lémoignages, aucune disposition sérieuse ne fut prise par nous. Les mobiles de la Seine, notamment, resléreut sur le plateau (G. Toudouze, p. ïG5 et suiv.; G. Berlin, lac. cit.).
3. UÉtal-majoi- prussien, tome IV, p. 780, écrit 8 heures et demie ; Ducrot, lome III, p. 233, 7 heures el demie; Vinoy, p. 328, 8 heures; La Ronciére, p. 263, 7 heures et demie; le général de Molllce, 8 heures et demie (p. 320); M. Gustave Toudouze, 7*'45; la Vérité du 29 décembre (récit d'un témoin oculaire), 7 heures el demie.