G. Toudouze, p. 274; Vinoy, p
2. Ducrot, lome III, p. 234. — A Rosuy, 6 pièces tirèrent 290 coups. Nous aurions eu au plateau d'Avron 6 pièces de 16'' marine, 6 de 24 court, 12 de i2, 12 de 7"=, 7 mitrailleuses, total 43 pièces (Vinoy, p. 296). h' Élal-major prussien (tome IV, p. 780) nous prête 7u pièces. Le rapport militaire du 29 décembre mentionne 74 pièces, et le récit de la Vérilé (29 décembre), 76. Il ajoute que deux batteries divisionnaires auraient pris position sur le plateau dans la nuit du 27 au 28. Vinoy (p. 350) porte à 24 le nombre des pièces de 7 retirées du plateau lors de son évacuation. Il est donc probable que son armement comprenait un minimum de 67 pièces le 27 décembre : 6 pièces de 16'", 6 de 24 court, 12 de 12, 24 de 7^ 7 mitrailleuses, 12 canons de 4, mais 19 au moins étaient de trop faible calibre pour résister aux canons prussiens.
3. Vinoy, p. 330; Ibidem, p. 449, télégramme du général d'Hugues à Vinoy.
4. Vinoy, p 331 ; Ibidem, p. 500, télégramme de Trochu à Vinoy.
5. Vinoy, p. 33i ; Ibidem, p. 500, télégramme de Ducrot à Vinoy; Ducrot, tome III, p. 23t. — Le 27 décembre, la division Susbielle revient de Saint- Ouen et de Clichy à Aubervilliers; la division Mattat va de Vincennes à Montreuil et Baguolet; la brigade Heille occupe Bondy et Noisy-le-Sec; la division Courty va de Pantin à Romainville; la division Berthaut, d'Auberviiliers en arrière du fort du même nom (Journal des marclies de la S'' armée, Ducrot, toiue III, p. 420.)
produit un commencement de débandade '. Le général d'Hugues s'inquiète : « La position est très difficile à tenir, écrit-il à Vinoy ; beaucoup de pertes ; le moral des troupes est très affaibli... Situation très grave". » Le gouverneur, informé, invite Vinoy à tenir ferme contre l'attaque d'infanterie qu'il prévoit^, bien à tort.
La position est toujours plus difficile pour notre artillerie. Elle a ce désavantage d'être sous un feu convergent, avec l'infériorité du calibre et du nombre. Les pièces de 12 qui arment l'éperon est ne peuvent atteindre les batteries de Noisy-le-Grand, qui tirent à 4,900 mètres. Nous ripostons à peu près inutilement, en faisant des pertes très sensibles*.
D'ailleurs le temps est devenu plus clair ^ Tout groupe qui apparaît sur la neige du plateau sert d'objectif à l'ennemi. L'éclatement des projectiles est facilité par la terre durcie, dont les mottes elles-mêmes sont dangereuses.
Blottis dans les tranchées, immobiles, le fusil entre les jambes, soldats et mobiles souffrent cruellement. D'ailleurs certains de nos travaux sont enfilés ; d'autres battus à revers. Malgré tout, les troupes montrent une attitude assez ferme. La vue du général d'Hugues, qui parcourt continuellement les tranchées, insoucieux des projectiles, y contribue puissamment".