Vinoy, p. 500, télégramme de Trochu à Vinoy
4. Vinoy, p. 333, et M. Duquel, p. 242, mentionnenl les batteries de Chelles, où il n'y en avait pas (Élal-major prussien, tome IV, Annexes, p. 4oo).
5. Vinoy dit très clair, p. 333. L'État-mujor prussien, tome III, p. 780, et Mollke, p. 320, écrivent que la chute de neige dura jusqu'à la nuit.
6. Vinoy, p. 334; A. Rendu, p. 154. — D'après un télégramme du colonel Stoffol à Trochu, 7 heures du soir (Vinoy, p. 50i), les pertes de l'artillerie auraient atteint, le 27 décembre : « Quelques hommes tués, plusieurs olDciers et une vingtaine d'iiommes blessés. » Suivant Vinoy, le total des liommes mis hors de combat ne dépassa pas loo (p. 335); Ducrot, tome III, p. 2:!6, écrit une centaine d'hommes et 12 officiers tués ou blessés; le rapport militaire du 27 décembre, 8 tués et 50 blessés, dont 4 oCQciers tués et 11 blessés: marine, 4 otficiers blessés; infanterie do marine, 3; G« bataillon de la Seine, 4 oiriciers tués, 2 blessés; 7« bataillon, 1 blessé; 24« régiment de Paris, l blessé.
Suivant la Vérité du 29 décembre, la batterie n° l d'Avron, armée de pièces de 7, de trois 24 court, et placée au-dessous du four à chaux, face au parc
La nuit arrive. L'ennemi arrête son tir et même ramène en arrière une partie de ses pièces. Il croit avoir obtenu peu de résultats. Mais, de notre côté, épaulements et embrasures sont fortement endommagés ; on ne pourra les réparer la nuit, en raison de l'état du sol. Plusieurs de nos batteries ont été prises de front et d'écliarpe à la fois ; deux au moins n'ont pu tirer*.
Vinoy continue de craindre une attaque d'infanterie. Il appelle à lui la brigade Fournès, de la 2*" armée. A 8 heures du soir, elle prend position entre le plateau d'Avron et le fort de Rosny, à la place de la garde nationale qui est reportée en arrière '.
En somme, malgré le nombre des projectiles ennemis et la construction défectueuse de nos travaux, nos pertes sont relativement faibles. Mais la résistance est devenue difficile pour notre artillerie^. La situation présente pourra-t-elle se prolonger ? Vinoy prend le parti de l'exposer au gouverneiu* de Paris, afin de le mettre à même d'aviser :
« Je ne dois pas vous laisser ignorer que la position du plateau d'Avr n peut devenir critique d'un moment à l'autre. Les travaux. . . qui y ont été faits sont très incomplets et ne l'ont été évidemment qu'en vue d'une occupation passa-
Marchand, eut 2 pièces de 24 hors de service, dès les premiers coups (affûta brisés) ;
La batterie n° 2, à l'extrémité de Beauséjour, eut 3 coups d'embrasure successifs; 5 avaut-trains démontés, 16 hommes hors de combat sur 70;
La batterie n" 3 (mitrailleuses) ne tira pas;
La batterie d° 3 de la marine tira i,250 coups;
La batterie n» 4 de la marine, à l'extrémité est du plateau, ne put tirer;
La batterie n» 5 de la marine lira 9 coups seulement;
La batterie n" 6 (12 de place) ne put tirer, faute de portée.
(L. Larchey, p. 2li.)
Les Allemands perdirent 2 ofDciers et 25 hommes, ainsi que plusieurs affûts (Moltke, p. 320; Étal-major prussien, tome IV, Annexes, p. 39ï).
1. Télégramme du colonel Sloffel déjà cite; télégramme du général d'Hugues, 10'>15 du soir, Vinoy, p. 502; Récit de la Vérilé du 29 décembre.
2. Vinoy, p. 335. — Les i^r et 3« bataillons du 4^ zouaves renforcent la division d"Hugues sur le plateau; des détachements d'artillerie de la garde nationale sont répartis entre les forts de l'est; les marins du commandant Trêves quittent Bondy, pour combler les vides d'Avron et armer de nouvelles pièces de ly^ et de le-^ à Noisy et à Rosny (Ducrot, tome III, p. 236).
3. Voir les deux télégrammes mentionnés par Vinoy, p. soi et 502; Ducrot, tome III, p. 237.
gère. . . Depuis que je suis ici, j'ai dû aller au plus pressé, faire établir des traverses pour les batteries d'abord. Mais celles des défenseurs n'ont pu l'être encore ; un simple fossé les abrite. . . La nature du sol est rocheuse ; il est très difficile de s'y enfoncer. La gelée est venue y apporter un nouvel obstacle et paralyser nos travaux, qui, étant faits d'ailleurs par des ouvriers civils, marchaient très lentement. Nous n'avons pour défendre ces positions que de jeunes troupes dont le moral n'est pas très solide, et notre artillerie me paraît bien faible pour répondre au gros calibre de l'ennemi. . . il m'était difficile, pour ne pas dire impossible, d'améliorer une semblable situation. Je vous en fais cet exposé très véridique et cunfidentiel, afin que vous avisiez aux mesures qu'il y aurait à prendre, si la nécessité de la défense de Paris exige (sic) absolument de se maintenir dans cette position avancée. Conformément à vos ordres, je n'avais gardé que deux bataillons du 112* de ligne et deux bataillons de gendarmerie ; j'ai donc accepté avec reconnaissance les renforts qui m'ont été spontanément offerts par le général Ducrot. J'ai demandé au général d'Exéa une de ses brigades établies à Noisj ; la division Mattat a également été mise à ma disposition; elle sera de bonne heure à Fontenay '. . . »
Il est d'ailleurs décidé, sur l'avis du colonel Stoffel et du chef d'escadron Pothier, qui commandent l'artillerie du plateau'', que nos batteries ne répondront pas le lendemain, si l'ennemi reprend son feu. Les pièces sont donc abritées durant la nuit. On se flatte que cette attitude engagera les Allemands à porter leur infanterie sur le plateau, et l'on se tient prêt à l'arrêter.
La nuit se passe à ces préparatifs, non sans de grandes souffrances pour nos soldats. La proximité des batteries allemandes interdit d'allumer des feux. On peut s'imaginer les défenseurs d'Avron, immobiles dans leurs tranchées, sans un