‹ Siège de ParisChapitre 132 sur 326 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

paraissaient ni l'une ni l'autre en état de percer les lignes prussiennes^.

« Il ne voit qu'une chose possible à Paris : faire son devoir aujourd'hui, demain, toujours; lutter pour lasser l'ennemi et lui tuer du monde. Voilà ce qu'il a toujours dit. Ses prévisions se sont jusqu'ici réalisées; l'armée de la Loire n'a pu soutenir la lutte ; elle a commis, en outre, la grande faute de concentrer en une seule masse les forces militaires de la France, tandis qu'elle aurait dû se diviser par groupes chargés de harceler l'ennemi "... »

Puis il s'aventure dans une sorte d'aperçu du siège. Il dépeint Paris entouré « de trois et quelquefois cinq lignes de retranchements formidables » par les Allemands, ce qui n'est point exacte

« aujourd'hui, d'assiégé il faut se faire assiégeant aussitôt qu'on veut sortir des lignes, et il devient impossible d'enlever de vive force ces ouvrages redoutables, qui contraignent ceux qui les attaquent à s'engager dans des goulots de bouteille où l'ennemi les écrase aisément. . . Les surprises étant impossibles, il faudrait se livrer à des travaux d'approche, mais... le temps manque. 8a conviction est donc qu'il n'y a pas de plan ni de valeur individuelle qui puissent briser la ligne d'investissement. Il faut résister le plus longtemps possible ; mais il faut renoncer à faire cette trouée impraticable sans armée de secours; cela ne se serait jamais vu. Le soldat, comme tout homme, a besoin d'espérance; or, cette impossibilité de percer les lignes a gagné tous les cœurs et l'on ne pourrait désormais obtenir des troupes un de ces efforts confiants qui seuls font le succès. A ces considérations il faut ajouter l'état de fatigue et de souffrance qui ne permet plus d'opérer en rase campagne. Quant à l'ilée de se porter en avant avec ^00,000 hommes, c'est là, suivant M. la

1. Ibidem, p. 2:,6. — Avec .M. A. Duquel, Paris, Second échec du liotn-gel. Perle d'Àvron, p. 29.3, nous demanderons pourquoi Ducrol prJpara la sorlie de la Basse-Seine, puis entrepril celles de Chainpigny et du liourget, si telles étaient ses convictions.

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