‹ Siège de ParisChapitre 134 sur 326 · Ibidem, p. 258; Jules Favre, tome II, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p. 258; Jules Favre, tome II, p

2. Ducrot, tome III, p. 3io, résume ce projet qu'il soumit au gouverneur en janvier i87i; il l'avait préparé avec l'aide du général Berlhaut et du colonel de Miribel. 11 s'agissait alors de sis groupes de 2,u00 à 3,000 hommes, trois parlant de Nogent et de Rosny vers Lagny; trois de Groslay, Bobigny et Bondy vers Lagny également. La direction générale éiait ensuite celle du ilorvan.

Voilà donc la discussion rabaissée à des questions de personne. Ainsi attaqué, le commandant de la 3'' armée « répond qu'il ne faut pas discuter les faits accomplis; car, si on le faisait, il lui serait aisé de prouver que le général de Susbielle a reçu l'ordre d'attaquer sans qu'il en fût prévenu, tandis que, s'il l'avait été, il serait venu à son secours; et, dans sa conviction, il aurait conservé cette position ». Ducrot réfute de son mieux « cette allégation, en affirmant qu'après Montmesly on aurait vu se dresser les travaux d'Ormesson et des lignes fortifiées de trois lieues d'épaisseur, tout à fait infranchissables». Ces récriminations, si peu opportunes, continuent. Le gouverneur y ajoute les siennes, exposant son plan de sortie par la basse Seine, qui a dû être « brusquement abandonné à la suite des dépêches et des objurgations de Gambetta, annonçant qu'une armée de la Loire, forte de 150,000 hommes, marchait sur Paris, qu'elle était à Montargis ; que de là elle irait à Fontainebleau et qu'il fallait absolument lui tendre la main de ce côtù. Voilà ce qui a motivé le passage de la Marne \ . . »

Puis Trochu s'adresse aux autres assistants et d'abord au général Noël. Celui-ci déclare qu'il lui semble impossible, du côté du Mont-Valérien , « de franchir les premières lignes d'investissement, sans se heurter à des obstacles insurmontables ». On peut chercher « à gagner du terrain en s'avançant de poste en poste » ; rien de plus. Pourtant les dispositions de ses troupes sont bonnes ; leur esprit est excellent ; elles n'ont pas souâfcrt ; mais il ne commande que 5,000 ou 6,000 hommes ^

Le général de Bellemare ne partage pas cet optimisme : «... La mobile contient de mauvais éléments, gâtés encore par l'élection des oHiciers et poussés à l'extrême par les souffrances. Ces troupes crient : « la paix », et les officiers supé-

1. Ibidem, p. 259. — Ces affirmations ne sont pas fondiîes. La dépêche de Gamholta, annonçant la marclje sur Fontainebleau, arriva à Paris le 2 décembre, alors que la sortie de Ghampiguy était on pleine exécution. (Voir Siège de Paris. Le liourgel-Chariijngny . p. 355.)

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