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rieurs en tête. Il croit cependant qu'il pourrait refaire le moral des troupes, en les mélangeant avec les bataillons mobilisés de la garde nationale ; les uns y gagneraient en énergie, les autres en habitudes militaires. » Vinoj proteste énergiquement contre cette opinion. Bellemare n'eu continue pas moins, avec toute raison : «... L'armée a été surprise et déconcertée le 21, à l'attaque du Bourgôt, de ne pas voir la garde nationale derrière elle. Pour lui, si l'on tente encore quelque chose, il demande le concoui's de la garde nationale.
« Au point de vue des opérations militaires, il ne croit pas une trouée possible; le fût elle, il expose dans quelle situation se trouverait le corps d'armée qui l'opérerait et qui entrerait sans vivres, sans munitions, dans une zone ravagée à plus de 40 lieues, avec des ennemis au dos, aux flancs et peut-être en face. . . Pour lui, tout se résume à une question de temps, c'est-à-dire de subsistances. 11 faut lutter jusqu'au bout, faire le plus de mal possible à l'ennemi, employer pour cela la pelle, la pioche et l'artillerie. 11 importe surtout de procéder par surprises de nuit, et si, enfin, personne du dehors ne vient tendre la main à l'armée de Paris, celle-ci aura fait son devoir, et l'on n'aura rien à lui reprocher \ »
L'amiral Pothuau ne croit pas non plus à la possibilité d'une trouée sans le secours d'une armée extérieure. « Il faut, à son avis, chercher à tenir l'ennemi le plus loin possible et à l'empêcher de donner suite à ses projets de bombardement.
« Quant à l'esprit des troupes, il dispose de mille marins prêts à tout, de mobiles de province animés d'un bon esprit, parmi lesquels il en est même qui n'ont point encore tiré un coup de fusil. Enfin, les bataillons mobilisés de la garde nationale sont admirablement disposés et prêts à marcher^. »
De même, le général Schmitz juge une trouée impossible. Mais « on ne se met pas assez à la place du gouverneur, qui ne peut rester inactif et succomber à la tête de 300,000 hom-