I.a lettre en question était ainsi conçue
« Général et bien cber Président,
« Depuis trois jours nous sommes avec vous, par la pensée, sur ce champ de bataille glorieux où se décident les destinées de la patrie. Nous voudrions partager vos dangers, en vous laissant cette gloire qui vous acparlient bien d'avoir préparé et d'assurer, maintenant, par votre noble dévouemonl, le succès de noire vaillante armée.
« Nul mieux qu3 vous n'a le droit d'en être fier, nul ne peut plus dignement en faire l'éloge; vous n'oubliez que vous-même, mais vous ne pouvez vous dérober à l'acclamaliou de vos compagnons d'armes, éleclrisés par votre exemple.
« Il nous eût été doux d'y joindre les nôtres; permettez-nous au moins de vous exprimer tout ce que notre cœur contient pour vous de gratitude et d'affeclion. Dites au brave général Ducrol, à vos olliciers si dévoués, à vos vaillants soldats, que nous les admirons. La France républicaine reconnaît en eux l'héroismo noble et pur qui déjà l'a sauvée. Elle sait maintenant qu'elle peut mettre en eux et en vous l'espoir do son salut.
«Nous, vos collègues, initiés à vos pensées, nous saluons avec joie ces belles el grandes journjes où vous vous êtes révélé toul entier, et qui, nous en avons la conviction profonde, sont le commencement de notre délivrance. » (Journal officiel du 3 décembre 1870.)