Ducrot, tome IV, p. loO; Vinoy, p
2. Ducrot, tome IV, p. i3i, admet qu'il aurait été possible de la rendre intenable ou menant plus de pièces en ligue.
3. Ducrot, tome IV, p. i82. Ce fait résulte sutïlsamment du texte de VEtnlmajor jiruxsien, tome IV, p. li63 et 1164, et du chillïe de nos perles. — D'après le général américain Hagen, cité par M. le général Pierron [Les Méthodes de guerre actuelles el vers la fin du xis." xiccte, tome 111, !■'« partie, p. 163), Susbielle se trouve en présence « d'un obstacle colossal », une rangée d'abatis de 100 à 120 pas de largeur moyenne, précédée et suivie de douze rangées de trous de loup.
4. Ducrot, tome IV, p. 133. — A 2''ô0, Trocbu télégraphie à Vinoy: «Je donne l'ordre de tirer, avec les grosses pièces du Monl-Valérien, sur tous lea points que vous m'indiquez. J'en excepte Tliospice Brezin, trouvant dangereux de tirer dans cette direction par-dessus la tète de nos colonnes du centre »
Avant 3 heures, l'arrêt est complet sur notre ligne. Les soldats, visiblement fatigués, ne tirent plus. Le désordre est grand partout, l'encombrement immense sur certains points.
Au carrefour de la Croix du Roi, l'artillerie de Vinoy a été remplacée par « d'innombrables » voitures d'ambulance entassées sur la route, sur tous les chemins descendant vers la Seine. Des camions chargés de vivres et de munitions pour la garde nationale, des groupes quittant le champ de bataille rendent la confusion inextricable. Des omnibus destinés au transport des blessés sont ainsi pris d'assaut par des gardes nationaux, même des officiers, et se dirigent sur Paris ^
Voyant notre inaction, l'ennemi juge le moment venu de passer à l'offensive. Vers 2'' 45, le général von Sandrart, qui commande la 9" division, a porté au haras Lupin deux bataillons des 7^ et 47* régiments. Il comptait en faire usage pour résister à une attaque possible par le centre. A 3 heures et demie, il fait allonger le tir de son artillerie et jette deux compagnies du 59* contre le mur sud du parc de Buzenval, vers la Bergerie. Mais, « en peu de temps, les Français l'ont organisé avec une grande habileté pour la défense ** » et l'attaque, bien qu'appuyée par deux des compagnies de la Bergerie, échoue avec de grosses pertes. Nous restons en possession du mur du parc. Les Allemands s'attendent même à nous voir reprendre l'offensive et, comme l'issue générale du combat est encore incertaine, le prince royal fait venir de Versailles la 1'* brigade de landwehr de la garde. Elle arrivera trop tard ^.
De même, à la nuit tombante, le colonel von Kothen jette un bataillon du 7* régiment du Haras vers Garches et s'en-
(Vinoy, p. 528). — Jusqu'alors, le Mont-Valériea s'est tu, bien que, avant 10 heures, on y ait signalé de fortes colonnes d'artillerie, suivant les chemins qui convergent vers le champ de bataille (Histoire critique du siège de Paris, par un ofHcier de marine, p. 199).