i"' groupe sous les ordres du vice-amiral Saisset
A) 3 pièces de 2i court au pont du chemiu de fer de la staliou de Bondy, baltaat le Raincy.
B) 6 pièces de 12 de siège ot 2 mitrailleuses au cimetière, battant Le Raincy et le pont de La Poudrette (le premier à l'est de Bondyj.
C) 4 pièces de 12 de campagne et 2 mitrailleuses au nord de Bondy, battant le DJpotoir, l'intervalle entre la route et le canal.
Di 2 pièces de 12 de campagne, un peu au nord, battant Nonneville.
E,i 3 pièces de 24 long à l'entrée de Bondy, près du pont, battant Nonneville, Groslay et Aulnay ; 2 pièces de 16"= marine battant Aulnay et >.'onuevUie.
G) 3 pièces de 2-1 (culasse) au nord du pont, battant Aulnay et Groslay.
H) 6 pièce2 de 12 de siège, 2 mitrailleuses, sur la route de Drancy, battant le Dépotoir.
1) 3 pièces de 16<= à la Tannerie (au nord de Bondy) battant Groslay et Le Blanc-Mesnil, et devant se déplacer suivant le besoin.
M) 1 pièce de 15" sur le bord du canal, à hauteur de Bobigny, battant Le Bourget.
6 pièces de 7 étaient disponibles ; on avant de Bobigny une batterie N contenait 6 pièces de 24 court destinées à être transportées à Drancy dès que ce village serait occupé.
2" groupe, aux abords de la Croix de Flandre, agissant directement sur Drancy, Le Bourget et Dugny ;
0) 6 pièces de 12 de siège, à droite de la route de Lille, battant Le Bourget et Drancy.
P) 2 pièces de 24 court, à gauche de la route, battant Le Bourget et Dugny.
Ces deux batteries destinées à prendre position au Bourget afin de battre les bords de la Morée.
R) 4 pièces de 16<^ et 2 de 12 de siège à La Courneuve, battant Le Bourget et Dugny. (Ducrot, tome III, p. 147.)
Des tranchées aux environs de Bobigny, des passages sur le canal de l'Ourcq furent construits du 17 au 21 décembre par les 8 compagnies de marche de la légion du génie auxiliaire de la garde nationale {Historique du corps, Ducrot, tome IV, p. 437).
2. Inslruclions pour les mouvements préparatoires, Ducrot, tome III, \. 392.
nombre de bataillons de la garde nationale prennent position au nord et au nord-est du camp retranché '.
Les troupes ont touché six jours de vivres et quatre d'avoine ; elles n'emportent que les tentes, les couvertures, les cartouches et les ustensiles de campement. Le reste est à la garde des malingres. Chaque batterie a reçu un petit pont démontable, destiné à lui permettre dépasser les nombreux fossés qui coupent la plaine Saint-Denis. Chacun, divisé en deux dt-mi-pont?, peut être placé sur un arrière-train de caisson^.
Suivant notre habitude constante pendant le siège, nous avons donné l'éveil à l'ennemi. Le 18 décembre, une proclamation de Trochu fait pressentir une nouvelle sortie : « Puisse votre général, s'écrie-t-il en terminant, faire pénétrer dans vos âmes les espérances, les fermes résolutions dont son âme est remplie !» — « La lecture de ce document fit soupçonner l'imminence d'une grande entreprise ; il n'y eut plus de doute quand le général Schmilz porta à la connaissance du public que toutes les portes de Paris seraient fermées le 19 décembre ^ » L'ennemi en est aussitôt averti par les déserteurs, les maraudeurs qui ont établi des relations régulières entre le camp retranché et le dehors*. Nous verrons plus loin les mesures qu'il va prendre en pleine connaissance de cause. — Nos troupes sont « encore animées d'une certaine ardeur^ ! »
1. 76 bataillons: 4 à Puteaux et Suresnes, 4 au rond-point de Courbevoie, aux ordres du général Noël; 2 aux postes de La Folie et de Charlobourg; 4 derrière le fort de La Briclie, 12 à Pantin, G à Noisy-le-Sec, 8 à Rosny, dont 'i aux redoutes ds Moutreuil et de La Boissiére ; 4 au château de Montreau, 10 à Neuilly-soas-Bois, 8 à Foutenay-sous Bois, 8 à Nogent, li à Maisons-Alfort dont 3 on arrière de Gréteil et 3 dans la boucle de Marne [Journal de marche de la 2" armée, Ducrot, tome 111, p. 4il, et Instruclions du 18 décembre pour le général Vinoy [Vinoy, p. 490]). Ces deux documents ditlereul quant à la répartition des baiaillons. Un avis oinciel du 20 décembre ])orte à plus de cent. le nombre des batuillons de garde natiouale sorlis de Paris. L'amiral de La Koncière donne le môme cliill're (p. 239).
2. Ducrot, tome III, p. 149. Les six jours de vivres furent distribués le 18 dtcerabre; puis on perçut une ration pour le 20 à la suite du retard que subit l'opération (Journal de marche de la 2- armée, Ducrot, tome 111, p. 414),
3. Ducrot, tome III, p. 144; Vinoy, p. 299; Jules Claretie, lomo I", p. 442 ; A Paris pendant le siège, p. 293; L. Larclioy, p. 199.