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Ducrot, tome III, p

2. La ligne la plus avancée passe par lâ Suiferie, au sud du Bourget, Draucy, Groslay, le bois de Groslay, le canal de l'Ourcq, le pont à l'est de Bondy, contourne ce village jusqu'à la station (dite alors la Gare-BrùIée), lait un retour sur Merlan, puis rejoint la ligne de Mulliouse.

Les batteries sont celles :

De la Courneuve (i batterie de pièces de marine et l de mortiers);

De la Croix de Flandre ;

En arrière du Petit-Drancy ;

Du parc Ladoucette;

Entre Drancy et la ferme de l'AloueUe;

Du canal, sur le pont à l'ouest de Bondy (2 pièces de 19"^ marine);

De la Tannerie i6 pièces de 24 longi;

2 batteries de 6 pièces de 12, à droite et à gauche de la route de Mttz;

2 batteries du cimetière du Bondy, pour pièces de campagne;

Du Vieux-Cbateau;

Des Gravats i3 pièces de 24 court), à l'ouest de la G;]re-Brù!ée.

Le colonel Reilio a à Bondy, outre sa brigade de mobiles : 2 bataillons de marins, 2 de la garde républicaine, le i'' bataillon des éclaireurs de la Seine, et la eompnunie des éclaireurs de la Défense nationale, organisée par l'amiral Darricau (Ducrot, tome III, p. 2X4 et 215).

110 lîUZENVAL-LA CAriTULATIOX.

nitiveinent l'idée de s'emparer du Bourget'. » — L'a -t -ou jamais eue sérieusemeut" ?

Le général Trochu juge impossible de caclier plus longtemps la vérité et le rapport militaire du 25 la montre à peu près entière : « Les troupes ont cruellement souffert j)endant la dernière nuit : de nombreux cas de congélation se sont produits.

« Le travail des tranchées a dû être arrêté par suite de la dureté du sol qui estgelé jusqu'à 50 centimètres de profondeur.

« Dans cette situation, devenue gi'ave pour la santé de l'armée, ot qui pourrait l'atteindre dans son moral, le gouverneur de Paris a décidé que tous les corps qui ne seraient pas nécessaires à la garde des positions occupées seraient cantonnés de manière à être abrités. Ils s'y remettront des pénibles épreuves qu'ils viennent de subir, et seront prêts à affir selon les événements.

« Une partie des bataillons de la garde nationale employés au dehors rentrera dans Paris. Ceux qui resteront devant les positions seront cantonnés comme la troupe et relevés à tour de rôle. »

Une note, d'un singulier style, sert de commentaire à ce rapport dont elle souligne le coté inquiétant^.

1. Ducrol, tome III, p. 216; télégramme du tîouverneur à Vinoy, 26 (décembre, 8*" 40 du matin, Viiioy, p. 4'J8. — La division Susbieilc retourne à Clichy et à Saint-Ouen; la divisiou Matlat va au camp de Saint-Maur et à Fonlenay; les divisions Berthaut et Courly restent à Aubervilliers et Pantin; la division Faron, à Bobigny, Drancy, Groslay; la division Bellemare, à Noisyle-Scc et Merlan, avec un balaillon à Boudy, un autre enlru Bondy et Drancy.

2. Robinet de Cléry, p. 176 à 178; Colonel de Ponchalon, p. 2I0. — II semble que rimpossibilité de continuer les travaux ait été un simple prétexte. Le 22 décembre, dans la soirée, les 8 compagnies de marche du génie auxiliaire do la garde nationale firent 750 mètres de tranchée; elles continuèrent leur travail jusqu'au 30 décembre iHislorique du corps , Ducrot, lomc IV, p. 437 et 438).

3. Larchey, p. 206. — Elle débute ainsi : n A la guerre, tout est à prévoir. A la destruction de la bataille viennent se joindre tous les lléaux qui peuvent, à chaque instant, venir s'abattre sur les armées en campagne. Ces jours derniers, une des plus menaçantes éventualités a frappé nos soldats à peine remis de la rude émotion des derniers combats. Subitement la climatéiio est arrivée au maximum de l'inclémence... Du côté du Bourgct, les nuits dernières ont frappé de congélation prés de six cents hommes. . . »

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