‹ Siège de SébastopolChapitre 7 sur 82 · I.# t* forpi Ml chargé dé · texte numérisé non relu

I.# t* forpi Ml chargé dé

L« géoétal PéliâPitr prtod leeoffiBundémenl do 4** corps.

OrganiMtioo des deoi (orpfi.

situé à l’origino du r«yin du carénage, où est déjà campée la brigade de Monet de cette division. Enfin la division Dulac (4*) quitte son camp établi près du grand quartier général pour prendre position on arrière des ouvTages de circonvallation, entre la division Camou et la division Mayran. La brigade de la garde impériale et la division Brunet remplaceront la division Dulac dans la position centrale qui convient à des troupes de réserve.

Le génie du 1" corps est commandé par le général de brigade Dalesme, remplaçant le général Tripier rentré en France par suite d'une fracture à la jambe. Le lieutenant-colonel Jourjon, nommé chef d’état-mqjor du génie du 1*' corps, le IG février, contmue à être spécialement chargé de veiller à l’exécution des tracés arrêtés. Le lieutenant-colonel d'état-major Raoult est maintenu dans les fonctions importantes de major de tranchée, qu'il a conservées jusqu'à la fin du siège aux attaques de gauche.

Le génie du 2‘ corps est commandé par le colonel Frossard, ayant pour chef d'état-major le chef de bataillon du génie de Saint-Laurent <’). Le chef d'escadron d'état-major Besson prend au* attaques de droite les fonctions de major de tranchée qu’il remplit jusqu’à la prise de la place.

^ température, qui avait paru s’adoucir vers la fin de janvier, rein innu d'iuiqw. devint froide et humide au commencement de fé>Tier. Dans la nuit du 2 au 3, la neige tomba abondamment. Le 3 il fil trés-froid ; le vent du nord-est soufflait avec violence. Le temps a été, en général, mauvais et très-changeant pendant tout le mois, ce qui a beaucoup gêné les travaux d’attaque C*).

L«< Rm aiiaqiem Les généraux alliés avaient reconnu l'importance stratégique

Voir aux pièces juslificaiivcs, N" 7, la cmiipo^ilio» <lu corps du génie an 13 février.

(*) Voir aux pièces jiiMîficativcR, >'• 8, une leilre h rEmporeur rondani coinpip dr l.n siiiiaiinn du siéfo, au mois de février.

d'Ëupatoria , dont l'occupation Otait une menace pour POrékop et Simphéropol.

Le chef d’escadron Osraont, de l'état-major français, avait été nommé commandant supérieur d'Ëupatoria, et avait pris possession de la ville avec deux compagnies d’infanterie de ligne et deux compagnies d'infanterie de marine. Son premier soin fut de la protéger par une enceinte en terre, renforcée par quelques ouvrages détachés. L’exécution do ces travaux fut contiéc au capitaine du génie Fervel. Les Russes se contentèrent de faire obser> er Eupatoria par des détachements de cavalerie. La faiblesse de la garnison était pourtant un danger permanent , car elle n’aurait pu résister à une attaque sérieuse; il fut décidé que la Turquie enverrait une partie de ses troupes disponibles pour garder ce point. Au commencement du mois de janvier, KMKK) Turcs débarquèrent en effet à Eupatoria, et ce premier noyau fut successivement renforcé par divers détachements venant de. Constantinople et de Varna. Dans les premiers jours de février, Ümer-Pacha , qui était allé prendre le commandement de l’armée d'Ëupatoria, avait sous ses ordres 35,000 Turcs et Égyptiens. Il y avait en outre quelques détachements de troupes anglaises et françaises, et les marins du Henri IV, vaisseau français échoué, que l’on avait transformé en une redoute; quatre steamers anglais, qui se trouvaient en rade, pouvaient aussi contribuer à la défense. De leur cété, les Russes avaient successivement renforcé le corps qui observait Eupatoria. Au commencement de 1855, ce corps comprenait la division de hulans du général Korlf et une brigade de dragons de la division Wrangel.

Le prince Menschikoff, voyant la garnison d'Ëupatoria s’augmenter chaejue jour et travailler avec ardeur à compléter les fortiBcatious de la place , résolut d'en tenter l'attaque de vive force. Il envoya de grands renforts d'infanterie au corps d'observation et donna le coipniaudenu ut de ces forces au gênerai Khroulell.

Le 16 lévrier, les Russes se concentrèrent aux environs d'Eupatoria. Dans la nuit, ils s'approchent de la ville et élèvent à environ 700 mètres un grand nombre d’épaulements couvTant leurs pièces d'artillerie. Le 17 février, vers six heures du matin, environ 80 pièces de campagne ouvrent leur feu contre toute la partie nord-ouest de la place. Après quelques minutes d’une vive canonnade, l’ennemi s’avance vers la gauche des Turcs; mais reçu par une fusillade nourrie et par les feux des vapeurs anglais Yalorous et Yiper, qui le prennent eu flanc, il s’arrête et recule. Le général Khrouleff concentre alors toutes ses forces vers le centre et la droite des Turcs : il fait amener quelques pièces vers la droite, au nord du lac Sasik, puis forme les colonnes d'attaque à l’abri du mur d'un cimetière qui n'était qu’à environ 350 mètres de la place, et de là les lance de nouveau; mais foudroyés par la fusillade, pris de face et sur leur flanc droit par les feux de l'enceinte, et sur leur flanc gauche par ceux des v apeurs anglais Curaçao et Furious, les Russes s’arrêtent, tourbillonnent et bientôt se retirent en désordre. Une nouvelle colonne d’assaut, munie d'échelles et de madriers, n’a pas plus de succès que la première. Le général Khroulefl' ordonne la retraite; il est suivi par les Turcs qui sorlent de la place pour harceler son arrière-garde.

Les Russes laissèrent dans les parties les plus rapprochées d'Eupatoria 453 morts qui furent enterrés par la garnison ; ils avaient enlevé leurs blessés et une partie de leurs morts. Le rapport du général KliroulelT n'accuso pourtant que 500 hommes hors de combat. Près de 3(J0 chevaux russes restèrent sur place.

Le général égyptien Sélim-Pacha fut tué d'une balle à la tète ; mais les pertes des Turcs furent moins grandes que celles des Russes : elles ne s'élevèrent qu'à 88 tués dont 7 olHciers; 277 blessés dont 10 officiers; 7!) chevaux d'artillerie tués et 18 blessés, et quel- (]ues canons endommagés. Le détachement français a eu 4 hommes tués et 0 blessés.

— l io —

Pendant les premiers Jours du mois de férrier, on s'est contenté, dans les attaques contre la ville, de perfectionner les tranchées existantes. Quelques travailleurs ont été employés à y construire des gradins cl des traverses contre les feux des embuscades russes, à épaissir et exhausser les parapets, à déblayer le rocher dans les parties qui n'avaient encore pu être sullisammenl approfondies, à enlever les neiges et les glaces, cl à assurer l'écoulement des eaux.

Le travail des mines se continue sans interruption, comme il est indiqué PI. IX. Les mineurs cheminant en tète donnent à la galerie une largeur de 0"80 sur une hauteur égale à l'épaisseur de la couche d’argile. Les auxiliaires, suivant h distance, déblaient le roc inférieur et l'argile sur les côtés, placent des rails en bois pour les chariots servant au transport des sacs à terre et posent des tuyaux en fonte provenant de conduites d'eau, pour amener en tète l’air chassé par deux ventilateurs placés au fond du puits. La vitesse maximum du travail a été de 2”50, cl sa vitesse moyenne de 2'"0() en 2i heures.

Dans la nuit du 3 au 4 février, la galerie de droite, arriv ée à 1 10 mètres de longueur, est arrêtée par un camouflet de l’ennemi (d,) qui tue les deux mineurs les plus avancés. On apprend ainsi que le mineur russe est averti de notre marche et se trouve en mesure de l’arrêter. D’après un rapport du prince MenschikolT, c’est le <10 janvier que les Russes entendirent pour la première fois le mineur français. Des travaux exécutés à l’avance leur permirent de préparer aussitôt un camouflet.

Le 6 février, vers huit heures du soir, avant le lever de la lune*, une sortie russe se présente vers la gauche des tranchées, mais l'ennemi se contente de faire quelques feux de peloton et se relire.

Toute idée de surprendre l’ennemi par les mines devant être abandonnée, on forme le projet de pousser des rameaux sur les côtés des galeries pour se bien éclairer et ouvrir une suite de larges entonnoirs dans lesquels on pourra s’établir, vers le milieu de la dis-

.\llAVik.» Ok GALCHI..

Miom (M. IX,

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Joiintèe du 7 Tctriei.

On fonw l« d'uu%rir une 4* j^rallele fiar la oiinc.

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Saii Ju 8 9u V ftftricr.

tance qui sépare la :(* parallèle 4le la contrescarpe du bastion du milt. (luclqucs fourneaux intcmiédiaircs, convenablement disposés, faciliteront rétablissement des communications entre ces entonnoirs et la 14* parallèle. Mais avant tout, on juge indispensable de faire jouer un fourneau sous-chargé pour créer un obstacle à la marche de l’ennemi ; à cet effet, on dépose en tète de la galerie de droite, lin peu en arriére du point où le camouflet a été reçu, 5 barils contenant chacun '.il kilog. de poudre, en tout 185 kilog., et on entreprend un bourrage en sacs à terre. Le 7 fév rier, à 5 heures du soir, on donne le feu à ce fourneau : il produit un petit entonnoir a, et projette en dehors quelques blocs de rocher. On a commencé aus- .sitét à le débourrer.

Le même jour, on ouvre, pour l’exécution du projet qu'on a en vue, les rameaux 1 , â, 5, <1 dans la galerie de droite, 5, 0, 7, S dans celle de gauche, et on continue à y cheminer en avant.

Les chefs de bataillon du génie Dumas et Masson, chefs d'attaque; deux brigades de sapeurs et 44K> travailleurs d’infanterie.

On ouvre , sur 170 mètres, une tranchée qui, parlant de la portion de troisième parallèle à l’extrême droite , va envelopper en avant de la batterie n‘ 35 les postes russes qui se trouvent sur le petit contrefort compris entre le ravin des .\nglais et le vallon qui longe la face gauche du bastion du mât. Cette tranchée, prolongée les nuits suivantes, fut communément désignée sous le nom de boyau lancé.

Le feu de la place , qui avait été très-faible dans les premiers jours de février, est très-vif dans la nuit du 7 au 8, sans cependant nous causer de grandes perles.

L'ennemi, logé dans notre entonnoir a„ le couronne et y travaille.

Le feu de la place a été encore très-vif de sept heures et demie à neuf heures et demie du soir contre la droite des attaques , pendant (lu'unc tentative de sortie avait lieu contre la gauclie , du cèté de la quarantaine.

— It7 -

baUeries n"‘ 31 el 3â sont prèles à èire armées.

\'ers sept heures du matin, les Russes font jouer un fourneau (rf,) dans l'enloiuioir qu’ils ont occupé pendant la nuit du 7; l’explosion détruit leur couronnement, et disperse une partie de leurs chevaux de frise et abatis , sans nous faire aucun mal.

L’ennemi travaille dans son entonnoir dont il a réparé le couronnement. On voit s’accumuler, sur la contrescarpe du bastion du mât, des terres jaunâtres qui paraissent provenir do lu couche d’argile dans laquelle nous cheminons nous-mêmes. Nos mineurs creusent des chambres aux extrémités de chaque rameau.

Dans la nuit, 10 éclaireurs, conduits par un sergent du génie, vont faire une reconnaissance vers le bastion du mât. Par une fâcheuse méprise . au moment où ils rentraient, les hommes de garde dans la portion de troisième parallèle en face de ce bastion ont fait feu sur eux et en ont blessé deux. Ces quelques coups de fusil ont attiré sur la troisième parallèle un feu vif de la place, qui a duré plus d’une heure. Vers deux heures, une sortie russe s’est avancée du cèté du cimetière de la quarantaine ; mais , après une courte fusillade , elle est rentrée sans rien entreprendre.

Vers deux heures de l’après-midi , une bombe |>artie du bastion du mât tombe sur le magasin de la batterie n* 3 renfermant les fusées de signaux ; elle met le feu à ces fusées, ainsi qu’à un baril de 100 kilog. de poudre. Cet accident n’a blessé personne : les dégâts sont peu considérables.

Le chef de bataillon Noèl et le capitaine du génie Goury, chefs d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 302 travailleurs d’infanterie.

On rectifie, sur une longueur de 100 mètres, la communication qui conduit de la batterie n"9à la batterie n° 11. On barre le grand ravin du fond du port par un mur en pierres sèches, et on y construit quatre guérites pour les factionnaires avancés.

L’artillerie arme la ballerie n* 31 de 2 canons-obiisiers de 12.

JouTTt^ du 9 C^mtr«

Jonmé« du 40 (évrvr.

ÏVuil du 40 àii 44 thiwr.

dn n fiWri^r.

Ntiil d«44»n4MrTrWr.

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Jounv^ «lu 46 f^rî«r.

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\iiit du 16 an 4 T r^irier.

lofint^ «lu 19 fftriirr*

NuiUhiS! autHfvivr.

Jiwrnér du tl fénitr el nuit Miiiaaif.

Nuit du ÎUu U février.

Otle h:«Ueri«*, silut^cen avant du centre de la troisi«'nie parallèle, est destinte à agir contre les sorties.

Le manque d’air oblige de réduire le nombre des travailleurs en tête de la galerie de gauche ; on a employé pour la ventilation des tuyaux de conduite d'eau en fonte, trouvés dans les environs, et leur «liamètre trop petit ne permet pas d’utiliser toule la force des ventilateurs. On porte la dimension des rameaux à 0“D5 de hauteur sur (►"80 de. largeur.

Le chef de bataillon Dubost et le capitaine du génie Béziat, chefs d’attaque; deux brigades de sapeims et 170 travailleurs d’infanterie.

On rectifie, sur 78 mètres de longueur, l’extrémité de la communication allant de la maison du clocheton à la grande place d’armes qui renferme la batterie n“ 9; celte communication était vue d’écharp»; par la batterie de la terrasse, dans la partie qui descend vers la place d’armes.

Des déserteurs annoncent que l’assiégé fera sauter, la nuit prochaine, toutes les tètes d’écoute de nos mines, et qu’il a un rame.au qui le conduit sous la troisième parallèle. On ne considère comme admissible que le premier avis, et on se lient sur ses gardes.

Le chef de bataillon du génie Boissonnet , chef d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 149 travailleurs d’infanterie. .

On prolonge de 25 mètres la place d’armes ouverte i;n avant de la batterie n' 95 (boyau lancé).

Les Russes ont beaucoup tiré sur les batteries en construction; ils ont lancé des boulets ramés, des obus percés de plusieurs trous en usage dans la marine, et des petites fusées qui ont été généralement à 80Ü mètres de dislance.

Le chef de bataillon du génie Galop, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 1 44 travailleurs d’infanterie.

On ouvre une nouvelle cominunication entre un magasin ii poudre

situ<^ dans le petit ravin débouchant au fond du port et la deuxième parallèle.

Le chef de bataillon du génie Dubost, chef d'attaque; deux bri- Xuii-tuiUorsrenFr gades de sapeurs et 108 travailleurs d'inranterie.

On prolonge, jusqu’au bord de l'escarpement , la place d'armes qui couvre la batterie n* 35.

Notre mineur ayant entendu distinctement le travail des Russes , au jr. ronn. un a donné le feu à un camouflet (a,) dans le rameau 1; mais l'explosion, qui a repoussé le bourrage, ne parait pas avoir eu d’effet du oUé de l'ennemi.

Les Russes envoient sur les batteries en construction n“25 et âoéis >u<i Ju feror >u e*

ui4r«.

une si grande quantité de bombes que le travail a dù être interrompu.

Dans les derniers Jours de février, les Russes travaillent à établir deiEufw*

une batterie en avant de la porte qui se trouve dans le mur crénelé entre le bastion central et le bastion de la quarantaine.

Les pertes éprouvées par le I" corps, pendant le mois de février, p^noiiü wf. .s’élèvent à G8 tués dont 1 officier; 383 blessés dont 9 officiers; 15 disparus; en tout 406 hommes hors de combat.

Le nombre des travailleurs employés aux tranchées et aux mines xoi«i,i»,iéirin«n™t>

eni|4ove<i.

des attaques de gauche , pendant le mois de février, a été de :

76 .sapeurs ou mineurs et 81i soldais d'infanterie par journée.

62 — 291 — par nuit.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, une partie du 2' corps commandé »ma< t» m ««uiti par le général Bosquet, fut chargée des travaux d’attaque à entnv prendre contre le centre et la gauche des défenses du faubourg Karabelnaya.

Les premiers travaux furent exécutés sur le montSapoun, à droile du ravin du carénage. On avait commencé à établir, pendant l'hiver, divers ouvrages i.solés sur le plateau où s'élail livrée la balaille d'Inkermann.

(>*s ouvra$^es comprunaiont : une redoute carrée, dite redoute du idiare, placée un peu en avant de la route postale descendant au pont d'Inkermann; une autre redoute semblable, dite grande redoute des Anglais, à gauche de la précédente; une batterie de 9 pièces, connue sous le nom de batterie des Anglais et située à environ 180 mètres en avant de la redoute des Anglais; une grande batterie, dite batterie du fond du port , élevée en avant des ouvrages précédents, vis-à-vis et à 550 mètres environ du fond du grand port; enOn une grande place d'armes , dite anglo-française, qui se reliait par sa droite .à la batterie du fond du port. Ces ouvrages furent complètement terminés dans le courant de février ; la redoute du phare le 28, et la batterie du fond du port le 27. Ils avaient pour but d’assurer aux alliés la possession du terrain de la bataille d'Inkermann, entre le fond du grand port et le ravin du carénage ; la batterie forçait en même temps les bateaux à vapeur russes de se tenir plus éloignés des travaux qu’on allait entreprendre sur le plateau. Les Français acht>vèrent aussi en février la redoute Victoria commenc»;e par les Anglais, à f!(K) mètres en arrière de ia batterie Lancastre, entre le ravin Karabelnaya et celui du carénage. Parmi les travaux importants exécutés par le 2' corps, nous cilejons encore une route empierré«> <]ui, partant du grand quartier générai, passait derrière les lignes de circonvallation, coupait la route WoronzolT, et venait rejoindre la route postale qui traverse le champ de bataille d’Inkermann.

Les travaux d'attaque furent entrepris sur le plateau du carénage dans les premiers jours de février. L’artillerie commença bientôt après la construction d'une batterie (n° 1) qui fut plus tard armée de 13 canons anglais du calibre de 32 et de 2 canons de (18 .

.lu H (..trirrM élargit la parallèle du carénage* qui avait été amorcée par les Anglais, et l’on ouvre, par parties, la communication qui doit relier cette parallèle avec la gauche de la place d’armes anglo-française.

On conlinuc les travaux de la parallèle et des communications en ju u («n« n

uuU suodDie.

arrière. L’artillerie achève l’armement de la redoute du phare.

Pendant la nuit, :^<M) zouaves vont reconnaître les postes russes qui observent la droite de la parallèle du carèna{çc. L’ennemi se retire très-précipitamment en cssujanl quelques pertes : nous n’avons (|ue 3 hommes blessés.

On perfectionne les travaux entrepris et on ouvre quelques iiou- JoutWi' (lu n feinri et

nuU suhAiilc.

V elles portions de la communication de la parallèle avec la place d’armes anglo-française. On fournit des travailleurs pour construire, à l’extrèroe droite de la 2’ parallèle des Anglais, la batterie de S pièces (n* il) qui , ainsi (ju'il a été déjà dit, devait croiser scs feux sur le mamelon vert avec ceux de la batterie française de 15 pièces (n" 1) établie sur le plateau du carénage.

On pré|>arè, sur la droite de la batterie du fond du port, un épau- Jutinicc «lu 15 ïéirièr ri

ouït Miivaulr.

lement en retour pour deux pièces destinées à prendre des vues sur le pont d’Inkermann.

On commence à construire la batterie ir 2 située dans la parai- >uiuui:au isictur. lèlc du carénage, à environ :d00 mètres à droite de la batterie n 1 .

Celte batterie doit recevoir 6 mortiers de 0"27. L’artillerie amène

1 pièces anglaises de 32 lourd dans la batterie du fond du port. Il ne manque plus, pour achever l’amiemenl de celte batterie, que les

2 pièces de 18 qui doivent battre la chaussée d'Inkermann.

Les généraux en chef avaient formé le projet de faire enlever le xi«iüue.tiuinrciii(t. corps de 6 à 7,0ü() Russes dont le centre est établi à Tchorgoun,el Tcii«ra»rV'°'»im

le nwtitaia

qui obsene la nve droite de la Tdiornaya et les débouchés de la vallée de Balaclava. Le général Uosquel devait partir la nuit avec la division Bouat, une brigade de la division Camou, i bataillons de la division Dulac et de la division turque, la cavalerie du général d’Allonville, i batteries d’artillerie dont une à cheval, et une demi-

compagnie de sapeurs, afin d’ètre, au point du jour, en mesure de tourner l’ennemi en traversant le pont de pierre de TraUtir, et de

Nuit du SI au %î fénivr.

La» Kui«e» con^roiscnt U

rdoulf SdiughioiL.

>ui( du Si au il février.

Nuit du 23 au H Frvrkr.

de la n-ituuk

wingfiittî'k.

lui couper sa ligue de retraite. Le géïK^ral Colin Campbell commandait les troupes anglaises qui devaient prendre part à cette opération. Les troupes françaises étaient prêtes à partir, et la 1” division s'était déjà mise en route, ainsi que les troupes anglaises, lorsqu'une violente bourrasque de vent et de neige qui s’éleva vers neuf heures du soir vint rendre le mouvement impossible. Le général en chef dut le contremander.

Les Russes commencent la construction d’une redoute sur le versant du mont Sapoun, à environ 850 mètres en avant de la batterie 11” 2. Cet ouvrage fut appelé par eux redoute Sélingkinsk, du nom du l éginient ijui l’exécuta. Les Français ne s’aperçurent de ce travail qu’à la pointe du jour; la fusillade s'engagea aussitél entre les tirailleurs français cl russi's.

Le chef de bataillon du génie Masson, chef d'attaque ; I brigade de sapeurs et 270 travailleurs d’infanterie.

( )n ouvre deux communications en arriére de la batterie n° 1 , l’une de ÎM> métrés de longueur spécialement destinée à l'artillerie, l'autre de 215 mètres rejoignant la gauche de la parallèle.

Le chef de bataillon du génie de Saint-Laurent, chef d'attaque ; 1 brigade de sapeurs et 300 travailleurs d'infanterie.

On ouvre en avant de la batterie n* 1, sur 250 mètres de longueur, une tranchée destinée à remplacer la partie de la première parallèle occupée par cette batterie, et à protéger celle-ci contre les altacjnes des Russes.

Dans la nuit, une attaque e*st dirigée contre la redoute Sélinghinsk à laquelle travaillent les Russes. Le général Mayran est chargé de celle o|)ération. Le général de .Monet commande les troupes d'attaque qui se composent de 2 bataillons du 2” régiment de zouaves, d'un bataillon d'infanterie de marine et d’un détachement de

r.4*> Cn«is liatailluiDi m» clIccUf «K- I.ILjÜ hviimios.

troupes du génie sous les ordres du capitaine Valesque. Deux bataillons, l'un du ()•, l'autre du 10' de ligne, sous les ordres directs du général Mayran, forment la résen e.

D'après les rapports russes, 0 bataillons concouraient à la défense de la redoute.

Les troupes d’attaque se mettent en marche à une heure el demie sur trois colonnes. Les deux bataillons de zouaves forment les colonnes de droite et de gauche. Le général de Monet est au contre avec le bataillon d’infanterie de marine qui sert de réserve.

Grâce à une grande obscurité, la colonne de droite, conduite par le colonel Cler, des zouaves, arrive jusqu’aux premiers postes des Russes sans être aperçue. Là, elle est reçue par un feu très-vif, mais les zouaves se Jettent sur les Russes sans tirer, el marchent résolument sur l'ouvrage. La colonne de gauche, un peu retardée par les diflicullés du terrain, traverse également les avant-postes. .Vu moment où ces deux colonnes abordent les troupes qui couvrent la redoute, le général de Monet, qui suivait le mouvement avec la colonne du centre, reçoit jilusieurs blessures qui l'obligent à appeler le colonel Cler pour lui remettre le commandement. Le colonel Qer revient sur la redoute et, réunissant tous les soldats qu'il trouve sur ses pas, il renverse les gabions qui couronnent la contrescarpe, traverse le fossé en culbutant l'ennemi, et gravit le parapet. Mais l'ouvrage est rempli de troupes, el les assaillants qui ne sont pas tués sont rejetés dans le fossé où ils se voient bientôt entourés par les Russes arrivant de tous célés. Le feu des batteries de la place, de la rive du port et des vaisseaux vient se joindre à celui de la mousquelerie qui converge sur nos troupes. Les projectiles lancés au hasard dans ce combat de nuit font, il est vrai, plus de mal à l'ciniemi luiméme qu'à nos soldats; mais jugeant qu'ils succomberont biciitét sous le nombre , le général Mayran fait sonner la retraite. Le colonel Cler qui, espérant des renforts, tenait dans le fossé, s'élance alors à

la lèle de sa petite troupe, se fraie un passage, à coups do baïonnettes et do crosses , à travers les rangs de l'ennemi , et rejoint le reste des colonnes d'attaque qui rentrent dans les tranchées sans être suivies.

Nos pertes furent sensibles : elles s'élevèrent , y compris quelques hommes atteints pendant la journée du 23 , îi 80 tués dont 4 officiers ; 180 blessés dont 15 officiers; 15 disparus dont 3 officiers. Le corps du génie eut particulièrement à regretter le capitaine Valesquo , cité à l'ordre et nommé officier do la Ivégion d'honneur par le général en chef. Frappé à la jambe par un boulet, il mourut trois jours après. Los rapports russes accusent une perte de 65 tués dont 5 officiers, et 236 blessés.

La position sur laquelle les Kusses venaient d’établir un ouvrage de contre-approche était habilement choisie. Cet ouvrage se trouvait à ÎK)0 mètres de nos tranchées qui , creusées en partie dans le rocher, étaient encore bien imparfaites ; il était placé sur une croupe où convergeaient les feui de l’enceinte de la place , des bateaux à vapeur et des batteries que l’ennemi avait déjà établies sur la rive nord du port. La batterie russe du phare, armée de pièces d'un très-gros calibre, en battait les approches dans une direction diamétralomcnt opposée à celle des coups venant de la tour .MalakofT. On ne pouvait pas en déloger l'ennemi pour prendre sa place ; car l'ouvrage, à peine ébauché, étant complètement ouvert du cétè du nord, on y aurait été écrasé par les feux de l'artillerie russe. Il e.st à remarquer, en outre, que les communications de nos tranchées avec cet ouxTage ne pouvaient être établies que par un travail de longue haleine, car sur ces plateaux rocheux nous étions obligés d’aller chercher la terre au loin pour former les épaulements de nos batteries, et les vues d’écharpe de la batterie du phare et de la tour Malakolf obligeaient d’élever des parapets des deux côtés sur une bonne partie des cheminements.

L’attaque du 2,'l février fut failt' de nuit , pour que nos troupes n’eussent pas trop à soiilTrir des feux d'artillerie qui allaient conver-

ger sur elles. On ne devait occuper l’oumge des Russes que le temps nécessaire pour renverser les gabions et mettre le désordre dans les travaux ; mais , comme il arrive souvent dans les sorties de nuit , une portion de la colonne d'attaque s'égara et ne prit pas pari à l’action. Les deux bataillons de zouaves qui arrivèrent jusqu'à l’ouvrage trouvèrent l’ennemi prévenu et très-supérieur en nombre.

Ils combattirent bravement, mais sans grand résultat.

Le chef de bataillon du génie Pumas, chef d'attaque; une bri- Nuiid«îv»a*5ttTTîer gadc de sapeurs et ;î()0 travailleurs d'infanterie.

On achève d'ouvrir la tranchée qui enveloppe la batterie n" 1 , et on rectifie, sur 100 mètres de longueur, la droite de la parallèle.

Les Russes ouvrent celte nuit six embrasures dans la redoute Sélûigiiinsk que les alliés désignent sous le nom A’ouprage du 22 fécrier. Ils embossent cinq bateaux à vapeur cl deux vaisseaux vers le fond du port , pour protéger cet ouvrage.

I.,e chef de bataillon du génie Masson, chef d’attaque; une bri- \uil du 25 4U 26 fhritt. gade de sapeurs et 2ÎK) travailleurs d’infanterie.

On prolonge la première parallèle de 220 mètres sur sa droite , en inlléchissant son tracé pour échapper aux coups qui partent de la l>atterie du phare.

Le chef de bataillon du génie de Saint-Laurent , chef d’attaque ; vuii Ju îciurromr. une brigade de sapeurs et .300 travailleurs d’infanterie.

On ouvre, à l’extrémité du retour de droite delà parallèle, nne tranchée de 105 mètres de longueur, destinée à relier celte parallèle à des postes établis sur hi droite du contrefort du carénage ; on établit en outre deux nouveaux postes pour couvrir ce cheminement.

On lance de la redoute Victoria 55 fusées dans la direction du port du Sud ; on en a vu 7 éclater dans la ville et y allumer un commencement d’incendie que les Russes ont promptement éteint.

Le chef de bataillon du génie Dumas, chef d’attaque; une brigade sniijus »o de sapeurs et 310 travailleurs d’infanterie.

.Nimi An 2S fénifr la 4** nurs.

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