‹ Siège de SébastopolChapitre 8 sur 82 · I.H RuifM coottrutseM la r«doul« VolhTHi · texte numérisé non relu

I.H RuifM coottrutseM la r«doul« VolhTHi

On perreclionne la droile de la première parallèle, el on organise des embuscades devant son extrémité gauche.

Les Russes commencent une seconde redoute à environ 250 mètres en avant de la première el à 600 mètres de la parallèle française. Cet ouvrage, qu'ils nommèrent redoute Volhynie, du nom du régiment qui le construisit et l'occupa, fut désigné par les alliés sous le nom d'oMiTffge du 21 février. Les deux redoutes furent aussi appelées ouvrages blancs, à cause de la couleur des terres de leur parapet.’

Le plan d’attaque des fronts de Malakoff, qui avait été approuvé par les généraux en chef, reposait sur l’occupation du mamelon vert, situé à 600 mètres en avant de la tour Malakoff. Les ouvrages construits par les Russes sur les croupes du carénage allaient rendre ce mamelon plus difficilement abordable ; il y avait donc à examiner s'il ne convenait pas de se porter immédiatement sur le mamelon vert avant que les ouvrages du carénage fussent armés. La batterie Lancastre , située à I , MX) mètres du mamelon vert, était le point le plus avaiKM^ où les alliés avaient pris pied entre le ravin du carénage et celui de Karabelnaya. A partir de cette batterie, on descendait en pente douce vers la place, sur une distance d'environ 1, (XX) mètres; là se trouvait un col , à partir duquel le terrain se relevait en pentes très-prononcées jusqu’au sommet du mamelon. Toutes les reconnaissances qu’on avait pu faire sur ce terrain annonçaient qu’on n’y trouverait qu’une couche de terre très-mince et que même, sur plusieurs points, le rocher affleurait le sol. Ainsi, en partant delà batterie Lancastre, située à 2,000 mètres des fronts de Malakoff, on avait à cheminer sur des terrains qui , s'abaissant vers la place, étaient partout en prise à ses feux et dans lesquels les tranchées ne pourraient être creusées qu’avec U» plus grandes difficultés. Les Russes avaient mi poste d’infanterie sur le sommet du mamelon vert (‘t, pour sc‘ garantir des surprises, ils en avaient entouré le pied par

une chaîne de tirailleurs qui se tenaient embusqués derrière des abris en pierres sèches. En outre , ils avaient un poste plus en avant sur la berge gauche du ravin du carénage, pour suneiller tous les mouvements qui |>uurraient se faire dans ce ravin. Ouvrir des tranchées en partant de la batterie Lancastre ponr se rapprocher du mamelon vert, c’était annoncer l'intention de s’y établir et provoquer les Russes à s’y fortiûer. Il fut donc décidé que, pour le moment, il ne serait fait aucun cbeminement en avant de la batterie Lancastre; que l’on établirait plusieurs nouvelles batteries contre les ouvrages du carénage, tout en poussant le plus possible la construction des batteries n° i des attaques françaises et n" 9 des attaques anglaises de droite , et que si l’ennemi entreprenait la construction d'un ouvrage sur le mamelon vert , on irait en prendre possession de vivo force , pour y établir d’emblée une parallèle dont les communications en arriére seraient amorcées la même nuit et continuées k’s nuits suivantes.

Le feu de la place , contre les travaux exécutés sur le plateau du carénage pendant la seconde quinzaine de février, a été, en général, très-faible et ne nous a pas causé de grandes [H'rtes. Les j)crles du 2' corps, depuis le 19 jusqu’au 28 février inclus, s’élèvent à 87 tués dont t officiers; 20i blessés dont 16 officiers; 1.5 disparus dont 3 officiers; en tout 306 hommes hors de combat.

La moyenne du nombre de travailleurs employés aux tranchées a été de :

47 sapeurs et 855 soldats d'infanterie par journée;

22 — — par nuit.

En ajoutant aux pertes du 2* corps celles du 1" corps données plus haut, on verra que l’armée française a eu, dans le courdiil du mois de févTier, 155 tués, 587 blessés et 30 disparus; en tout 772 hommes hors de combat.

Perifi do t* corp*.

Nombre d« trivatllmr^

Wrlffc tolalés do mois dé février.

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