‹ Siége de Sébastopol. Journal des opérations du génie, publié avec l'autorisation du ministre de la guerre; (volume 2)Chapitre 2 sur 64 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

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Le siège de Sébastopol ayant été le principal épisode de la guerre ^»«''« *uerre^'^^^* qui a éclaté en Orient en 1834 , il nous paratt indispensable de rappeler sommairement la marche des événements et des opérations militaires qui Tout précédé.

Le 28 février 1853» le prince Mensdiikoff, amiral et ministre de la

marine russe , arriva à Constantinople avec un grand édat » pour

exiger que les chrétiens du rite grec fussent placés sou» la iM*otection

particulière de la Russie. Le rang de Tanlbaisadeur, le but de sa

Missioff et son- langage impérieux flrent supposer à Conslanlinopie, comme dans toute l'Europe, que la Russie cherchait un prétexte pour réaliser ses projets séculaires d'envahissement de la Turquie.

Le 21 mai suivant , le prince Menschikoff quitta Constantinople, et le 26 mai RécbidrPacha, ministre des affqires étrangères du sultan Abd-ul-MedJîd, déclara solennellement aux représentants de France, d'Angleterre, d'Autriche et de* Prusse, que le protectorat que la Russie prétendait s'arroger serait incompatible avec l'indépendance et la dignité de la Porte ottomane qui , en présence des préparatifs militaires de la Russie, se voy^ut obligée de prendre elle-même des mesures défensives.

Teu de jours après, le comte de Nesselrode, chancelier de l'Empereur Nicolas , annonça à Réchid-Pacha que les troupes russes allaient entrer sur le territoire de la Turquie, poin- prendre des garanties matérielles, jusqu'au moment où le gouvernement ottoman donnerait à la Russie les sûretés morales qu'elle demandait. Le 3 juillet, Tarmée du prince Gortchakoff, forte d'envhron 80,000 hommes, traversa en effet le Pruth et occupa les principautés danubiennes. Ce n'est pourtant que le 26 septembre que le sultan déclara la guerre à la Russie.

Les puissances occidentales ne pouvaient rester indifférentes à la lutte qui allait s'engager. Dès le mois de mars, l'Empereur Napoléon avait fait avancer la flotte de la Méditerranée jusque dans l'archipel grec, et, dans les premiers jours du*mois de juin , la flotte anglaise statioimée à Malte mit k la voile pour les Dardanelles. Les deux flottes mouillèrent le 14 jum dans la baie de Bessica , près de Ttle de Ténédos.

Le 24 juillet on avait ouvert, à Vienne, des conférences entre les ambassadeurs de France, d'Angleterre, d'Autriche et de Prusse, pour y discuter tes bases d'un accommodement ; mais ces conférences ne purent conjurer la guerre.

Les hostilités commencèrent à la fois sur le Danube et en Asie. cororoêneem«Dt de»

hostilité» entre les Turcs

Omer-Pacha, généralissime turc , s'avança vers le Danube à la têtç ***** *"**«*• d'une belle armée , et remporta de grands avantages sur les Russes le 3 novembre 1853 à Oltenitza, et le 6 janvier 1854 à Tzitaté, mais il ne put empêcher le prince Gortchakoff de franchir le Danube, le 23 mars suivant, et d'envahir la Dobroutcha.

Le 30 novembre 1853, le vice-amiral Nakhimoff, conmiiandaiit une escadre de six vaisseaux , trois frégates, un transport et trois bateaux à vapeur, vint surprendre sept frégates, trois corvettes et deux bateaux à vapeur de la flotte ottomane , qui étaient à l'ancre dans le port de Sinopé ; enveloppés de feux, les vaisseaux turcs fu-*rent bientôt détruits. A cette nouvelle, le sultan fil et à l'Angleterre, et le 3 janvier 1854 les escai mandées par les amiraux Hamelin et Dundas , fi phore et entrèrent dans la mer Noire, où depuis c plus vu reparaître aucun vaisseau russe.

Cependant l'Empereur des Français tenta un demiw effort en faveur de la paix, par sa lettre autographe du 39 janvier 1854, adressée à l'Empereur Nicolas. Mais la Russie ayant refîisé toute transaction, les ambassadeurs de France et d'Angleterre auprès du tzar furent rappelés le 16 février. La France se hâta de compléter ses pr^aratifs et ses armements pour agir en même temps dans la mer Noire et dans la mer Baltique.

L'armée d'Orient fîit constituée le 11 mars : le maréchal Leroy de Saint-Arnaud en fîit nommé commandant en chef; les généraux Canrobert et Bosquet eurent le commandement des première et deuxième divisions d'infanterie, le prince Napoléon de la troisième ; le commandement de la brigade de cavalerie fut confié au général d'AllonvilIe, et on forma une division de réserve sous les ordres du général Forey

Le 20 mars , la France , l'Angleterre et la Turquie signèrent une t,,^ J^ill^nfiiJ^f};;

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