‹ Siege de Sebastopol Journal des operations du genie publie avec l'autorisation du ministre de la guerre par le general NielChapitre 10 sur 83 · S'-'..-'-!- IM · texte numérisé non relu

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condilious d uu siège ordinaire. Toutes le» batteries que Jcs Russes avaient levées au nord du port pour soutenir les ouvrages du carénage, tombant en notre pouvoir, ces ouvrages et celui du mamelon vert seraient pris de revers, et, en profitant des travaux d'approche déjà exécutés, on se rendrait maître en peu de jours et sans grandes ’ . pertes de l'ouvrage Malakoir dont la possession était décisive. ,

Sébastopol n'était pas une de ces places à l’abri de l'escalade qui peuvent se défendre longtemps avec une garnison ordinaire; ses fortifications tiraient toute leur force d’un gigantesque armement et de ta grande quantité de troupes employées à leur défense. Il lui fallait donc de grands convois de vivres et do munitions, et par suite des *. communications journalières avec l’intérieur delà Crimée.

L'investissement présentait de son cùté de grandes difficultés. La •première condition était de laisser à l’abri de toute attaque les ports de Kamiesch et de Balaciava, d’où étaient tirés les approvisionne-

monts de toute nature de l'armée des alliés et dans lesquels les vaisseaux étaient si serrés qu'il aurait suffi de quelques obus pour tout incendier et produire une catastrophe irréparable. Le port de Batadava. entouré de montagnes et couvert par des ouvrages de campagne, pouvait être défendu avec peu de troupes; mais il n'en était pas de même delà baie de Kamiesch, qui n’est qu'à six kilomètres de Sébastopol. Le camp retranché destiné à la défendre ne pouvait avoir moins de 8,000 mètres de développement, et ses fossés devaient être creusés dans le roc. L'armée française n'avait pu commencer encore cet immense travail. La baie de Kamiesch, parfaitement placée pour les besoins du siège, élait un mauvais point de départ pour aller attaquer l’armée russe, car l'ennemi pouvait, à nn moment donné, sortir de son camp retranché avec des forces considérables pour tenter de brûler nos approvisionnements. La première condition de l'investissement, c’était donc d’avoir assez de forces pour manoeuvrer contre l’année russe après avoir laissé 50 ou (50,000 hommes

dans la Khersonose pour garder Tes travaux du siégé et les ports. Enfin, e» admettant qué l’armée des alliés’ eût reçu les renforts "nécessaires, quel était le meilleur plan a suivre pour éloigner de Sébastopol l’armée de secours ? •; f. ' - - ,

On reconnaissait généralement qu’en menaçant Simphéropol, nœud de routes et centre des approvisionnements de l’armée russe, on forcerait le prince Gorlcliakoff à livrer bataille pour le défendre ou à évacuer la Crimée ; mais on, pouvait marcher sur Simphéropol, soit en partant d'Eupatoria et suivant la plaine, soit en attaquant par ta zone montueuse, riche et boisée qui borde la mec, et utilisant la roule Woronzoff qui va de Sébastopol a Simphéropol en passant par . Alouschta. Nous n’avons pas à parler ici en détail des divers plans, dé Campagne qui ont été discutés; il nous suffira de faire remarquer que pour chacun d’eux la moindre divergence d’opinion rendait l’exécution très-diBkile, puisqu’elle devait être concertée entre trois 'généraux en chef.' v • . '• y • 1 . -

Toutes ces questions avaient été soumises à l’Empereur des Fran*»' çals qui avait donné des ordres pour qu’un corps de réserve d’environ 22,000 hommes, composé en grande partie de la garde impériale, lut réuni b Constantinople sous les ordres du général Régnault de Saint-’ Jean d’Angely. L'Empereur, après s’ètre concerté avec ses alliés,' «àüt manifesté 1* intention de prendre lui-même le commandement , de toute l’armée, et en attendant, le général en chef de l’armée française avait pour instructions de ne pas manquer une bonne occasion si elle se présentait, mais d’éviter toute lutte inutile, tout combat qui ne devrait pas amener un résultat décisif, et de tenir disponibles, pour JteUîer’le corps de réserve, deux divisions d’infanterie, la brigade delà garde, toute la cavalerie et huit batteries de campagne.'

’ ' Telles étalent les circonstances dans lesquelles les généraux eq Chef décidèrent que toutes les batteries des assiégeants ouvriraient ensemble leur feu le 0 avril.

u» M.r. te roi Ce feu fut effectivement ouvert te 9 au matin, malg;n1‘ la pluie qui »iw« le » ».ru. tombait avec violence : la place ne répondit que vingt it ) ingt-cinq minutes après le premier coup de canon, à l'exception toutefois du bastion de la quarantaine qui tira presque immédiatement. Notre tir, réglé il une moyenne de 40 coups par pièce pour les vingtquatre heures, prend vers deux heures une supériorité marquée sur • • celui des Russes; une brèche se manifeste dans le mur crénelé à gauche do la luuette Bielkina, la batterie russe du phare est éteinte, et partout les batteries enuemies portent les traces des dommages qu’elles ont éprouvés. De notre célé, les batteries n"» h, la et 28 sont ; celles qui souffrent le plus : une pièce est mise hors de service, sept ntlèts sont atteints. Le feu continue pendant la nuit, mais la place y répond très-fulblemejit, à l’exception du bastion central. A partir du R), les alliés reprenaient chaque matin le leu de toutes leurs batteries; pendant la nuit, ils le ralentissaient et tiraient principalement

des bombes. Le nombre de projectiles lancés par les Français, dir * * • •

‘40 au 14, est de 40,000, puis ils ralentirent leur feu à 0, on 7,000

coups par jour ; du 19 au 24, ils n’en tirèrent plus que 2 à 3,000, et à la fin du mois ce nombre était réduit à environ 1 ,500 coups par Vingt-quatre heures. L'artillerie dès alliés causa des dégâts considérables dans les ouvrages de la place : dès le 10, le feu des redoutes du carénage fut réduit au silence ; ces ouvrages lutteront encore pendant trois heures le lendemain, puis ils ne recommencèrent à li- . • ‘ . ter-que le 20, mais une violente canonnade tee fit taire de nouv eau.;

te 1 1 , la lunette Kamtchatka no tire plus que de deux pièces.

Un des bateaux de la passerelle qui traversé le port du Sud fut coulé par une bombe de la batterie n\ 35, dans la journée du 10; les Russes rétablirent la circulation au moyen d’un radeau, mais iis ne passaient plus qu’on courant, Le 13 , on coula quatre bateaux de cette passerelle , et le* Russes se contentèrent de faire passer des • hommes isolés au moyen de planches et 3e cordes ; de nouveaux

bateaux couléslé lendemain détruisirent complètement la passerelle, quî fut remplacée par un service de chaloupes dans le grand port. ' Le 20, les Russes en construisirent une nouvelle, 500 mètres plus au nord que Ja première.

Là brèche faite au mur crénelé, incessamment agrandie, par tabatteric n° 28, avait atteiht, le 20 avril, plus de 30 mètres de largeur; Mais les Russes s'occupèrent sans retard à élever un parapet en arrière pour rétablir la continuité de leur enceinte, La batterie de 4 pièces qui avoisine la brèche fut complètement éteinte le 21. Mais si . la première enceinte, qui avait beaucoup souffert, avait diminué son feu, fes Russes le remplacèrent par celui des batteries élevées eu seconde ligne. - J . - . . • •.*' .

Plusieurs explosions ont lieu dans la place le 13; un amas de projectiles creux saute en arrière du bastion de la quarantaine. Le 14 et Io 10 /des accidents de même nature se produisent dans le bastion central. ; * ' '• .'*»

Lé feu de la placenta pas causé de grands dégâts dans nos batteries : la batterie n° 38 fut pourtant obligée de suspendre son tir le 10 avril, à quatre heures do soir. Mais en général lès dommages purent être, promptement réparés. ' “• •' \

La perte des Russes «lut être considérable pendant cétte période, car la crainte de l’assaut les forçait de tenir une grande quantité dé. troupes dans la place, sous lè feu qui de toutes parts convergeait sur elles. Les rapports du prince Gortcluikoff annoncent que la garnison'mit, du 9 au 15 avril, 413 tués dont 7 officiers, 1,939 blessés dont 40 officiers, en tout 2,382 hommes hors de combat; et qu’à partir du 25 avril, les pertes s'élevaient de 100 à 175 hommes mis hors de combat par vingt-quatre heures. On verra plus bas, par les relevés journaliers, que les pertes des Français Turent beaucoup moins grandes. *•.;.•« •’ ..

Le feu (Je l'artillerie des alliés, quoique très-habilement dirigé,

n'avait pourtant pas produit tout l’effet qu'eu attendaient les généraux en citer. Toutes les fois qu’on ne ménageait pas les munition», les batteries de l’attaque prenaient incontestablement la supériorité sur celtes de la place ; les Russes ne soutenaient pas la lutte et aferi- . laient le mieux possible une partie de leurs pièces qu’ils réservaient pour tirer sur nos sapes ou, en cas d’attaque, sur les colonnes d’assaut. Pendant la nuit, ils réparaient leurs embrasures, et dès que lesa.ssiégeanls ralentissaient leur feu, les Russes reprenaient le leur ot le prodiguaient sur nos cheminements, comme pour prouver que les munitions ne leur manquaient pas. .• . • . . 7

('ne, reconnaissance, faite le 18 avril par Omer-Paehâ avec 12 bataillons turcs et une brigade de chasseurs d'Afrique renforcée d’une partie de la cavalerie anglaise, avait constaté l'exactitude des rapports de déserteurs annonçant que les Russes avaient retiré une partie des troupes qui occupaient les positions extérieures pour les concentrer autour de Sébastopol £‘>.

, L'assaut restait donc avec toutes ses difficultés. Cependant on ne pouvait pas continuer indéfiniment la tulle d’artillerie ; aussi, pour ne pas perdre le fruit d'un feu si prolongé H pour profiler des dégâts faits à la place et à son armement, ainsi que de l’effet moral produit sur la garnison, les généraux en chef décidèrent que l’assaut aurait lieu le 28 oü le 28 avril. ; .

Les Français devaient attaquer avec trois colonnes les bastions ii“ 4, 5 et. (5; les Anglais, le bastion n° 3. En même leipps, on devait enlever les lunettes Kamtchatka, Sélingblnsk et Volhynie, et en cas de succès attaquer le faubourg lui-même. Les dispositions de l’attaque avaient été déjà discutées en conseil, lorsque l'amiral Rruat donna

(*> Sur le hriiii iTiige ai laque dos Kusffs contre ICupatorin , Omer-Paclia prunk'iw», 1p î avHIf'uqe fadio «ks* so$ Iroupefi, poiif défenire celle plai'^ * ».

connaissance d'une dépêche par laquelle le ministre dé la marine, l'informait que toute l*ârmée de réserve serait arrivée à Constantinople pouf les premiers jottrs de mai, et qu’elle devait s'embarquer te 10 mai pour, la Crimée. Dans ces circonstances, on pensa qu’il convenait d’éviter une lutte sanglante et hasardeuse, et qu'il he l’allait rien entreprendre avant l’arrivée si prochaine des troupes réunies à Constantinople. . • •

C'est vers la fin du mois d’avril que fut terminée la pose du fii .té- ç*.Mn.miini«,tioii iégraphique sous-marin reliant le monastère Saint-Georges, snr la ]a cdte méridionale du plateau de Khersonése, entre Bajaclava et K;tmiesch, avec Varna et par suite avec Paris et Londres. A partir de ce moment, quelques heures suffirent aux généraux en chef pour transmettre des nouvelles à leur gouvernement ou pour en recevoir des instructions.

• Cependant les officiers du génie avaient profité de la protection de l’artiilerio polir pousser les cheminements vers la place’. Nous allons * revenir sur nos pas pour rendre successivement comple xes travaux exécutés pendant le mois d’avril devant la ville et devant le faubourg. . . ■ - ' .

Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque; une brigade tmoirr; m «mu. de sapeurs et 373 travailleurs d’infanterie. x»ii a» >» ? »ai.

On prolonge d’environ 400 mètres la communication commencée le 31 mars entre les batteries n** 30 ët 31 et la batterie n" 37 du fort génois. . , T

Pertes du 1" au 2 : 1 tué ;(i blessés.

Le chef de bataillon du géhie IVoël, chef d’attaque; une brigade, x.* *■?«»/**. de sapeurs et oli travailleurs d’infanterie. . • • ,

On perfectionne la eompmnicalion entre les batteries n"1 30-31 et 37, et on ouvre en avant de la batterie n0 38 une tranchée-enveloppe, sur environ 60 mètres de longueur, Lé feu de là place, que le clair

Allants il»* gaticJu*.

IïimI i)u J au ♦ »nil.

Journée do T*tn1#

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<h* Inné tendait fort dangereux , n’a pas permis d'entreprendre ce dernier travail Sur une plus grande cdendue. '■ -v Pertes du 2 au 3: 2lués; tt blessés. *•'-*

Le chef de bataillon du génie Martin, chef d'attaque : une brigade de sapeurff et 2b7 travailleurs d'infanterie. " ■ -

Oh ouvre la tranchée-enveloppe de la batterie U” 38 sur fe Teste de son développement. . • * ; •• \V.

Pertes du 3 au 4 : 0 blessés, * ' ’ • '

Le chef de 'bataillon du génie <’,a[op, chef d'attaque : ntic brigade de sapeurs et 143 travailleurs d’infanterie. •’ •*

On ouvre une communication reliant l’extrême gauche de la troisième parallèle au relranehement bastionné établi il la gauche de la batterie n" I . . \ :\ •

Aune heure après midi, on donne le feu à un camouflet (a,) qui semble avoir atteint un cheminement ennemi très-rapprocbé; une fqmée abondante «'•échoppe par l'entonnoir des Russes, qui paraissent travailler à la bâte pour réparer tes dommages qu’on leur â càuséfi. . * V • . '

Pertes du 4 an il : 7 hommes tués; 85 blessés dont 1 officier. - V • fourni# » «ru.* Ouverture générale du feu de toutes- les batteries des assiégeants.

Les travailleurs du génie sont occupés il faire écouler les eaux de . ' piuie accumulées d'ans les tranchées et h réparer les dégradations . produites dans les parapels par l’artillerie de la place. ■ •

■ Pertes du 11 au 10 : 8 tués dont 2 oflieiers ; 41 blessés dont 2 ofll- * • .ciers; 4 homme disparu.

Niiii il» tonnti mil.. Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque ; une brigade * dé sapeurs et 700 travailleurs d’infanterie.

• Oh sq propose d'ouvrir une. tranchée en fivapl de la troisièmè parallèle pour envelopper des embuscades établies par les Russes nu shd-est dn cimetière, tfoù ils prennent des vues très-dangereuses •sur plusieurs de nos cheminements : mais il faut préalablement s'eni-

— lî)9 — , . rÜUtJVCb «1«X jjaudlt .

parer de œa embuscade». Elles «ont on éllêl vigoureusement enlevées entre neur et dix heures-; l’ennemi se retire dans le ravin en arrière, ma» sa retraite est pour la place le signal d'un l'eu de mitraille' très-vif qui ne permet de placer let> travailleurs qu'a minuit. ljn«r alerte qui a- Beu vers une heure retarde encore le travail, et à deux • ‘ •

heures et demie les Russes sortent en force, se précipitent sur notre gauche et reprennent, après une lutte très-vive, les deux embuscades les plus rapprochées du cimetière. Les travailleurs rentrent ' dans la parallèle et le travail n’est pas repris. La nouv elle tranchée, formée de 320 gabions à peine remplis, ne pouvant être occupée pendant le jour, l'ennemi reprend possession de toutes ses' embuscades. ••• , • . • • '. ; ; ’ •

Pertes du 10 au. 1 1 ; 8 tués ; 83 blessés ; 4 disparus.

Le général Bizot, commandant l'c génie de l’armée, est mortelle- J™"” u «ni.

. ' * • Lp filial Bnot

ment blessé par une balle qui Ta frappé à la tête pendant epr il suivait esl w««.

upe tranchée anglaise inachevée, pour aller reconnaître la position des contre-approclres élevées par les Russes en avant du. mamelon • vert. Il succomba le 15 a celle blessure. Par décret du 12, TEmpe- '

reur venait de l'élever au grade de général de division; • •• •

Celte perte excite les regrets de toute l’armée. Le général Bizot dirigeait les travaux du siège avec u« zèle infatigable ; méprisant le danger à ce point qu'il semblait le rechercher, il conservait dahs les moments les plus difficiles cette sérénité d'âme et celte extrême bienveillance qui faisaient le fond de son caractère. ' •

Le rôle des officiers du génie était difficile dans ce siège où, par la plus fâcheuse coïncidence, on rencontrait en mémo temps une artil- ' : * lorie impossible à réduire et uo terrain de roc souvent inattaquable • * à la pioche. Déjà 23 officiers du génie avaient été atteints par le l'eu de l'ennemi, et 1 1 avaient succombé, lorsque le général Bizot ter- ’ mina glorieusement une vio exemplaire qui avait été toute consacrée ‘ au service d« sort pays. . . • ;• . :

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Le général ïlafesmeprènd par intérim le commandement du génie de l'armée. ' • *. - : 7 ' •

- Noms uonnncpvona à midi le chargement de* fourneau* qui i(A- \enl par leur explosion simultanée ouvrir une quatrième parallèle ' - ' devant le bastion du mât; cette opération, dangereuse par les grands

mouvements de poudre qu’elle exige, s’exécute sous la direction du capitaine Pingault ayant sous sès ordres le capitaine Coste et les lieu- " tenants Moreau et Mengiu. L’ennemi étant plus éloigné delà gauche

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. |>our gagner du temps, on laisse un vide derrière lès charges, et » oii se borne à bourrer les rameaux 10 et 17 avec des sacs à terre ' sur une longueur de 2 mètres comptés à partir de la galerie. La galerie de gauche elle-même est bourrée depuis la chambre 23 jusqu'au palier 10-17, et depuis le débouché de 32 jusqu’à la transversale 5. L’entrée des rameaux 2il, 37, 38 est bourrée sur 1 mètres, et celle' du rameau (» sur 0 mètres. Le rameau 33 est bourré aussi sur 0 raê- ■tres ù son entrée dans le rameau i>. Le même système de bourrage

• • partiel est appliqué aux fourneaux de la droite.

• ». Dans tous les raroeanx, un cordeau porte-feu, posé sur le sol, est tivé par une de ses extrémités dans un des sacs de la charger l’autre extrémité vient aboutir dans une boite commune à un. groupe de

’ fourneaux , percée d’autant -de JroaS qu’il; est nécessaire pour -recevoir les .cordeaux pwkvfeù, rt contenant deux kilogrammes de

— Sf)l — Awiqnos d« gaucho.

poudre. Pour mieux assurer la transmission du feu, chaque fourneau est en outre amorcé avec un saucisson ordinaire développé dans un auget, et les saucissons se réunissent dans une boite à poudre tra- ,

versée par. le cordeau porte-feu.

Les chefs- de bataillon du génie Galop et Mangin, chefs d'atta- n»» J» itaUtmL que ; deux brigades de sapeurs et 770 travailleurs d'infanterie.

On entreprend, devant le bastion du mât, deux cheminements qui, partant l’un de la droite, l’autre de la gauche de la troisième parallèle, sont destinés à donner des communications avec la quatrième parallèle qui doit être ouverte par la mine. L’épaisseur considérable du parapet de la troisième parallèle rend l’exécution des débouchés fort lente : on ne peut poser que 12 gabions au cheminement de droite, et du cèté gauche, le débouché, très-inquiété par le feu de la place, no dépasse pas le pied du laïus extérieur dé la .parallèle.

Devant le bastion central on attaque, vers neuf heures du soir, comme on l'avait fait la veille, les embuscades situées au sud-est du cimetière ; les Dusses font une décharge sur les assaillants et sa retirent dans le ravin en arrière. Le cheminement commencé la nuit précédente est prolongé d’environ 100 mètres ; mais au moment où les travailleurs arrivent pour remplir les gabions, les Russes reparaissent en nombre supérieur et engagent une vive fusillade avec les postes du K>' de ligne qui occupaient les embuscades. Les plus avancés de ces postes s’étant repliés sur la parallèle en arrière pour ne pas être enveloppés, les travailleurs s’arment de leurs fusils, se maintiennent derrière leurs gabions et, par leur feu joint à celui des troupes chargées de les protéger, forcent l’ennemi à se tenir à dis-; tance. Pendant plusieurs heures, *les Russes ont renouvelé leurs attaques dans le but.de faire qaltre des alertes et de ralentir notre travail, et lorsqu'ils ont enfin abandonné le terrain, la place a commencé un feu très-vif de mitraille qui a beaucoup gêné les travailleurs.

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