TOTAL
ARMEVF3T*
lMr
RL' T S PRINGIPAlX A ATTOSPIIfi.
huilerie*.
twtVrjo.
RtfiOi't: ....
Canons de 21. ». .. 3 Obusiers de 22e. ... 3
Canons de 30- • ■ 4
Retranchement intérieur du bastion du ttlt»
Lunette Schwartz. — Face droite du bas-
lion central. ' ■
Canons «le 16. ... -2 Olmsier» de ï* . . . . 3
Bastion du mât.
Mortiers de 33-(tutt*). 4
Batterie des casernes et huilerie ait-des-
sous.— Fond du port du Sud.
Mortiers de 22*. . . \ 2
Bastion du mât.
Mortier de 22r (uirc). 1
Obusiersde 80. ... 0 Mortiers de 33*. ... 3
Ilalterie des casernes et annexes..
Canons de 2t.. . . 4
Lunette Schwartz.
Mortiers de 22*. ... 8 Mortier de 22* {tare), 1
Bastion du uiât. — Reira nehement inté- . rieur.
Mortiers de 17* (turcs). 8
23 bit.
Obnsicrs de 22". ... 4
Les deux faces du bastion du mit.— Br* franchement intérieur.
Canon* de 24. . . 0
Mortiers de 32*. ... 5
Batterie des casernes.*- Bastion du mûr .
•2B bit.
Canons de 30. ... 0 Olm-sier du 80. ... 1
Batterie des casernes et annexes.
Canons de 30 ... 8
Bastion central. — Batterie en arrière d« la courtine 3-6;
Canons de 30, . . . Vi
Bastion central. — Lunette Rielkina. — Portion du mur crénelé.
28 fri».
Mortiers de 27*. ... 3
Batterie en arrière de la courtine .3-6. —
Mortiers de 22% ... 4
Face droite du bastion central.
Canons de campagne. 2
Contre les sorties.
29 fri».
Obn&iers de 22“. • . 2
-Batterie de 4 pièces, annexe du bastiou du mût.
Obusim de 10r. . . 10
Bastion de la quarantaine.
Mortier» de ^(anglais) 10
Camp retranché de la quarantaine.
Mortiers de il- (tura). 6
Bastion de la quarantaine. - -
Cations de campagne. 2
Contre les sorties.
■TJ
Canon» de campagne. 2
Contre les sorties.
Canons de campagne. 2
Contre les sorties et les rassemblements dans le ravin en avant du mur crénelé-
Obusicrs de 80. . » • 2 Mortier de 38". ... 1
Boiterie des caserne*.
Obusicrs de 22e. . 2
Canons de 30. . . . f>
Bastion du niât.
Obusim de 80. . . . 2 Mortiers de S&'^tures). 2 Mortiers de 27'1/* pures' 2
Bastion, de la «piarautaine.
A reporter. , .
U'MtlUtf
TQT.VL
Jts
asxibimt:
Hp
> RtTS PÎU!tCtPAlTI A ATT El M)R K,
L3lli*T»C«. ,
tallerte.
. Rrport. .....
Canons de 30. . . . 8
Bastion et oam|i relranehé de la qttaran-
Ohusiers de HO. . , . 2
laine.
Obusiers de 22e. ... 2
Contre les sorties.
Batterie
mobile.
Mortiers de. 24*. ... 2 Mortiers de Ur. ... V Mortiers de 14' [(ores). 12
Contre tes défenses accessoires elles rassemblements.
■fiaUerie de U b«ie de .Slfélilxla.
Mortier à plaque. ... t
Contre la quarantaine. ^ .
. •, Totai. :
‘ XUuquet dB faubourg.
Canons de 3î(»sgUis) 13 Canon? de OH (mgisn', i
Mamelon vert. — Tour Mal.ikoff. «— Baslions n** 1 et 2. — Ce and pocl. — Redoute Sélitiplünsk.
Du mamelon vert à la redoute Volhynie.
— -faubourg Karabelnava il piot1.
Cillions de 34 (anglais) 4 Obusiers de 22*. ... 2
ti
ItedoHle Sélinghinsk.
Canons de 32 (anglais) 4
Redoute Volhynie.
Obusiers do 22*. . . . 4 Mortiers de 32*. , ✓ . 2 Mortiers de 32e, ... 2
- ft
Redoute Volhynie.
Enlile le port dans toute sa longueur
Mortiers de l.T(»a«l»W i
Obusiers de 80. . . . 5
Batterie du
fqad du port desservie par
Canons de :ti'jn*Ui«) 7
Port. — Batterie russe du phare, —Chaussée
Canons de 24 (anglais 2
dTnkermann.
les Anglais.
Batterie de
la redoute du phare.
Canons de 30. ... i
Batterie pisse du phare.
BaUeik
n* 7 (eu
Obusfersde 22e. ... . 0
rt
Mamelon vert.
coaatrùçt.
, Vd
Batterie de ram|*aga».
Canoirsohusiers de (2. . . . 8
Disjnosés par groupes de 2eoolre b*. s sorties et les euibnsrsules.
Batterie
Tire la nuit sur le niamrlnn vert et les embuscades.
mobile.
manlag.de 12. ... 3'
Totai. . . . i .
On voit par «Uablean ifn«» les Français avaient : aux attaques de
la ville, 48 batteries comprenant 278 canons de siège on mortiers et '
2i pièces de campagne au petits mortiers, en tout 302 pièces; et aux attaques du faubourg, 11 batteries présentant un total de 7(1 pièces, dont 13 pièces de campagne ou petits mortiers. Aux attaques des Anglais, il y avait 123 pièces, dont le feu était réparti entre le mamelon ' vert, le front de Mahakoff, le grand redan (bastion ri" 3), le bastion du mal et celles des batteries en arrière de ce bastion qui ont des vues sur les attaques anglaises.
. Les alliés pouvaient donc rouvrir le feu contre fa place avec 501 • pièces en bon état et bien approvisionnées. ■
Les Russes, do leur cOté, avaient tellement augmenté l'armement de la place que, si on eu jugeait par les embrasures, leur artillerie était bien supérieure en nombre à la nôtre. Ils avaient en outre construit, pour déborder la droilo de nos attaques, plusieurs batteries de* gros calibre au nord du port jusqu’au phare, point après lequel la vallée de la Tchcmaja s’élargit trop pour que. leur artillerie puisse • nous atteindre. D’après les rapports des déserteurs, l’armée russe s’était concentrée autour de Sébastopol; des deux côtés on avait donc réuni le plus de forces possible sous celte place.
Difficutif» On entrait dans la belle saison. Le moment des grandes résolu-
de la «itultioo de* allié*. '* ’ • -
lions était arrivé, et avant de reprendre, la marche des opérations du siège, il importe de faire connaître les difficultés que présentait la. situation des alliés, .. . .
Sébastopol était un vaste çamp retranché servant de tète de pont à l’armée russe qui, au moyen de scs bateaux à vapeur, pouvait rapidement transporter des forces d'un côté à l’autre du port. On avait de fortes raisons de penser que les Russes étaient largement approvisionnés de munitions, tandis que les 500 pièces que nous étions parvenus à mettre en batterie avec les plus grands efforts ne pourraient faire un fou bien soutenu que pendant huit ou dix jours, après- - ’ lesquels, quel que fût l'état d'avancement des travaux d’attaque, so
— tm — •
présenterait le moment le plus favorable pour donner l’assaut. Tout en admettant que l’artillerie des assiégeants produirait uu grand désordre dans les ouvrages attaqués, on ne pouvait pas se flatter que les Russes n’auraient pas conservé derrière leurs nombreuses traverses assez de pièces pour tirer à mitraille sur nos troupes lorsqu'elles sortiraient des tranchées. C’est sous un feu d’artillerie et d’infanterie des plus meurtriers que nos soldats auraient à franchir l’éspaCe qui les séparait de la place et à passer des fossés profonds, pour entrer dans les ouvrages par les embrasures ou par les points les plus accesssibles des parapets. Ils arriveraient donc dans la place en désordre et ayant déjà perdu une partie de leurs officiers ; c'est sur ce terrain, inconnu pour eux et préparé de longue main pour la défense, qu’ils rencontreraient les troupes russes bien formées et pouvant, selon le point où se porteraient nos attaques, laisser nos soldats s'acharner contre un obstacle insurmontable, ou les arrêter par de grands retours offensifs. Par la quantité de troupes qui! était nécessaire d’engager, comme par la distance qui devait être parcourue en sortant des tranchées et dans l'intérieur de la place, celte attaque de Sébastopol était bien plutôt une bataille qu'un assaut, et cette bataillé allait se livrer sans que la direction des généraux en Chef pût se faire sentir, sur ce (errai n hérissé d’obstacles qu’on ne pouvait espérer de surmonter qu’eû laissant à chacun son inspiration du moment. •. -
En admettant cependant que cette lutte, qui entraînerait certainement de grandes pertes, nous Tendit maitres de Sébastopol, l'ennemi -resterait en possession du côté nord du port, dont on ne pourrait s’emparer qu’en passant sur la rive droite de la Tcbemaya; or, si on ne pouvait terminer la campagne qu’en passant au nord du port, il y avait un immense avantage à le faire avant de donner l’assaut, car dès que l'armée des alliés serait en possession des hauteurs de Mackenzie et d’Inkermann, la place étant investie, on rentrerait dans les