‹ Siege de Sebastopol Journal des operations du genie publie avec l'autorisation du ministre de la guerre par le general NielChapitre 21 sur 83 · V . " * * X , H'. • ' rg · texte numérisé non relu

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PeflM atfirf »u 8 MptAribcé.

retrouvés. En tout 7,567 hommes hors de combat. Os perles se répartissent comme il suit entre les deux attaques : k celle de la • ville, i| y eut 154 tués dont 23 ofliciers; 1,416 blessés dont 116 officiers ; 516 disparus dont 15 officiers; en tout 2,1 18 hommes hors de combat ; à celle du faubourg, 1,460 tués dont 122 officiers ; 3,005 blessés dont 136 officiers ; 74 disparus dont 5 officiers ; en tout 5,449 hommes hors de combat. Dans le corps- du génie, le capitaine Schœnnagel fut tué et le lieutenant Joyeux mortellement blessé ; le chef de bataillon Fournier, les capitaines Ansous et Lamelle, le lieutenant Pradelle et le sous-lieutenant Ilennequin furent blessés ; le général Frossard, le lieutenant-colonel Ribot, le chef de bataillon Ragon, les capitaines Salanson et Regad, et le lieutenant Damarey furentxontusionnés. Dans les troupes du génie, il y eut 2-1 tues, 126 blessés et 2 disparus.

Los pertes des Anglais s’élèvent à 365 tués dont 2!) officiers ; 1,666 blessés dont 124 officiers, parmi lesquels les généraux Warren et Shillcy ; 176 disparus dont 1 officier; eu tout 2,447 hommes hors de combat. ■ • - • • . '

La brigade sarde qui devait coopérer à l’attaque du bastion du mât a eu 4 hommes tués et 36 blessés dont 5 officiers.

La journée du 5 septembre coûta donc en tout aux alliés 10,054 hommes hors de combat té.

Les pertes des Russes, dans la journée du 8, s'élèvent d’après leurs rapports à 2,68-4 tués dont 59 ofliciers ; 6,058 blessés dont 232 officiers; 1,185 contusionnés dont 47 officiers; 1,763 disparus dont 24 officiers; en tout 11,690 hommes mis hors de combat, non

compris les généraux- de

pertes de l'artillerie. Parmi les flussau, Youféroff et Lyssenko,

officiers se voient les tués ou mortellement

|0 Voir pour te# perte» loule» «le l unuee franyaUe pemhnl I* »ie*e le» pièce* ju»liflylpve», N* U. . ...

blessé*: le» généraux Kbrouloff, de Martinati et Zourqff blessés, et le général NossofT, contusionné.

. Ainsi s'est terminé ce siège mémorable dont la durée n'a pas été

moindre de onze mois (33-1 jours) et dans lequel les moyens de la défense et ceux de l’attaque ont atteint des proportions jusqu’ici inconnues &K • * ' ' ' '

Les Russes avaient une garnison dont ils faisaient varier à vo-

^ <*> Fmpjm s de la longueur du siège de Sébastopol, quelques officiers étrangers ont émta l'opinion que les escarpes revêtues eu maçonnerie ne sont pas d'une utilité incontestable dans la défense des places fortes.

Tvehaffinjiol , vaste camp retranché défendu par des fortifications de campagne à grand profil, tarait sa principale fuTce d'un armement Ici qu'on n’en peut rencontrer que datte un grand arsenal maritime, cl d une armée nombreuse qui a b nijours conservé scs libres communications avec l'intérieur de la Russie.

Si fen ceinte eût été pourvue de bonnes escarpes revêtues, s'il avait lui lu y faire brèche pour pénétrer par de» passages difficiles ou arrière desquels no* tétés de colonne auraient rencontré une armée, Sébastopol efti été une forteresse inexpugnable. , ’ •

Que l'on compare en eflH les travaux d'attaque dé SéfiaMnpolh eéul d'tfif siège ordinaire, o»| verra que au 8 septembre !8ott, jour du dernier assaut, ou. n'avait êXécuté, après fe^plos grands cfiorts, que le* cheminements qui précèdent le éouronnemenl du rltemiii couvert { on uVl.'iit doue pas encore entré dans la période des travaux les plus difficiles et les plus meurtriers d’nti siège, eHI n'y avait pas lien de s’y engager, puisque les fbtwés et les parapets île Fenceinte n élaient pas infranchissables, ainsi qUe l'événement la prouvé. I.a difficulté était de vaincre l’année Disse sur un terrait» préparé de longue main pour sa défense tout, autant que de surmonter robslarle matériel delà fortification. Nos ptaces d'arme* étant établie!* à HO mètres de* ouvrages assiégés, on avait pu choisir l'instant du combat et s'élanoer à l' improviste sur l'ennemi que les feux de notre artillerie avaient forcé de s’abriter jusqu au dernier, moment sous scs nombreux blindages ; aller plus loin, c'eût été provoquer l'année russe ié prendre iTqitiatîve do l'attaque. ;

f/aWricc (le* murs d escarpe, qui auraient mi» la place à l'abri de l'escalade, n exerçait pa* moins d'influence sur la défense, car les assiégés riaient forcés d'avoir en permanence, à ta gorge des ouvrages, de fortes réserves prêtes à repousser l assant dont ils se sont vu* tnettfees déà le çotnmenrctiu*oldu siège, i , " '- .

Knlin, il est à remarquer qtie res réserves, qui ont été décimées nuit et jour par le* feux concentrique* de nos batteries, pouvaient sortir de l'enceinte par de large* débouchés sans passer par les étroit» défilé* que forment le» poutk-levis des ptaces revêtues : eDe» ciainit

lonlé 1» force et la composition et un matériel presque illimité. Le , nombre de leurs bouches à feu en batterie ne peut être estimé à moins de i ,200, et même de 1 ,300 si on tient compte de ceHes qu'ils ' avaient établies sur la rive nord du port, et de celles qui armaient les bateaux à vapeur dont le feu a produit plusieurs fois de grands effets sur nos attaques. Malgré le grand nombre de pièces mises hors de ’ ' . serv ice pendant la durée du siège et l’immense quantité de projectiles que les Russes nous ont lancés, ils étaient encore largement approvisionnés, car les alliés ont trouvé dans la place 3,839 pièces d'artillerie, plus de 300,000 projectiles, et 26?, 000 kilogrammes de poudre épargnée par l'incendie O ! • .

A la première ouverture du feu (17 octobre 1854) le nombre des pièces servies par l’artillerie française de terre et de mer était de 53, mais ce nombre s'est constamment accru et a atteint un maximum de 001 bouches à feu qui étaient en batterie lors de l'assaut <*>. L'artillerie anglaise, qui avait au début 73 pièces en batterie, en avait 194 à ta fin. L’artillerie française a lancé , pendant la durée du siège,

510.000 boulets, 236,000 obus, 350,000 bombes, et 8,000 grenades, fusées, etc. ; en fout 1,104,000 coups, qui ont consommé plus de 3,000,000 de kilogrammes de poudre. En estimant à environ

100.000 le nombre de coups tirés par les Anglais, on voit que les alliés ont fait pleuvoir sur Sébastopol environ un million et demi de projectiles de toute nature. Le nombre de cartouches d'infanterie brûlées par l’armée française, pendant toute la durée de la guerre

donc uw ntenaee permanent pqné les assiégeants qui w l rnm Jit'nl exposés -à voir leurs tranchées inopinément entuliies par la majeure partie de l'armée russe.

On JM se trouvait dune, ni d'au cité ni de Vaulre, dans une position analogue i eellq que présente le siège d'une ptaee forte qu’une bonne escarpe en maçonnerie met à l'abri rte l'insulte.' . " .

• i*> Voyei pièces jusliCraliyes, N" IS. - - ,

■(<J V«raux |déee* jiiBtifleatiVen, V 10; le déi«U «le ces boittlies à feu. , ‘

d'Orient, s’élève a plus de 25 millions; les cartouclies à balle sphérique entrent à peine pour moitié dans ce chiffre.

Les travaux d’attaque exécutés par le corps du génie sont aussi remarquables par leur grand développement que par les difficulté* d’exécution. Il fallait cheminer dans un terrain de roc et sous le feu d’une formidable artillerie. Souvent la tranchée, commencée péniblement et avec de grandes pertes pendant la nuit, était bouleversée dans le jour par le canon de la place avant qu’on eût pu épaissir sqn parapet.

Au moment de l’assaut, les cheminements des Français présentaient un développement de 37 kilomètres aux attaques de la ville et do près de 30 kilomètres aux attaques du faubourg. Si on ajoute les 13 kilomètres de cheminements anglais devant le grand redan, c'est un développement total de 80 kilomètres ou de 20 lieues ! Pour’ exécuter les cheminements des attaques françaises, on a. employé, environ 80,000 gabions, sans compter ceux qui ont été repris dans des tranchées et reportés en avant, 60,000 fascines et plus d’un million de sacsà terre i'). . .

Quant aux travaux de mines1), on a exécuté aux attaques de la ville, 1,251 mètres courants de puits, galeries ou rameaux ; on a fait * jouer 116 fourneaux et 20 fougasses-pierriers qui ont exigé une consommation de 65,795 kilogrammes de poudre ; 176 mineurs et 67 auxiliaires d’infanterie ont été mis hors de combat dans la guerre souterraine. Le développement des galeries de la défense construites devant nos attaques du bastion du mât et du bastion central ne ^ s'élève pas h moins de 5,360 mètres. C’est un travail immense qui atteste l'incessante activité des Russes et la grandeur des moyens dont ils pouvaient disposer. Il prouve une fois de plus que, comme

<•> Voir aux pièces justificatives, N* 17, le matériel iln pé*1e fiivayéà l'armée d'Orienl. Ir1» Voir pièce* jirçliffeativesr S* 1*. . * * 1 * ~

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nous l’avions espéré, le* attaques de la ville sont restées jusqu’au dernier moment leur principale préoccupation ; si les efforts de leurs mineurs s’étaient partagés entre les fronts de la ville et celui de MalakolT, ils nous auraient causé de bien plus grands embarras M.

Les travaux si difficiles et si périlleux exécuté* par le corps du génie lui ont fait essuyer des pertes sans exemple dans l’histoire des sièges : 31 de ses officiers ont été tués ; Bff ont été blessés ou contusionnés ; t> sont morts de maladie.. Parmi les tués on compte le général Bizot qui commandait le génie de l’armée, le lieutenantcolonel Guérin, 7 chefs de bataillon, lU capitaines, 8 lieutenants et 3 sous-lieutenants (*>. Celte rude épreuve n’a jamais ébranlé la constance des officiers du génie, et leurs soldats ont suivi ce nobleexemple. Deux compagnies en étaient à leur quatrième capitaine, lés trois premiers ayant été tués, et elles n'en montraient pas moins d’ardeur. Dans les travaux de sape et de mine, le* sous-officier* et soldats se Sont montrés infatigables, et dan* le* actions de vigueur Ils ont toujours fait preuve de la plus grande intrépidité.

«I Voir Ml* pi-oe» jouifirativrs, N* I», un* iiolu sur l<* irtrtux suulrrraisf RiirMn, (<1 Ij> tableau complet des perles en ohiciers du corps ihi génie so trouve aux pièces jtisitficativrc., ?$• 14. * ' «*••**'

Le <w p* du génie anglais a fait aussi de trèa-grandea parles pendant le siège : dira m* S4>ul élevées à A I ofliciers tués et 1.1 blessés ; sapeurs tués el 77 blessés.

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